Baz'art : Des films, des livres...

jeudi 09 avril

Beau livre : 75 designers pour un monde durable

 

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75 designers du monde entier ont relevé le défi de créer de manière durable et responsable en réinventant la matière, le rapport aux territoires, en recyclant, compostant, révolutionnant les usages.
"Je souhaite faire avec le minimum pour exprimer le maximum, dans le souci de ne produire ni stock ni déchets" déclare François Azambourg.
Au fil des pages de ce beau livre, on découvre l'inventivité des designers :
"il n'y a rien de mieux que la pénurie pour stimuler la créativité" affirme Paulo Goldstein. 

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Antoine Boudin utilise les déchets de la canne pour fabriquer une lampe Gals et plus étonnant encore un petit bateau.

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Lucie Viaud a inventé le verre Glaz à partir de coquilles d'huîtres bretonnes, de micro-algues et d'algues.
De l'objet le plus conceptuel au plus quotidien, chacun designer réponde à la définition suivante :
"Dans le cas du design, le terme durable signifie des objets réalisés aura des matériaux durables et qui auront une vie longue et utile." 
La création la plus incroyable à nos yeux ?
Le canapé Flexible Love conçu par le designer taïwanais Chi-Shen Chiu, canapé accordéon selon les envies. Il est fabriqué à la main avec du papier, des fibres de bois et du carton recyclé et 100% recyclable. Il peut se déployer jusqu'à 7.20 m et accueillir alors 16 places. Plié, il peut être transporté à la main et rangé sous un lit. 

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75 designers pour un monde durable, Editions de la Martinière 

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Rencontre avec Doriand pour l'album "Portraits": Interview 100 % Pop ...et 100% confinée!!

On a longuement présenté ce disque phare de début 2020 la semaine passée.  

 Dans Portraits, l'auteur compositeur Doriand propose une compilation de 15 titres revisités et remixés au goût du jour avec les artistes phares de la chanson française, de Mika à Philippe Katerine en passant par Lio et les Brigitte .

 Alors que le single «  Dansez entre hommes » entre Mika, Doriand et Philipe Katerine  marche bien en streaming et sur les ondes, nous avions envie d'échanger avec cet artiste phare mais trop méconnu de la scène française.

Confiné dans son Aquitaine natale, nous l’avons joint en fin de semaine dernière pour savoir comment il vivait cette période et nous en dire plus sur son nouveau projet  :

 

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 Baz'art : Bonjour Doriand. Ravi de te parler. Avant de parler de ton actualité musicale et de cet album « Portraits », je vais te poser LA question qu'on pose à tout le monde et notamment à tout artiste depuis la mi-mars. Comment vis-tu cette période de confinement, plutôt bien ou comme un frein à ton inspiration d'auteur compositeur ?

 Doriand : Ecoute, pour l'instant, je vis plutôt bien cette période évidemment compliquée. J’ai la chance d'être confiné dans ma terre natale, dans le Sud-Ouest où j'ai tous mes repères.

C’est ce lieu dont je parle d'ailleurs dans la chanson "Ici"- tiré de mon album Lieu-Dit; une chanson reprise par mon ami Philippe Katherine dans l'album "Portraits."

Dans cette chanson, je dis d’ailleurs en parlant de ce lieu » ("Où je sais que les guerres Que je n’ai pas choisies, Ne me trouveront pas Ici ») et c'est un peu ce que je ressens quand j'y suis. 

Evidemment le Covid 19 est partout, et je fais très attention comme je l'aurais fait en étant resté à Paris, mais là près des miens, de mes parents, que je ne peux pas voir confinement oblige mais que je sais tout proche, je me sens bien un peu à l'abri ...

Je pense que dans des moments de crise qu'on vit, on a comme un réflexe pavlovien de se réfugier là où on est le mieux, c'est un retour à soi aux choses essentielles, presque animales si je peux dire.

Donc je fais pas mal de cuisine, des gâteaux, un jour une pièce montée, un autre, un riz au lait (rires), on fait pas mal d'apéros virtuels, j'appelle plus mes amis et ceux qu'on appelle moins en temps normal, on essaie d'être plus dans le partage et l’écoute, j'ai l'impression qu'on fait plus attention à son entourage et surtout on mesure mieux son bonheur quand on a la chance d'être épargné par le virus et d'être auprès des siens.

Donc évidemment cette situation est dramatique pour les milliers de victime en France et dans le monde, et l’après confinement n’est pas très optimiste mais sur un plan personnel, ça va, je gère cela pas mal ...

Baz'art : Et si tu vis peut-être mieux cette période que d'autres artistes, c'est aussi que, professionnellement, ton métier d'auteur-compositeur ne se trouve pas forcément impactée : tu peux continuer toujours à écrire et composer pour d'autres en évitant simplement les contacts physiques, non ?

  Doriand :Tout à fait. Mon métier impose une vie de tous les jours est très confinée, tu sais. Je passe quasiment ma vie chez moi derrière un piano ou une table de travail, donc il n’y a pas une énorme différence avec ce que je fais ici, excepté moins de sortie quand même (sourires)...

Non c'est vrai que je suis un homme de l'ombre;  on peut dire, j'ai toujours beaucoup aimé écrire et composer pour les autres, et ne pas être trop dans la lumière.

Donc là je continue à faire ce que je fais d'habitude, j'écris et compose pas mal de temps dans la journée, je ne sais pas du tout ce que cela donnera pour plus tard, mais en tout cas là,  je ne suis pas à court d'inspiration (sourires).

 Baz'art : Tu sembles insister sur ton côté " homme de l'ombre"... Mais un homme de l'ombre qui a quand même eu envie de passer à la lumière avec ce nouveau disque, "Portraits", où c'est bel et bien toi qui es au centre du projet. Tu as quand même invité plein d'artistes prestigieux qui viennent pour sinon chanter tes louanges, du moins chanter tes chansons, celles de tes albums solos et aussi celles que tu as écrit pour les autres. 

 Doriand : A vrai dire, l'idée n’est pas de moi en fait, mais de Sylvain Taillet, directeur artistique chez Barclay depuis vingt ans et qui est surtout avant tout un très bon ami. 

 Il m'a dit au détour d'une conversation trouver  mon parcours plutôt atypique puisque j’ai écrit quelques gros succès pour différents artistes, mais qu’en tant que chanteur, je suis plutôt  quand même pas très reconnu on va dire (rires) Et il a enchainé avec le fait qu'il serait  intéressant de réunir ces deux casquettes, mais en changeant les rôles  : les artistes pour qui j’ai écrit des chansons devaient venir chanter mes propres chansons  alors que je chantais celles que j’avais écrites pour d’autres.

 L'idée a fait petit à petit son chemin et a fini par me convaincre.  Il n'était pas question de faire un disque auto-centré autour de ma personne, mais plutôt de livrer un regard sur une certaine vision de la pop que je défends depuis vingt ans ensemble

 C'était aussi l'occasion de donner à mon répertoire un nouvel éclairage et de sonder un peu ce que je laisse de moi lorsque j'écris pour les autres.   

 Baz'art :Et parmi les artistes qui viennent chanter tes chansons, il n'y a pratiquement que des personnes avec qui tu as tissé des liens très forts, non ?

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   Doriand :Ah oui tout à fait, les artistes qui se retrouvent dans ce disque sont avant tout des amis dans ma vie de tous les jours

 Et je dois même t’avouer  un truc : il n'y a que des amis qui auraient pu venir chanter dessus (rires). 

 Ne nous leurrons pas, je n'ai pas l'aura et la célébrité pour attirer des stars de la chanson française sur mon seul nom, et donc seulement des amis très chers peuvent faire cela sans hésiter... 

 De toute façon, c'était l’idée de départ de réunir autour d’une grande table quelques-uns de mes amis.

 Notre amitié s'est mise au service de cette grande famille 'Pop.' Nous sommes liés par une amitié familiale et musicale sans faille . Et c'était plus simple pour moi que d'inviter des gens que je connaissais si intimement souvent depuis 20 ans pour la plupart, je les appelle quasiment tous les jours, il n'y aucune triche possible.

 Quand je liste tous ceux qui sont présents, je m’aperçois que ce sont bien ceux que j’aime le plus qui ont répondu présents, et c'est assez logique. Et rassurant, aussi, quelque part.... 

 Baz'art : En parlant de tes amis qui viennent chanter, un mot sur un titre qui rassemble deux d'entre eux, c'est aussi le seul inédit de l'album et sans doute un des morceaux les plus légers. Je veux parler de "Danser entre hommes », le premier single que tu chantes avec Mika et Philippe Katherine ... C'est quoi l'origine de ce morceau un peu à part ?

  Doriand : C'est une anecdote assez amusante en fait : c'est une chanson écrite aux Abbesses il y a plus de 20 ans avec Philippe Katherine. On était tous les deux très jeunes, on travaillait sur nos albums respectifs et on avait fait cette chanson sur un petit Bontempi dans une couleur assez disco, très Pet Shop Boys.

 On avait proposé à Barclay de la sortir pour qu’on en fasse un duo mais ils n'avaient pas adhéré du tout au concept (rires), et comme on était un peu jeunes et pas très armés pour l'imposer à l'époque, on avait laissé tomber l'affaire.

 Du coup cette chanson s'était un peu égarée, je dois dire. Un jour,  en triant mes cartons il y un an environ,  je l'ai retrouvée un  en format cassette, je l'ai réécoutée et, malgré son côté léger, je l'ai trouvé émouvante et même assez engagée dans ce qu'elle raconte, si on la renvoie à notre société d'aujourd'hui.

 Après un déjeuner arrosé, on s’est décidés à l’enregistrer vingt ans après dans une version un peu plus pop, et l'occasion s'est présentée de la faire en trio avec Mika et Katherine, on a fait un petit clip avec nos smartphones, sans doute le clip le moins cher du monde et on est assez fiers de ce “Danser entre hommes”. 

 

 Baz'art : C'est un des seuls morceaux léger, voire délirant de l'album, alors que les autres et notamment ceux que viennent chanter des amis explorent plutôt ton côté mélancolique, non?

 Doriand : Oui en effet, il se trouve que j'avais pré sélectionné certains de mes titres pour les proposer aux artistes, mais plusieurs invités ont préféré chanter d'autres titres et en effet c'étaient souvent des chansons plus mélancoliques de mon répertoire.

 C'est assez étonnant car moi, dans mes singles, j'ai plus souvent mis en avant les chansons fun et second degré comme "Aucune personnalité." 

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Par exemple, les Brigitte notamment ont préféré chanter un morceau intime comme "Et va la vie " alors que j'avais plutôt pensé à elles pour un titre un peu plus fun comme Johnny Flyer .

 J’ai senti que, dans cet album, les artistes voulaient aller chercher vers mon côté tendre, un peu premier degré. Plus globalement j'ai eu l'impression qu'ils étaient assez retenus et ont mis un peu de côté "leurs personnages", leur coté extraverti.

Je pense à Katherine qui reprend "Ici" avec une vraie tendresse ou même Mika qui chante " Au Diable le Paradis " sans en faire beaucoup non plus (rires) .

Personne n'a cherché à théâtraliser son interprétation, mais je pense avant tout que c'est parce qu'ils se sentaient en zone totalement amicale, vraiment, j'insiste là-dessus, mais c’est vraiment ce que j'ai ressenti.

 Baz'art : Tu parles du côté "personnage" que ces artistes ont un peu laissé derrière eux pour chanter tes morceaux et c'est vrai que si on prend Katherine ou Mika, on a affaire à des personnalités très fortes et un charisme fou. Est-ce que tu te vexes si je soulève l'hypothèse selon laquelle si tu as connu plus de succès en tant qu'auteur qu'en tant que chanteur c'est... 

 Doriand : (Me coupant.). parce que je ne possède aucun charisme ? Ah non, je  prends très bien, ta remarque, merci beaucoup de l'avoir formulée  (rires)... 

 Non plus sérieusement, j'ai tendance à différencier totalement le chanteur de l’interpréte et je pense que ceux qui sont sur ce disque font partie de la seconde catégorie et moi de la première, c'est aussi simple que cela.  

Pour ne prendre que les artistes avec qui j'ai travaillé, il est évident que Mika, Katherine, Bashung, Polnareff évidemment  ou d'autres comme Julien Doré ou Camélia Jordana sont plus que de simples chanteurs, ils drainent avec eux un univers, un personnage, ont un regard complet sur leurs œuvres et leurs carrières. 

 Il y a aussi une dimension presque mystique chez eux , une part de mystère qu'on n'a pas envie forcément de déflorer, on n’est pas loin du métier d'acteur et d'ailleurs beaucoup d'entre eux sont comédiens ce n'est pas étonnant.

Moi ce n'est pas du tout mon cas.  Je n'ai jamais cherché à créer un personnage, je chante mes petites chansons et cela ne va pas forcément plus loin (rires). 

Je n'ai vraiment pas besoin de prendre la lumière. Quand je te dis que j'aime me fondre dans l'ombre d'un artiste, je le pense vraiment...

J'ai parfois l'envie de raconter mes chansons moi-même, c'est pour cela que je fais de temps en temps quelques projets solos, mais oui je n'y mets sans doute pas la même intensité que mes amis qui sont venus chanter sur "Portraits".

Baz'art : Tu as reçu récemment le prix auteur de l’année 2019 par la CSDEM. Est-ce que ce disque est également  une façon aussi d'enfoncer le clou de cette consécration, en mettant toute la profession daccord avec toutes ces belles collaborations que tu as pu faire pour les autres ?

 Doriand : Non, pas vraiment, le projet du disque était déjà bien finalisé lorsque j'ai reçu ce prix.

Je suis très fier d'avoir eu ce prix, je pense qu'il couronne notamment mon travail avec Bashung et Polnareff, mais le disque va au-delà de cela, il est une sorte de bilan de ces plus de deux décennies consacrées à cette pop française que je défends depuis toujours et cette pop à cheval entre la pop indépendante et une pop plus accessible plus populaire.

Je sais que certains dans le milieu de la musique considèrent qu’écrire à la fois  pour Bashung et les L 5 est quelque chose d’antinomique,.

De mon coté,  je trouve toujours réducteur de dissocier autant ces deux courants, pour moi ce n'est pas si éloigné que cela.

Quand j’accepte d’écrire « Toutes les femmes de ta vie » pour les L5, je le fais à fond, et je l'assume totalement. J'essaie toujours de mettre une forme d’intégrité dans ma manière d’aborder mes collaborations  et on ne peut pas, je pense, me prêter des intentions de cynisme ou d’opportunisme.

Bref,  j'avais très envie de la reprendre sur ce disque pour montrer que je suis un seul et même auteur, celui qui écrit Nos âmes à l'abri pour Bashung et les Bords de Mer pour Doré ou Toutes les femmes de ta vie » pour les L5. 

 

Baz'art: En effet, on se rend compte en écoutant ce disque que tu es justement une sorte de trait d'union entre deux versants de la pop, un assez grand public et une autre plus marginale, non ?

  Doriand :Tu ne crois pas si bien dire : j'ai toujours travaillé avec des artistes très populaires qui aimeraient bien être un peu plus indépendants et des artistes de pop indé qui auraient voulu être plus populaires (rires), je suis leur trait d'union entre ces deux pôles et ces deux aspirations et ce disque le montre un peu, je trouve...  Je me suis toujours retrouvé au milieu de tous ces artistes à essayer de réconcilier les deux. 

Et c'est aussi un peu logique quand tu penses que j’ai à la fois toujours aimé les tubes ceux de Lio, de Chamfort que j'écoutais dans les années 80 et les morceaux plus pop indé comme Eli & Jacno...

Donc il était essentiel pour moi de reprendre un titre pas connu et un peu exigeant comme « Pas si facile à oublier » chanté au départ par Sylvie Vartan, présent dans l’album Soleil bleu (2010) que Keren Ann et moi avions écrit, composé et réalisé pour elle  en même temps que "Non non non" (Camélia Jordana) et "Elle me dit", qui sont deux gros tubes que tout le monde a entendus !

  J’aime beaucoup les mélanges et ce disque  le prouve bien, non ?  

Baz'art : Ah, oui c'est une formidable illustration de ton goût pour les mélanges en effet.. Merci Doriand d'avoir pris la peine de répondre à mes questions..Bon courage pour la suite de tes projets  et  très bon confinement dans ton cher Sud Ouest !

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mercredi 08 avril

Critique de film Police/Anne Fontaine s'essaie au polar avec beaucoup d'humanité

 

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Le cinquième roman de Hugo Boris  a été adapté  pour le grand écran par Anne Fontaine .qui après 18 films s'essaie  à un genre inhabituel pour elle : le film policier.  Cette adaptation a été écrite  par la réalisatrice en collaboration avec Claire Barré,  avec Virginie Efira et Omar Sy en têtes d’affiche.

Virginie, Erik et Aristide, trois flics parisiens, se voient obligés d’accepter une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière., 
Sur le chemin de l’aéroport, Virginie comprend que leur prisonnier risque la mort s’il rentre dans son pays. Face à cet insoutenable cas de conscience, elle cherche à convaincre ses collègues de le laisser s’échapper.

190207-673 POLICE© F comme Film Ciné@ Thibault Grabherr

On pourrait regarder de très loin ces personnages de flic, se dire qu’on n’aimerait pas être à leur place (la mission qui leur est confié consiste à transférer un migrant d’une prison à l’avion qui le ramènera dans un pays qu’il a fui) et en rester là mais Anne Fontaine - et  l’auteur Hugo Boris- est une maligne malin.

Elle prend  son temps pour installer son personnage principal féminin pétrie de doutes et d’interrogations communes à n’importe quelle femme et chemin faisant,  rend cette flic plus proche de nous que l’on n’aurait cru. 

 

L’histoire est concentrée sur un temps précis, avec des personnages très forts, dans leurs personnalités comme dans leurs trajectoires . 

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Dans Police, les flics ne sont pas des gars fabuleux au grand cœur ce sont des êtres humains avec leurs bassesses et leurs maladresses  et Virginie Efira  Grégory Gadebois et même  Omar Sy dans un de ses meilleurs rôles leur confèrent énormément de nuances et de subtilité.

Et puis il y a ce réfugié dont il aurait mieux valu ne rien savoir pour qu’il reste une affaire parmi d’autres, un dossier à traiter en suivant les ordres et sans se poser de questions, un numéro plutôt qu’un  être humain avec son passé et son histoire mais les choses ne vont pas vraiment se dérouler ainsi…  avec un dénouement différent du roman d'Hugo Boris mais terriblement humain également 

 Dans Police, Pas de ripoux ni de superhéros, des hommes “ordinaires” à la vie professionnelle qui l’est moins tant un flic est amené à voir toutes les misères et les solitudes du monde. et énormément d'empathie dans le regard d'une Anne Fontaine qui réussit ainsi un de ses meilleurs films. 

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Dernière minute : le long métrage   POLICE sortira le  2 septembre prochain  au cinéma 

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Beau livre : une escapade bienvenue dans le Sud Ouest Américain, Utah -Arizona

 

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En cette période de confinement, vous rêvez peut-être de grands espaces, de ce type de décor sans limite où de nombreux cinéastes ont tourné..celui du Sud Ouest Américain. 
Comment savourer la beauté à couper le souffle de ces lieux tout en échappant au tourisme de masse ? C'est précisément l'angle choisi par Christian Vérot, spécialiste de la région. Il dévoile dans ce beau guide ses itinéraires secrets qu'il arpente depuis plus de 30 ans.
Que vous soyez randonneur sportif, contemplatifs, photographes ou amoureux de la nature, vous trouverez des bons plans et des conseils précis pour aller là où les autres ne vont pas. Vous découvrirez de grands espaces où règnent le coyote, l'antilope et l'âme indienne. 
Editions Glenat Livres - À propos | Facebook
On a aimé :
-la mise en avant de sites moins fréquentés 
-les encarts "le bon moment pour faire la photo"
-les clichés magnifiques qui illustrent la beauté de la région
-les road trip proposés dans la dernière partie de l'ouvrage 
-la variété des façons d'aborder ce coin du monde (les sites d'intérêt culturelle ou historiques, les roches les plus colorées, les roches aux formes les plus incroyables, les slot canyon à explorer ...) 
Pour partir loin sans sortir ! 

Sud Ouest Américain,  Les clés pour bien voyager Utah -Arizona, Glénat; 25€

Sortie le 4 mars 2020  

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Musique : Nightsongs : Yaël Naim : le très bel album d'une renaissance

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Le "Nightsongs" de Yael Naim est sorti le 20 mars dernier, lors de la première semaine de confinement et ce fut, on doit bien vous l'avouer, comme une sorte de rayon de lumière (nocturne, grâce à un joli paradoxe) dans cette psychose ambiante.

Premier album écrit sans la figure de son complice habituel, "Nightsongs" marque une nette cassure avec la discographie précédente de la musicienne franco-israélienne, de ses débuts avec son album éponyme en 2007, à son dernier en date "Older" en 2015.

Avec ces titres enregistrés dans une ambiance nocturne que le titre de l'album appuie, Nightsongs nous plonge dans une ambiance crépusculaire, très intime, un peu comme si Yaël nous murmurait ses confidences à l'oreille.

Un écrin épuré et élégant, dans lequel Yael se plonge toute entière en se metrant à nu  et en  nous dévoilant ses félures profondes sans pour autant verser dans le pathos et le sentimentalisme 

Un disque d'une douceur salutaire en ces temps particulier .

'Nightsongs', nouvel album de Yael Naim, a paru sur le label tôt Ou tard

 Parmi ces titres profondement intimes et émouvants, se démarque  la ballade déchirante  "How Will i Know " ou encore   Daddy très belle berceuse  adressée son père récemment disparu , avec une guitare qui semble apporter des douceurs de cristal .

On aime également " a bit of" où la sublime voix de Yaël est magnifiée par le choeur céleste de l'ensemble hongros Ziene, plus habitué au baroque et classique qu'à la pop  qui l'accompagne sur ce sublime morceau .

Un album que Yael a écrit en confinement avant l'heure, enfermée seule après une période difficile et une génèse d'album qui aura duré trois ans .

Pour la première fois, Yael chante en français intégralement sur deux morceaux, Miettes et Trous , un  autre très beau morceau qui nous offre une très belle conclusion " Mais quand on va grandir, après tout ce qu’on s’est fait,  Quand on sera en paix, dans un monde imparfait ,Un jour on va oser, tout simplement s’aimer  .Juste comme ça comme on est."

 

 Nightsongs, nouvel album de Yael Naim, a paru sur le label tôt Ou tard.le 20 mars 2020 

 Nouveauté clip  "The Take Away Show" par la Blogothèque le 6 avril dernier 

Posté par Michelio à 06:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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