Baz'art : Des films, des livres...

28 janvier 2012

La clé des chiants?

AFFICHEBon, j'aurais du me méfier : il est vrai que déja, j'avais eu beaucoup de mal à tenir en entier devant le fameux Microcosmos que j'avais vu à la télévision peu de temps aprés son triomphe en salles.

Voir pendant près d'une heure 30 des fourmis et autres bestioles rampantes et volantes en caméra embarquée, sans la moindre parole ni intervention humaine, et a fortiori bien sûr lorsque on est loin d'etre un fana d'insectes, m'avait paru être un calvaire assez interminable.

Et bien malgré cela, et afin de combler l'ennui d'un samedi aprés midi pluvieux pendant lequel mon fiston de 5 ans commencait à casser les pieds de tout le monde, je l'ai emmené dans notre cinéma de quartier pour y voir la Clé des Champs, le tout nouveau film du tandem Claude Nuridsany et Marie Pérennou reprenant sensiblement la même recette que le précédent ...

Eh bien, le seul avantage que j'ai pu trouver personnellement à cetteclé des champs sortie fut que je pus continuer la sieste que le chérubin en question avait interrompu, tant, et cela faisait bien longtemps que ca ne m'était pas arrivé, je n'ai jamais réussi à garder les yeux ouverts pendant la durée de la projection.

Il faut dire que tout, ou presque, concorde aux baillements ou décrochements de machoire: de la voix off (Denis Poladyles), monocorde et aux propos sentencieux et redondants, à la musique de Bruno Coulais qui recycle  paresseusement ses thèmes précédents.

Les images sont certes très belles, la prouesse technique est indéniable, et la nature s'en trouve forcément glorifiée, mais pourquoi refuser à ce point la fiction? Aucune histoire entre les enfants, comme on aurait pu s'y attendre en fonction des articles et des photos de presse... les enfants servent totalement de décorum, mais aucun dialogue ne sera jamais prononcé entre eux... Cela dit, la seule conversation entre le petit garçon et un viel ermite  (j'ai enfin tenté d'ouvrir une paupière à ce moment là) qui connait le secret des animaux de la mare est tellement mal joué et mal synchronisé qu'on ne regrette pas qu'il n'y en ait pas d'autre.

Bref, la vision de la clé des champs n'est pas loin d'être une vraie purge, du moins pour les parents. Quant à mon fils, si pendant la projection, les seules questions qu'ils me posaient concernait le court métrage avec les personnages de Cars projeté avant le long, il m'a quand même sorti une longue tirade à la sortie du cinéma comme quoi il fallait absolument que les hommes  prennent soin de la nature.

J'imagine qu'il avait entendu sa maitresse lui en parler, mais si il réussi à faire lui même le rapprochement avec le film qu'il venait de voir, c'est que finalement, on n'y était pas tout à fait allé pour rien!!!


La Cle Des Champs - Bande Annonce

Posté par filou49 à 06:19 - Le coup de griffe du samedi - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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27 janvier 2012

Loin d'ici: Michel Delpech, le taxi driver romantique

delpec J'aimais déja bien Michel Delpech, l'homme peut-être du reste plus que le chanteur, et je l'apprécie encore plus depuis qu'il a participé, pour son tout premier rôle au cinéma, dans mon film préféré de 2011, les Biens Aimés de Christophe Honoré. Visiblement, Honoré insistait lourdement pour qu'il joue dans son film, et Michel Delpech a accepté à la condition qu'il n'ait pas à pousser la chansonnette, remarque d'autant plus étrange que tous les autres acteurs du film chantent, puisque le film est une tragédie musicale.

 Sa prestation trés convaincante apporte une vraie bouffée d'air frais au film, puisque toutes les scènes dans lequel il joue sont plus légères que la tonalité d'ensemble de l'oeuvre. Cela est d'autant plus étonnant que la personnalité de Michel Delpech est assez indissociable de la forte dépression qu'il a connu pendant de très longues années, dépression dont l'artiste a longuement parlé, que ce soit dans plusieurs récits autobiographiques ou sur les plateaux de télévision.

Bref, plus que ses immenses succès, Pour Un flirt ou Le Loir et cher (avec le fameux refain : "on dirait que ca te gêne de marcher dans la boue"), j'ai voulu aller explorer cette part plus mélancolique avec son titre Loin d'ici que j'ai redécouvert dans son album de duo qu'il a enregistré voilà quelques années avec plusieurs artistes de la nouvelle scène française.

Dans Loin d'ici, sorti à l'origine en 1985 ( voir photo du 45 tours, ouh que tu es vilain avec cette moustache,loin d'ici Michel!) Delpech se met dans la peau d'un chauffeur de taxi romantique qui fantasme à fond sur la belle demoiselle assise à l'arrière de son véhicule,  et visiblement inconsolable d'avoir été quittée par son homme. Nous ne sommes pas  ici dans les comédies romantiques américaines, et surtout le format d'une chanson est bien plus courte pour que le miracle se réalise: à la fin du titre, le "taxi driver" repartira tout seul sans même un regard de la belle.

La chanson n'en reste pas moin belle et évanescente, et surtout m'a permis de regarder les chauffeurs de taxi différement : maintenant, je sais qu'un petit coeur bat derrière leurs côtés bourrus : on peut  donc écouter les grosses têtes sur RTL et être un vrai romantique, merci Michel de nous l'avoir fait comprendre!!!

Voici donc une version de Loin d'ici captée en live, malheureusement, je n'ai pas trouvé la version chantée en duo avec la peu connue Alexandra Roos, duo très réussi tant les deux voix se mélangent parfaitement.


Michel Delpech Loin d'ici

Elle pleure sans bruit dans mon rétro
6h30 l'temps est pourri j'mets la radio
J'entends plus l'moteur
J'entends plus qu'mon coeur
De taxi driver

Elle part loin d'ici
Loin d'ici loin d'ici

Elle pleure la nuit tombe tout doucement
J'ai pris le périph',changé de tarif
Machinalement

J'ai la tête ailleurs
J'suis un peu trop rêveur
Pour un taxi driver

Elle part loin d'ici
Loin d'ici loin de ma vie

J'voudrais lui parler
Trouver les mots
Qui aurait pu lui dire
J'voudrais l'empêcher de s'en aller
Et lui crier je t'aime je t'aime...

Elle pleure Orly brille dans la nuit
Elle dit bonsoir donne un pourboire
Et c'est fini

Elle regarde l'heure
Apelle un porteur
J'suis qu'un taxi driver

Posté par filou49 à 06:10 - Les trésors cachés de la chanson française - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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26 janvier 2012

L'expo Miniartextil 2012: l'art contemporain placé sous le signe de l'énergie

MINIARTEXTIL-2012-no-Montrouge14Si vous êtes un habitant de la région parisienne enclin à toute découverte artistique hors du commun,  je vous conseille sans la moindre hésitation de foncer, à partir du 4 février prochain à Montrouge, dans les Hauts de Seine.

La Ville de Montrouge reçoit en effet, pour sa seule étape en France, et pour la 8ème fois, l’exposition internationale d'origine italienne, Miniartextil. Condensé de ce que l’art textile contemporain produit de plus dynamique et d’original, Miniartextil 2012 présente plus d’une cinquantaine d’œuvres « mini-textiles », de format 20x20x20 cm maximum. Les œuvres sélectionnées pour Miniartextil viennent d’artistes de tous les continents, avec pas moins de 43 pays représentés. 

Pour la première année, le « Prix Montrouge » a été créé. Il est décerné à unready artiste de l’exposition, dont l’œuvre est acquise par la Ville de Montrouge et qui  entre dans la collection d’art contemporain municipale. Le « Prix Montrouge » est attribué cette année à l’artiste Valérie Buess pour son œuvre « Ready", oeuvre de papier qui suggère la vie en mouvement, dans ses métamorphoses. (voir photo à droite) ».

Surprenantes, poétiques, esthétiques, les œuvres produites marient avec intelligence et élégance savoir-faire ancestraux et dernières innovations en matière de fibres ou de textiles divers et variés (soie, coton, laine, graines, bois, lin)....

Le thème de cette nouvelle édition, « Energie », promet des rencontres fortes et contrastées entre la légèreté et la densité, l’intimité ou l’excentricité de ces sculptures de poche. Une invitation pour le visiteur à découvrir la singularité des propositions des artistes 54 sélectionnés, issus de tous les continents.

Miniartextil regroupe et présente chaque année une sélection pointue d’œuvres d’artistes sélectionnées par un jury international prestigieux qui privilégie la jeune création, parmi plus de 350 propositions venues du monde entier.

Mais Miniartextil, c’est égaltaureauement une scénographie originale, présentant chaque mini-œuvre dans un écrin en suspension, léger et épuré. Pour l’édition 2011-2012, Les Salons de l’Hôtel de Ville de Montrouge, dotés d’immenses lustres et de plafonds remarquablement peints début 1900, accueillent en outre une dizaine d’installations de grand format d’artistes invités ponctuant, grandeur nature, cette exposition tout en raffinement. On pourra ainsi admirer l’impressionnant taureau de Jean-Philippe Hausey-Le Plat (photo), les corps lumineux de l’artiste slovène Anda Klancic ou encore l’installation immersive du duo Bela Bela. 

 

Alors, si vous voulez tenter une expérience inédite et assez intense au niveau sensoriel, tentez l'expérience Miniartextil, vous ne serez pas déçus!!!

Posté par filou49 à 08:52 - expo - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Focus sur deux drames US "gay friendly"

harveyAllez, encore un article regroupant deux films vus en DVD en toute fin d'année dernière et que je n'ai pas encore eu l'opportunité de chroniquer. Il s'agit de deux films américains traitant de sujets sombres et sérieux (mes genres préférés). Ben oui, mon article sur mes comédies américaines du moment n'avait donné envie à personne (le mec pas rancunier pour un sou), du coup, je me remets au drame illico presto.

Ce sont des films  dont on en a beaucoup entendu parler, même si l'un est réalisé par un metteur en scène trés confirmé, et l'autre par un novice en cinéma, mais pas dans un autre domaine (la mode) où il est une sommité. Un point commun entre ses deux films, leur thème en commun, l'homosexualité, même s'il est traité de façon plus militante et plus frontale dans le premier que dans le second, où l'homosexualité est juste un élèment du personnage principal:

1. Harwey Milk

De quoi ca parle  : Le film retrace en fait les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

Verdict : Comme je le disais dans ma critique du dernier film de Gus Van Sant sorti en salles, Restless,  je préfère sa veine classique que plus exprimentale. Et Harwey Milk fait incontestablement partie du versant le plus accessible de l'auteur. Portrait passionné- et souvent passionnant- du militant pour les droits civiques des homosexuels, le film est porté par une  saisissante interprétation de Sean Penn qui a  justement reçu l’Oscar du meilleur acteur pour ce rôle.

Dans une réalisation dans l'ensemble assez classique, mais portée par une reconstitution  ultra juste et réaliste des années 70, Gus Van Sant retrace le parcours et l’ascension politique de ce prosélyte de la cause gay qui mourra sous les balles quelques années après le début de sa carrière politique alors  même que les causes qu’il défendait étaient reconnues par tous.

Manque juste à cette fresque sincère et intègre un vrai souffle qui aurait permis de se captiver totalement pour le destin de ce type hors du commun.


Harvey Milk - VOST

ASingleMan_review12. A Single Man

 De quoi ca parle : Adapté d'un roman éponyme du Britannique Christopher Isherwood, A Single Man dresse le portrait de George Falconer, un professeur d'université d'âge mûr, dont le compagnon meurt dans un accident de voiture. Huit mois plus tard, "se réveiller chaque matin est une douleur" pour George qui perd le goût de vivre, malgré le réconfort apporté par sa vieille amie Charley, elle aussi rongée par la solitude. Témoin de cette dérive, un jeune élève, nommé Kenny, se rapproche de lui.

Verdict: Contrairement au film précédent, celui ci est le premier de son auteur, mais le réalisateur a suffisamment de renommée pour attirer l'attention.

En effet, du premier film du génial créateur de mode Tom Ford, on pouvait s'attendre à une oeuvre extremement travaillée et stylisée, et effectivement, des les premières images, on est subjugé par la beauté visuelle qui se dégage de ce film, au sujet terriblement sombre. Et là, très bonne nouvelle: contrairement à certains films, la beauté des images n'oblitère pas la force de l'intrigue et le scénario recèle en son sein une idée que j'ai trouvé très belle : Falconer, persuadé à son lever qu'il mettra fin à ses jours dans la soirée, ne va, au cours de la journée que faire de belles rencontres qui pourrait influer sur son projet initial. Et la mise en scène suit cette évolution psychologique: couleurs marquées au début, elles deviendront plus lumineuses à la fin du journée, qui se terminera par une cruauté doucement ironique.

Et la prestation de Colin Firth, juste avant son rôle dans le discours d'un roi qui le consacrera définitivement , éblouissante de sobriété et de douleur contenue, achève de faire de cet single man une excellente fréquentation.

Bref, pour les deux films, pas forcément des chefs d'oeuvre, mais de très belles oeuvres à vous conseiller sans la moindre hésitation.


A Single Man Bande Annonce du film

Posté par filou49 à 06:18 - cinéma - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
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25 janvier 2012

Une sélection ciné descendue d'un tiers

George Clooney The DescendantsOh le titre un peu foireux que voilà! Juste pour signifier qu'il n'y aura pas trois mais seulement deux résumés de  films dans ma sélection ciné de la semaine. J'en aurais mis un de plus évidemment, mais comme je l'ai déja vu, pas la peine de vous dire pourquoi je veux le voir, puisque je le dis dans la critique du film The descendants, découvert en avant première il y a un mois.

1. The descendants

2. Café de Flore :

Le pitch :

Les destins croisés de Jacqueline une jeune parisienne mère d’un enfant unique, d’Antoine un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l’entourent.

cafe-de-flore-affichePourquoi je veux y aller:

justement pour le pitch: cette histoire de destins croisés, à travers les époques et les continents est  totalement le cinéma qui me fait réver, celui d'Innaritu, de Lelouch ou de Jaco Van Dormael

- parce que Jean Marc Vallée, le réalisateur a fait auparavant un premier film, Crazy, épopée déja revigorante et plein d'invention et que celui-ci semble le meme;

- parce qu'il parait qu'on y ressort les yeux inondés de larme, et que la prestation de Vanessa Paradis en mère courage d'une jeune trisomique est parait il bouleversante
Café de Flore Bande-annonce

les-papas-du-dimanche-2012-22183-7955741463. Les papas du dimanche:

Le pitch :

Histoire tendre d’un père, Antoine, séparé de sa femme, qui retrouve ses enfants le week-end. Un apprentissage difficile puis joyeux de cette nouvelle vie.

Pourquoi je veux y aller :

 - car si le thème semble assez classique, et d'ailleurs assez proche de The descendants (ou même des vents contraires) c'est le genre de sujet qui me touche: un père avec ses gosses, forcément au départ l'identification marche plus facilement pour moi qu'une histoire de monstre bleue dans la jungle;

- pour Thierry Neuvic, acteur peu utilisé au cinéma, alors que sa prestation dans Clara Sheller saison un ( la meilleure) était tout à fait convaincante;

- parce que la bande annonce laisse augurer d'une chronique assez sensible, et nous propose une version du Vent nous emportera par Sophie Hunger que je possède sur mon Ipad et que je préfère même à l'original


LES PAPAS DU DIMANCHE : BANDE-ANNONCE HD

 

 J'imagine que l'absence de Sherlok Holmes dans cette séléction ne vous surprendra pas outre mesure, ni, dans un tout autre genre, celui de Sports de Filles. Pas d'affinités avec les blockbusters d'un coté, ni les chevaux de l'autre. Et vous alors, sur quels films avaient vous envie de tenter votre chance en dernier mercredi d'un mois de janvier  trés interessant, cinématogrphiquement parlant?

Posté par filou49 à 06:40 - cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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