Baz'art : Des films, des livres...

mardi 25 juin

Critique : YVES... le frigo fait son show...

  

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 Quand Her de Spike Jonze rencontre la série britannique Black Mirror et le film d'Oreslan et Gringe comment c'est loin, avec une bonne dose d’humour par dessus  et vos obtiendrez Yves, second film de l'iconoclaste Benoit Forgeard qui  sort en salles dès demain et qui force l'admiration par son intelligence et son humour.

Lors d’une conférence sur les robots, en 2012, l'iconoclaste Benoit Forgeard a eu  l’idée de départ du film, et s'est de suite dit que les appareils intelligents et connectés vont  très rapidement métamorphoser le quotidien et ainsi apporter de nouvelles idées de fiction, ouvrant des perspectives surréalistes,  tels que des gens parler à un peigne ou un fauteuil devenir médecin, grand potentiel comique de la révolution technologique parfaitement exploité.

 

 Il a donc écrit l’histoire surréaliste d’un jeune rappeur à la manque qui va voir sa vie changer radicalement suite à l’arrivée chez lui d’un frigo high-tech.

Le frigo va peu à peu s'immiscer dans la vie de Jerem jusqu'à lui souffler des idées pour composer et écrire ses morceaux, et forcément cela marchera !

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 Présenté en clôture de la quinzaine des réalisateurs, cette fable futuriste bien azumitée montre les dangers et les possibles excès de l’intelligence artificielle dans notre quotidien avec une modernité étonnante et une peinture de l’univers musical 2.0 pertinente et complètement barrée, avec un casting (William Leghil/ Philippe Katerine/ Dora Tilier) particulièrement à l'aise dans cet univers totalement décalé.

Après un premier long en 2015,  "Gaz de France",  film au pitch sympa (avec l'innénarable Philippe Katerine en chef de l'état), mais qui ne  dépassait pas l'idée du film concept et tournait vite en rond,  Benoit Forgeard monte  largement  en grade  avec ce film qui mélange habilement satire futuriste, comédie musicale et n'oubliant pas de surfer parfois sur les rives de la comédie romantique savoureuse.

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Sa réflexion sur la création artistique à l'heure des objets connectés est parfaitement exploité avec ce qu'il faut de pertinence et d'humour et évite le coté un peu moralisateur d'une série comme "Black Mirror" toujours un peu trop anxiogène sur les potentialités du futur.

Certaines idées du scénario sont réellement formidables  (sans trop spoiler, les représentants européens au concours de  l'Eurovision valent largement leur pesant d'or) et les rap scandées par un Jerem/William Leghil qui fait penser à l'Oreslan de comment c'est loin sont criants de vérité !   

Bref, un film épatant qui donne envie de chanter à tue tête en sortant de la salle :  "j'en ai complètement rien à branler", mais pas du tout par ce qu'on se fout de ce qu'on voit sur l'écran, bien au contraire ( un petit indice sur le pourquoi du comment avec la vidéo ci dessous) !!

 

 

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Christophe Honoré/ Angela Huth/Jean Michel Guenassia;trois poches pour cet été

  Quoi de neuf dans les nouveautés poches  marquantes du mois de juin?

Une grande auteur britannique qui s'interesse aux affres sentimentaux d'une femme hésitante, un réalisateur/écrivain français qui se rend compte que l'homophobie a encore de beaux jours devant lui et David Bowie qui vient à la rescousse d'un adolescent qui se cherche.. 

1/ VALSE-HESITATION, Angela Huth ( Folio)

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  • 🇬🇧 TOUS LES HOMMES DE SA VIE 🇬🇧 :
    " C'est fini. C'est fini, marmonna t -elle d'un air pénétré. Accordez moi un instant pour me remettre. Restez avec moi . Il ne faut pas que  j'ai l'air esseulle.
    Son premier mariage s'est fini en eau de boudin, elle est séparée temporairement de son second mari et laisse entrer Joshua dans sa vie en donnant l'impression qu'elle ne le choisit pas vraiment. Clare a certains côtés d'une Pénélope anglaise et moderne. Elle passe son temps à attendre les hommes, tuant son ennui dans des bed and breakfast ou auprès d'une vielle dame Mrs Fox rencontrée dans un parc londonien.
    Elle ne fait pas sien le dicton "mieux vaut être seule que mal accompagnée" , pourtant,  aucun des hommes de sa vie ne la rendent vraiment heureuse.
    Je me suis demandée pourquoi elle ne s émancipait pas plus, pourquoi elle ne travaillait pas avant de voir que ce roman avait été écrit en 1970.
    Clare a l'œil féroce sur ses congénères et c'est souvent drôle mais on referme le roman non sans tristesse face à cette femme qui, quoiqu'elle fasse, se retrouve immensément seule.
    La plume d'Angela Huth, à la fois tendre et ironique, regarde les valses hésitations de Clare avec distance et amertume.
    VALSE-HESITATION, Angela Huth ( Folio; sortie le 13 juin 2019)
    2/ Ton père, Christophe HONORE ( Folio)

    G02424" Ce lundi là, je me suis dit que la peur me ferait peut être écrire. J'avais l'espoir que cette pietre et absurde affaire me servirait à quelque chose. Mais je me suis aussi dit: est ce qu'en tant qu'homosexuel tu as combattu les discriminations qui pèsent sur les homosexuels. Puis: est ce que tu te considères comme un modèle d'Homosexuel? Es tu aux yeux des autres, avant tout un homosexuel?

    Christophe Honoré, c'est le cinéaste de magnifiques films comme  "Plaire, aimer et courir vite",  : "les chansons d'amour",  le sous estimé mais splendide  "les Biens aimés" et celui à venir de Chambre 212, présenté lors du dernier festival de Cannes que j'ai eu la chance de voir en avant première avant sa sortie en octobre 2019 et qui confirme tout le bien qu'on pense de ce cinéaste aussi inventif que sensible et délicat.

    Cette sensibilité, elle est à l'oeuvre largement dans Ton père, qui marquait à la rentrée 2017 son retour aux affaires littéraires, lui qui l'avait un peu délaissé pendant une dizaine d'années à cause de ses productions cinématographiques ou théâtrales particulièrement prolixe.

     S’ouvrant sur la découverte par sa fille un matin d’un mot malveillant l’accusant d’être un mauvais père, Ton père  est un très beau texte ou se mêlent  souvenirs, récit sous forme d'un petite enquête pour découvrir  le calomniateur et  autobiographie en pièces détachées d’une jeunesse bretonne où son homosexualité va se réveler peu à peu

    Pour suivre l'insidieux cheminement d’une calomnie et d’attaques homophobes qui, s’en prenant violemment  à un père gay et à sa fille, l’autobiographie du cinéaste se fait  à la fois porteuse de rage et de mélancolie  qui oblige le père qui ne cesse de douter à revenir sur lui-même et à sa propre histoire.  

      Honoré  écrit  en mettant ses  pas dans ceux des écrivains homosexuels qui se sont contraints à la sincérité inhérente aux récits autobiographiques, d'André Gide à Hervé Guibert .

    S'inscrivant en porte à faux dans  une situation politique et sociologique  réactionnaire et violemment homophobe qui domine la France depuis la Manif pour tous . "Ton père"  s’affirme  avant tout plus comme une brillante et poignante  réflexion sur l'affirmation de soi, que comme un pamphlet militant et contestataire, ce qui en fait tout son prix.

    "Plus j'excitais mes sens, plus je m'impatientais à être père. Et quand j'ai admis, qu'à mes yeux, l'homosexualité tait l'aventure la plus excitante, jamais je n'ai attaché à ce constat le renoncement à la paternité. Jamais je ne me suis résigné à ce que ca soit le prix à payer."

    Christophe Honoré, Ton Père, Folio  ( 23 mai 2019)

      3/De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles,  Jean Michel Guenassia

    guenassia

     "  Dans la quasi-totalité des espèces animales, les femelles l’utilisent uniquement pour la reproduction, après elles se débrouillent seules pour élever la marmaille. Peux-tu me dire à quoi ils servent, à part se gratter le nombril, vautrés sur le canapé en sifflant des canettes et en regardant leurs matchs à la con ? »

    Quoi son genre qu’est-ce qu’il a son genre ?  Paul, un jeune garçon androgyne élevé par deux femmes, a quelques soucis. Il ressemble à une fille d’accord, oui, bien sur, il rentre sans problème dans les boites lesbiennes, mais dans son pantalon il y a des outils de garçon. Lena, sa mère biologique, le rêve gay et Alex, son meilleur pote, est très amoureux de lui, mais Paul aime les femmes.

     Paul se demande alors s’il ne serait pas lesbien. Ne t’inquiète pas Paul, tout le monde le sait, on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans, encore moins dans cette famille anormale et banale.

    Roman initiatique dans le Paris d’aujourd’hui, un livre à rendre fou les membres de « Sens Commun » et les participants de la Manif pour tous. Jean-Michel Guenassia questionne la famille, famille biologique, adoptive, amicale ou choisie.

    Ses héros, tous blessés, se cherchent, s’entrechoquent, s’aiment et se réchauffent avec des idées et des  mots d’aujourd’hui. Mais pourquoi David Bowie me direz-vous ? Peut-être parce que le livre est musical et que le lecteur se demande qui est vraiment Paul, « Aladin sane » ou «  A lad insane ». Les filles et David Bowie à table…

    De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles,  Jean Michel Guenassia ( Le Livre de Poche; 23 mai 2019)

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Nuits de Fourvière 2019 : CIRQUE ÉLOIZE : HÔTEL/ Un séjour de rêve !

 On en avait parlé il y a quelques semaines : les québécois du Cirque Éloize fête les 25 ans de sa compagnie . Après avoir  parcouru la planète entière avec ses 15 spectacles, et se produisant souvent sur Lyon (notamment à la Maison de la Danse ), la troupe n'avait encore jamais eu l'occasion de tester l'ampthithéatre de Fourvière.

C'est chose faite depuis la semaine passée :  l'« Hotel » d’Eloize, du nom de leur nouvelle création, a ouvert ses portes à Fourvière .

On était présents samedi soir dernier,  et cette première aux Nuits de Fourvière pour la troupe sans chapiteau aux artistes polyvalents incroyables nous a totalement envoutés :

 

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Samedi soir, la troupe québécoise du Cirque Eloize, un des grands noms du cirque contemporain, investissait la scène du théâtre antique de Fourvière et nous invitait dans les coulisses d'un hôtel.
Hôtel, nouvelle création anniversaire pour les 25 ans de la troupe, est l'histoire d'un lieu et des existences qui s'y croisent.  HÔTEL s’inspire des pérégrinations de la troupe à travers le monde.

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De toutes les expériences que les artistes ont eu l'occasion de vivre dans toutes ces tournées,  les circassiens d’Éloize en ont fait un spectacle autant drôle que poétique.

Retrouvailles amicales, quotidien du personnel, souvenirs prennent vie sous les yeux des spectateurs à travers la virtuosité des artistes qui non seulement sont d'excellents acrobates mais sont aussi des comédiens et des musiciens. 
Les clowns du cirque à l'ancienne ont été remplacés par des artistes qui s'amusent avec le décor dans des chorégraphies riches de clins d'oeil à l'univers de Charlie Chaplin.
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Qu'ils jouent avec leur corps ou avec des accessoires comme des valises, c'est drôle, poétique, inventif ! 
Des trapézistes aux jongleurs, tous se fondent dans la narration sans temps mort. 

Les chansons chantées en live apportent une émotion supplémentaire à ce spectacle qui s'affranchit du cirque à l'ancienne pour l'amener sur des terres vierges, créant la surprise et l'émerveillement de petits et grands.

 

CIRQUE ÉLOIZE - HOTEL from Les Nuits de Fourvière on Vimeo.

 "HOTEL" Cirque Éloize - Nuits de Fourvière Lyon -Vu le 22 juin 2019. : Nuits de Fourvière

 

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lundi 24 juin

Toscan, papa et moi : la fille de Daniel Toscan Du Plantier tisse le fil d'Ariane

 

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"Contrairement à ce que ses goûts pour les vieux meubles pouvaient laisser entendre, mon père n'était pas si nostalgique que cela. La nostalgie est un frein, il était un homme de mouvement. L'amoureux de création aurait vu dans toutes ces mutations une ouverture plus large à la créativité et d'autres supports pour les artistes. Sans doute aurait-il même repéré certains blogueurs ou débauché des "showrunners" de série télé. Je veux croire qu'il aurait senti le vent tourner, ou même qu'après un vent d'hésitation, il aurait été assez malin pour raccrocher les wagons."


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  Il y a quelques années, le journaliste spécialisé Jean Marc le Souarnec avait consacré une biographie dense et sérieuse ( parue aux éditions Seguier) au producteur esthète et très médiatisé qu'était Daniel Toscan du Plantier, un homme de l'ombre mais très médiatisé, consacré définitivement par une hilarante parodie des inconnus et dont la mort brutale en février 2003 en plein festival de Berlin aura forcément ému tous les cinéphiles du monde entier.

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us de 15 ans après sa mort, c'est sa fille Ariane, qui,  comme son père l'a fait à un moment de sa vie, travaille chez Gaumont Fils (comme directrice de la communication et du patrimoine) qui consacre un livre à son père.

Un livre  forcément plus centré sur l'émotion et des souvenirs partiaux et affectifs que celui de le Souarnec , même si de son aveu même, Toscan Du Plantier était plus doué pour ferrailler avec les grands manitous du 7e art que pour ses liens filiaux.

Daniel n'était sans doute pas le père parfait, trop absent, trop coureur, trop singulier, trop radin, cynique parfois (notamment au mariage de sa fille où celle ci jugea son discours catastrophique) , mais Ariane n'est pas là pour régler des comptes, le temps a passé, les cicatrices se sont refermées, et c'est la tendresse et l'admiration qui prédomine de ce beau récit mené avec la toujours formidable Guillemette Odicino ( la plume de Télérama et chroniqueuse sympathique du Cercle Cinéma) .

Ariane est aussi la fille de Marie Christine Barrault, une des nombreuses comédiennes dont le producteur émérite et charismatique a séduit et forcément «Cousin, cousine», produit par Toscan  peu de temps avant leur divorce  a un souvenir particulier pour leur fille .

Il faut dire que Toscan du Plantier a eu une destinée assez incroyable, mariée plusieurs fois, avec notamment Sophie, sauvagement assassiné en en Irlande en 1996(ce qui donne lieu à un passage émouvant du livre où Ariane a enfin réussi à créer un vrai lien avec son père).

Évidemment, le livre de sa fille ne se propose pas d'en raconter ne serait-ce que le centième mais tenter juste de  nous faire connaitre une facette d'un Toscan du Plantier plus intime et qui reste avant tout un homme qui comptera dans l'histoire du cinéma.

 «Toscan, papa et moi» d'Ariane Toscan du Plantier (avec Guillemette Odicino), Editions de la Martinière (152 pages, 17,90€, parution le 2mai).

Golden Glove : la farce bouffonne, macabre et choquante de Fatih Akin

  

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 prés "Head on"  et "De l'autre Côté",   deux oeuvres superbes de puissance et de beauté ,   on avait eu tendance à considérer l'allemand d'origine turque Faith Akin comme un cinéaste particulièrement prometteur, promesses progressivement éteintes par des oeuvres en demi teintes qu'il nous a livré au cours de la dernière décennies, d'un europudging  indigeste comme "The Cut" à un revenge movie assez bébête du style In The Fade (pourtant présenté très étrangement en compétition à Cannes en 2016).

Si avec GOLDEN GLOVE.,  en compétition cette année à Berlin et vu pour notre part au festival du film policier de  Beaune en séance spéciale, Fatih Akin est loin d'avoir fait  une nouvelle fois l'unanimité,  et a même provoqué quelques réactions de rejet très violentes, on peut dire quand même qu'il revient enfin en force avec une oeuvre qui à défaut de convaincre tout à fait frappe par son propos et son traitement, âpre et sans concession aucune.

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 Le "Golden Glove"  du titre en question c'est celui d'un bar rempli de vieux alcooliques misérablesdans le quartier Sankt Pauli de Hambourg. 

Un lieu vraiment particulier que Fritz Honka, looser alcoolique, fréquentait régulièrement et venait y repérer ses futures proies des prostituées mal en point   puisque Honka " le héros" du nouveau film d'Akin était un tueur en série qui aura effrayé l'Allemagne du début des années 1970 et assassiné de façon totalement barbare quatre prostituées  entre 1971 et 1975.

Akin nous met ansi dans les traces de ce tueur en série aussi glauque que terrifiant, et jamais il ne va chercher à le glorifier ou l'humaniser, s'attachant à le montrer de façon aussi  moche  et terrifiant qu'il pouvait l'être.

Bref, ce Golden Gloves ne cherche pas à séduire le spectateur, à rendre esthétique l'horreur et la violence ( on n'est pas chez Tarantino ou Scorsese) et ce  parti pris pourra largement rebuter.

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>Il est en effet impossible d'éprouver une quelconque empathie pour ce monstre écervelé, mais en même temps, il y a un coté assez fascinant dans la façon dont le réalisateur allemand-turc nous décrit ce microcosme que formait le Golden Glove,  où se retrouvait en quelque sorte la lie de l’humanité, avec leurs gueules rabougries, fracasées par le temps et les ravages de l’alcool , à grands coups de shots et de pintes est aussi singulier que mordant.

La dimension délibérement  "Affreux, sale et méchant "du film  confère une dimension de farce bouffonne au film, dont l'humour (très) noir permet de temps en temps de sourire un peu devant l'énormité de ce qui nous est montré.

Le film,  qui sait pleinement distiller le malaise , reste poisseux et malaisant, sentiment renforcé par la prestation incroyable du méconnu ( chez nous en tout cas)  Jonas Dassler 

Celui ci, dans le rôle de Honka, avec ses prothèses, son maquillage outrancier  et sa démarche incroyable,  joue un Honka, prisonnier de ses  plus vils instincts, et la caméra d'Akin s'attache à suivre la routine particulièrement pathétique de cet homme qui ne l'est pas moins.

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  Fatih Akin utilise des procédés de mise en scène extrêmes pour filmer l'horreur, utilisant souvent le  hors champ, ou faisant durer le plus possibles les  plan fixe, conférant à sa mise en scène une dimension  anxiogène  et étouffante qui en déconcertera plus d’un.

Sondant les tréfonds de l'âme humain les plus bas, Golden Glove est réussie en tant que  proposition de cinéma qui va au bout de son projet, mais ce n'est pas en sortant de cette projection qu'on aura un peu d'espoir et d'optimisme en l'être humain.

Golden Glove - Bande-annonce officielle HD

GOLDEN GLOVE au cinéma ce mercredi 26 juin 2019

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