Baz'art : Des films, des livres...

mardi 26 mars

Quais du Polar 2019 : Scènes de crime" - l'experte Val Mc Dermid nous raconte 200 ans d'histoire et de sciences criminelles

 

 

 

mc dermid

Val MacDermid s'est t-elle plongée dans les sciences criminelles pour rendre ses romans policiers plus crédibles ou avait elle une passion pour les sciences criminelles avant même de commencer à écrire des polars ? 
Quelque soit la réponse, vient de sortir en France aux formidables Editions des Arènes, un ouvrage qui   n'est pas un livre de fiction mais un documentaire sur ce qu'on appelle  "la science forensique" qui consiste à la recherche d'une preuve légale. 
Après avoir rappelé en introduction que la condamnation d'un suspect n'a pas toujours reposé sur des preuves légales, Val MacDermid nous invite à découvrir les sciences criminelles à travers leur histoire, leur développement, et comment elles ont aidé à résoudre telle ou telle affaire.
La célèbre romancière britannique nous explique ainsi : 
- quels indices on cherche sur une scène de crime, comment on les analyse, qui intervient?;
- comment l'utilisation de la biologie des insectes peut aider pour estimer le moment de la mort d'une victime et par conséquence l'alibi d'un suspect, sa culpabilité ou son innocence ;

-comment la médecine légale répertorie  les éléments inhabituels à l'extérieur ou l'intérieur d'un cadavre ..
-la toxicologie, l'ADN, les traces de sang .
Scènes de crime a un petit côté "Faites entrer l'accusé" sans le côté racoleur et sans la musique sensée nous faire peur (et nous persuader de ne plus jamais sortir de chez nous !). 
Pour en savoir plus sur la génèse de ce livre et comment il a été écrit, on vous donne rdv à Quais du Polar où l'auteur interviendra lors d'une conférence.
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-          Val Mc Dermid auteure de « Hors Limite »  et de "Scènes de Crime  " sera présente  aux Quais du Polar le 30 et 31 mars à Lyon

 Informations pratiques  70 Quai de Pierre-Scize, 69005 Lyon  https://www.quaisdupolar.com/

Accédez à la page Facebook de l’événement :  https://www.facebook.com/quaisdupolar/

 

 

 

Val McDermid est née en Ecosse dans les années 1950.  Elle est, à 17 ans, la première élève issue d’une école publique à fréquenter la célèbre université d’Oxford. Avant de vivre de sa plume, elle a été journaliste pendant près de quinze ans. Elle est aujourd’hui l’auteure d’une trentaine de romans policiers traduits dans plus de trente langues et vendus à plus de douze millions d’exemplaires. Elle a remporté de nombreux prix internationaux, dont le Diamond Dagger Award pour l’ensemble de sa carrière.

En mars 2019, Val McDermid publiera deux titres inédits : Scènes de crime, un document sur la science criminelle à paraître aux Arènes ; Hors limites, un thriller à paraître aux Éditions Flammarion. Skeleton Road, la précédente enquête de Karen Pirie, paraîtra aux Éditions J’ai lu en mars 2019.

 

 Autobiographie pour Quais du Polar

 

C’est à 60 ans que j’ai enfin réalisé mon rêve de star du rock. Je suis la chanteuse principale de Fun Lovin Crime Writers, un super groupe qui chante le meurtre pour le plaisir. Nous sommes meilleurs que ce à quoi les gens s’attendent. Je suis la Debbie Harry du “noir”. J’écris aussi des romans.

Rencontres

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LAUREL ET HARDY : LA VÉRITABLE HISTOIRE

  Pour ceux qui n'auront pas réussi à voir au cinéma le film  Stan et Ollie (qui a très vite disparu de l'affiche en tout cas chez nous à Lyon), on peut rattraper  coup en dévorant la  formidable biographie  que Roland Lacourbe à consacré à ce formidable duo qu'est Laurel & Hardy  et qu'on vous conseille en ce #mardiconseil...ce qui nous permet de faire une petite pause dans cette littérature policière dont on vous abreuve.

laurel

 «  Stan était un travailleur acharné, un technicien, un constructeur ; Ollie fut un rêveur, un épicurien sachant goûter en connaisseur toutes les joies que peut procurer une existence bien conduite. »

« Après Chaplin, Stan était l’esprit le plus brillant et le plus inventif de la profession »

Stan Laurel l’hyperactif, gagman de génie reconnu de toute la profession qui s’associe avec l’acteur le plus conciliant, le plus bonhomme, le plus poli, toujours prêt pour toutes les expériences du cinéma naissant. Ces deux-là étaient vraiment fait pour s’entendre, et très loin des commères d’Hollywood, jamais ce partenariat professionnel et cette belle amitié ne furent déchirés.

Acteurs dans plus de soixante-dix courts-métrages et dans plus de vingt longs-métrages, ils passèrent avec aisance du muet au parlant en faisant de la maxime de Charlie Chaplin leur règle d’or :

«  Il faut considérer les enfants comme des adultes en puissance et les adultes comme des enfants en puissance et parler de telle sorte que les uns et les autres te comprennent. »

Laurel-et-Hardy

Stan, un poète gaffeur et pleurnichard, un martien totalement inadapté, Ollie, maniéré, respectable au célèbre Tie-Twiddle, ça y est ils tiennent les rôles de leur vie et la rencontre avec le génial metteur en scène  Leo Mc Carey va faire le reste. L’adoption de la ritournelle « Cuckoo’s song » comme générique à leurs personnage crée une empathie immédiate avec le public. « Laureléhardy » conquièrent le monde.

Biographie définitive du célèbre duo. Vous saurez tout sur le début de leur carrière, leur rencontre, les premiers succès, leur belle amitié rare dans un milieu où tout le monde s’observe et se jalouse.

Vous apprendrez pourquoi, dans les versions françaises de leurs films,  Stan et Ollie parlent avec l’accent anglais et comment Stan obtenait les ” regards caméra” exaspérés d’Ollie.

 

Roland Lacourbe nous donne à lire aussi une étude passionnante sur le comique de quiproquo, de destruction et d’attente satisfaite qui a fait la joie des spectateurs du monde entier.

Bien sûr comme toute bonne biographie c’est en creux une autre histoire, l’histoire très documentée d’une industrie débutante dans un coin perdu proche du Pacifique.

Une filmographie critique très complète termine le livre, ce qui permet au lecteur de faire un choix et de découvrir ou redécouvrir des chefs-d’œuvre comme «  Battle of the Century » je vous laisse le plaisir de découvrir en quoi consiste  cette bataille du siècle, « The House-Gow » une belle bagarre elle aussi, « Twoo Tars », « Big business », « County Hospital » et surtout « Help Mates » dans lesquels la destruction devient du grand Art.

A redécouvrir et à partager avec ses enfants et petits-enfants et croyez-en votre serviteur ça marche toujours…

   

 

 

 

Laurel et Hardy   la véritable histoire  ; Roland Lacourbe- editions l'archipel 

Cette biographie paraît à l’occasion de la sortie du biopic Stan & Ollie, avec Steve Coogan et John C. Reilly, le 6 mars. 

 

 Films de Laurel & Hardy incontournables.

Devise : Tout s’arrange mais mal

1927 Battle of the century   11mn  (comique escalade)

1928 Two Tars    V’la la flotte   (destruction) 20mn  (comique de destruction)

1929 Perfect Day    Joyeux Pique-Nique 19mn  (comique d’attente satisfaite)

1929 Liberty    Vive La Liberté  18mn  (comique de quiproquo)

1929 That’s My Wife   C’Est Ma Femme 17mn (comique de travestissement)

1929 Double Whoopee    Son Altesse Royale 18mn  (comique de quiproquo)

1929 Big Business    Œil pour œil    Beaucoup de Bris pour Rien  18mn  (comique de destructio)

1929 The Hoose-Gow     Derrière les barreaux  19mn (bagarre générale)

1930 Brats    Les bons petits Diables 20mn   (effets spéciaux/ chef d’œuvre)

1930 Night Owls   Les deux cambrioleurs 19mn

1932 County Hospital   La Maison de Tout Repos  19mn   (comique de destruction)

1932 Help mates  Aidons-Nous    20mn  (comique de destruction/chef d’oeuvre)

1932 The Music Box    Livreur Sachant Livrer (chef d’oeuvre)

1933 Me and My Pal     Les Deux Flemmards 19mn  (comique de contamination)

 1937 Way Out West    Laurel Et Hardy Au Far West 62mn

1936  Our Relations   C’Est Donc Ton Frère 70mn  (quiproquo)

1938 Block-Head     Tête de Pioche  56mn  (comique de destruction)

 

 

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lundi 25 mars

#PrixAudiolib2019 "Avec toutes mes sympathies" d'Olivia de Lamberterie en version audio : un bouleversant hommage

Couronné du Prix Renaudot Essai 2018, Avec toutes mes sympathies (Stock) d'Olivia de Lamberterie est le récit d'un chagrin incommensurable. Celui de l'auteure confrontée à la perte de son frère Alex, atteint de ce que son médecin appelait une saloperie, un mal profond appelé dysthymie. 

Mister Baz'art en avait déjà livré la chronique ici au moment de la rentrée littéraire de l'automne dernier, à mon tour cette fois de vous parler de la version sonore écoutée dans le cadre du Prix Audiolib 2019. Une version que l'auteure a elle-même enregistrée, ce qui rend son récit encore plus beau, encore plus courageux, encore plus bouleversant.

                                                Avec toutes mes sympathiesL'histoire...

Nous connaissons la Olivia de Lamberterie journaliste sur Télématin et dans le Masque et la Plume, rédactrice en chef du magazine ELLE. Celle qui chaque matin régale les lève-tôt de ses conseils littéraires et dont le nom orne parfois les quatrièmes de couverture de livre, comme une référence, un argument d'autorité. Entendre "C'est le dernier coup de coeur d'Olivia de Lamberterie" suffit à nous faire passer directement à la caisse d'une librairie, sans avoir besoin d'en entendre davantage.

Cette fois, la grande et célèbre lectrice, l'amoureuse des livres vedette est passée "de l'autre côté", celui de l'écriture. Non pas d'une chronique ou d'un petit encart dans une quelconque rubrique dédiée aux livres, mais de celle d'un récit qui la touche personnellement : celui du vide qu'a laissé la perte de son frère, Alex, qui s'est donné la mort à 46 ans, en sautant du pont Jacques-Cartier, à Montréal.

Ce récit, elle devait l'écrire. Elle en avait besoin, pour lui rendre un dernier hommage, à ce frère à la fois si sombre et si lumineux.

Oui je vais m'y coller, pour toi, pour moi, des années que je tourne autour, que j'avale des bibliothèques pour repousser l'échéance. 

Elle l'a intitulé ainsi car "Avec toutes mes sympathies" est l'expression que les québecois emploient pour présenter leurs condoléances. La première fois qu'elle l'a entendue, c'était à son arrivée à l'aéroport de Trudeau avant l'enterrement de son frère, lorsque le douanier l'a interrogé sur le motif de sa visite, il y a des milliers d'années.

 

Elle évoque avec une grande pudeur et une infinie tendresse ce frère qu'elle aimait tant. S'adressant tantôt à lui - à travers de bouleversants Où es-tu, Alex ? -, tantôt à nous, ses confidents audio-lecteurs. Leurs souvenirs d'enfance. Le jour du premier basculement où la nouvelle de sa première tentative de suicide a fait irruption dans son quotidien, lors de ses vacances d'été à Cadaquès. La période de sursis qui en a suivi ponctuée de séjours à l'hôpital, d'espoirs d'un mieux, de retombées dans les affres de la mélancolie. Puis du malheureux succès de la deuxième tentative. De ce nouveau basculement vers cette chose impensable : une vie sans lui.

Tu as sauté dans le vide parce que tu pensais que c'était la meilleure chose pour toi. J'y croirai jusqu'à la fin de mes jours. Le néant ne t'as pas englouti. Je sais où tu es dorénavant : tu es en nous.

Mais comment évoquer ce frère sans parler de ce garçon qui l'amusait tant ? Elle le fait revivre en lisant des lettres et des mails qu'il lui avait adressés. En parlant de ces moments en famille "avant" et "après", de ce frère si talentueux, graphiste chez Ubisoft, père de deux enfants, qui avait tout pour être heureux et qui a pourtant fini par se lasser de la vie. L'auteure se livre tout entière, nous parle de ses rendez-vous chez le psychologue, de ce que la mort de son frère a fait d'elle : une survivante.

Dans ce récit, elle nous parle aussi de son amour pour la littérature, de sa vie de journaliste émerveillée par les mots, enthousiasmée par les rentrées littéraires.

Lire permet non de fuir la réalité, comme beaucoup le pensent, mais d’y puiser une vérité. L’essentiel pour moi est qu’un texte sonne juste, que je puisse y discerner une voix, une folie ; je n’aime pas les histoires pour les histoires, encore moins les gens qui s’en racontent.

Je lis comme je respire, j’ai mes rituels, je commence par la page 66 pour voir si l’ouvrage en vaut la peine puis je dévore. J’adore cette existence parallèle, cette réalité augmentée.

Son récit m'a profondément touchée, car il m'a fait entrevoir sa force. Vous aurez peut-être du mal à le croire, mais malgré tout, Olivia de Lamberterie arrive à nous faire sourire à travers nos larmes, à provoquer en nous des émotions contradictoires, faites de joie et de tristesse. Elle parvient à éviter de tomber dans l'odieux piège du pathos, à sauter pied-joint dans le camp de l'espoir. De son frère, elle gardera le meilleur, car c'est ce qu'il mérite.

La narration...

Olivia de Lamberterie a fait la prouesse d'assurer elle-même la lecture de son histoire, de celle de son frère. Qui d'autre aurait pu le faire ? Le fait de l'entendre lire a forcé mon admiration. Sa voix est douce, paisible et calme, comme un murmure, comme si elle voulait se confier à nous. Dans sa voix, nulle ombre de colère, nul trémolos. Tant de fois, j'ai eu envie de réécouter certaines de ses phrases - heureusement que l'option "retour en arrière" sur un CD existe ! -, car elles sont si belles, si justes, si poignantes. Ses mots, sa voix, résonnent encore dans mes oreilles.

Merci pour ce si émouvant hommage, Madame de Lamberterie !

Vous voulez découvrir la version audio d'Avec toutes mes sympathies d'Olivia de Lamberterie ? Rendez-vous sur le site d'Audiolib

Posté par Borntobealivre à 17:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Quais du polar 2019/ L'Empathie : un thriller magistral qui porte bien son nom!!

 

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"Songeur, la poire ajouta finalement :

-"Je ne redeviendrai plus jamais comme j'étais avant! Tu vas devoir t'y faire car je ne veux pas.

-  "Passe à autre chose l'exhorta soudain Louisa. Arrête de te mortifier tu n'es pas responsable de tout! Avance. La perpétuité réelle n'existe pas, et tu ne la mérites pas . " 

Alpha viole et torture, et le fait,  avec un plaisir assez insoutenable pour le commun des mortels.

Pour  tenter de mettre fin à ses terribles agissements,  Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein de la « brigade du viol » de la police judiciaire.

Ces personnages qui se sont, tant bien que mal, construits sur les ruines d’un passé toujours à vif qui les a  profondément ravagé. ...

Dans le Petit Robert, la définition de l'empathie est la  "capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui ». 

Pour une histoire qui raconte la traque entre deux inspecteurs spécialisés dans le viol et un violeur absolument retors et machiavélique, on se demandait bien comment l'auteur, scénariste et réalisateur de court métrage, allait bien réussir à  intégrer cette dimension là une ce qui pouvait ressembler une classique histoire de duel entre le bien et le mal.

Or,   Antoine Renand  a réussi  un vrai tour de force avec son premier roman, celui d’écrire un thriller absolument magistral où la  compassion,  et le long chemin vers une rédemption possible pour le quasi ensemble des personnages est possible. et où le manichéisme( l'écueil régulier d'un certain nombre de polar qui cherche à sonder la monstruosité humaine) n'a pas le droit de cité  ..

Le lecteur parvient en effet  parfaitement à  entrer en résonnance avec chacun des personnages d’Antoine Renand. qui porte sur ses personnages une bienveillance que le titre de son roman ne dément pas.

Anthony, Marion, Louisa, Déborah et  même le terrible et terrifiant Alpha : la  psychologie de chacun ou chacune est vraiment disséquée dans ses moindres détails, toujours pour permettre de mieux les comprendre et tenter de les aimer

Grâce à une construction narrative  inédite et vraiment ingénieuse, "L'empathie"  est constitué de plusieurs parties  qui dévoilent au fur et à mesure de et manière quasi chirurgicale des révélations sur les passés respectifs des protagonistes et des thématiques lourdes et imposantes ( viol, enfance, justice) qui traversent ces plus de 400 pages denses et toujours passionnantes.

L'hyper-réalisme  des situations et des descriptions peut être difficilement supportable, mais Renand parvient toujours à raconter son histoire sur un fil ténu, celui qui sépare les grands polars d'un voyeurisme glauque et malsain. 

  « Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »

De par la maitrise totale de son récit et ’humanité qui s'en dégage "L'empathie" est un  thriller vraiment  étincelant. et pour le coup, il n'y aura pour le coup pas beaucoup de  suspens si je vous dis d'ores et déjà que ce livre fera assurément partie de notre sélection coup de coeur à venir le premier jour de Quais du Polar.

L'empathie, Antoine Renand  disponible en librairie depuis le 17 janvier dernier.

(La Bête noire, sélection prix des libraires 2019)

 

antoine

À propos de la venue d'Antoine Renand à Quais du Polar 

Antoine Renand a écrit et mis en scène des courts-métrages, primés en festivals et diffusés à la télévision. Il est l’auteur de plusieurs scénarios de longs-métrages en cours de production. L’Empathie est son premier roman.

 Autobiographie pour Quais du Polar

J’aurais sans doute aimé être avocat. Ou policier. Détective privé. Devenir juge m’aurait certainement plu. Exercer comme psy, pour sonder l’humain. Braqueur, tueur, dans mes moments noirs. Au final je préfère écrire, pour être un peu tout à la fois.

 Né en 1979, Antoine Renand a écrit et réalisé plusieurs courts-métrages diffusés à la télévision. Il est aussi l’auteur de scénarios de longs-métrages, en cours de production.

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Quais du Polar 2019 Ma soeur sérial killeuse : un polar nigérien, féministe et drôle : on dit OUI !!

 Quais du Polar ouvre ses portes dès ce vendredi, on risque d'en parler encore pas mal cette semaine  .... avant un  billet récapitulatif le jour de son ouverture , on vous parle de nos derniers coups de cœur pour les auteurs invités dont une épatante et audacieuse romancière qui nous vient du... Nigéria !!

masoeur

 "Le hastag #femidurandadisparu est devenu viral et un message en particulier suscite beaucoup d'attention- celui d'Ayola. Elle a poste une photo d'eux, en se présentant comme la dernière personne à l'avoir vu vivant, et en suppliant quelconque qui l'ait vu qui ce que soit, de se manifester s'il sait quelque chose qui pourrait l'aider."


C
eux qui pensaient que les tueurs en séries ne commettaient leurs actes délictueux uniquement aux USA et venaient de la frange masculine seront surpris de lire le premier roman  l’auteure nigériane Oyinkan Braithwaite. qui nous montre dans un roman court et jouissif qu'il y en existe  également à Lagos- capitale du Nigéria et que ce sont parfois des femmes, et même de très jolies femmes.

Dans  Ma soeur, sérial killeuse , farce aussi mordante que drôle qui interroge le rapport de sororité entre deux soeurs si différentes et si complémentaires, une jolie poupée au minois éclatant, Ayoola,  qui passe la plupart de son temps sur les réseaux sociaux en tenue légère sur son lit, a la facheuse manie de liquider un prétendant un peu trop déplaisant à son goût .

Heureusement, elle peut compter sur sa soeur Korede, qui a bien plus la tête sur les épaules et qui va faire le sale boulot pour effacer les traces des meurtres et éventuellement graisser les pattes des flics qui auraient tendance à mettre un peu trop le nez dans ces affaires pas trop catholiques.

Une jeune écervelée aux crises de sauvageries irréfléchies et sa soeur méthodique et reconnaissante, l'équilibre tient bien  a barre jusqu'à au jour où Ayoola jette son dévolu sur Tane, que Korede aime en secret.

On connait très mal la littérature nigérienne, et on est ravis de voir à quel point l'auteur nous plonge avec délectation dans  une société africaine tiraillée entre coutumes ancestrales et modernité liée à mondialisation, voire à l’occidentalisation et dans laquelle le matriarcat ne vaut pas forcément mieux que le patriarcat traditionnel.

La farce est saupoudrée de ce qu'il faut d'humour noir, d'immoralisme et d'ironie savamment dosée, sans être trop chargée et  trop absurde pour ne pas perdre le lecteur. Son écriture est limpide et finement ciselée, bref,  Oyinkan Braithwaite trousse ainsi un un premier roman fort  réussi, drôle ,  féministe   et jubilatoire de bout en bout.. un des gros coups de cœur de cette livraison quais du polar 2019.

Ma sœur, serial killeuse, d'Oyinkan Braithwaite  traduit de l'anglais (Nigeria) par Christine Barbaste (Delcourt, 244 pages, 18,50 euros).

nigeriane

OYINKAN BRAITHWAITE

About

Oyinkan Braithwaite vit à Lagos, au Nigeria. En 2016, elle a été finaliste du Commonwealth Short Story Prize. Vendus dans de nombreux pays, les droits de son premier roman Ma soeur, serial-killeuse ont été optionnés pour une adaptation au cinéma par Working Title.

 Autobiographie pour Quais du Polar

Quand j’avais dix ans, j’ai écrit une histoire sur une belle jeune femme qui se poignarde, avec comme seul témoin, la forêt. Adulte, j’ai écrit une conte sur une belle jeune femme qui poignarde les hommes, avec sa sœur, accessoirement réticente après coup. Donc, je suppose que c’est ça, grandir.

 Rencontres

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