Baz'art : Des films, des livres...

samedi 20 juillet

Grateful Dead Cover : un bel hommage illustré à un groupe mythique des Flowers Powers

Grateful Dead par Dominique Dupuis

  Les Grateful Dead est un groupe qui représente le mieux l'aventure de la musique hippie californienne. 

Ce groupe , qui apparait en 1965, a fédéré une  communauté mondiale et totalement fidèle; capable de faire des milliers de kilomètres pour aller applaudir ce groupe mythique qui a inventé le rock psychédélique. dont les membres , encore vivants aujourd'hui  sont  Mickey Hart, Bill Kreutzmann, Phil Lesh et Bob Weir.

Dans cet ouvrage illustré qui fait la part belle aux couvertures de disques, l’auteur Dominique Dupuis raconte album après albums le parcours du groupe  qui a récemment célébré le 50eme anniversaire de leur groupe devant des stades combles .

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On connait assez mal finalement ce groupe issu du mouvement hippie en Californie dans les années 1960,  et avec ce livre complet et iconomiquement riche,  on découvre au fil des 160 pages de cet ouvrage à grand format, toute la petite et la grande histoire de ce groupe mythique , et qui parle autant du mouvement Flower Power que de l'industrie musicale.

Cet ouvrage de Dominique Dupuis, expert de groupes des années 70/80 comme les Pink floyd ou King Crimson, fait la part belle aux couvertures des disques et présente l'histoire de la création du groupe à travers anecdotes percutantes et captivantes à souhait ! 

Grateful Dead - Friend of The Devil

Dominique Dupuis. 160 pages. Editions du Layeur.

 

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vendredi 19 juillet

Figurec/ Open Bar : Fabcaro toujours aussi formidable en roman et en BD!!

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"Une évidence m' apparaît et à ce moment là je me trouve presque idiot de ne l'avoir pas pensé plus tôt. Qu'il soit figurant en supermarché n'implique pas forcément qu'il soit dans celui-ci il tourne probablement sur toutes les grandes surfaces du coin. Revigoré, je me lance à l'assaut de ces forteresse de la consommation des messieurs dans cette immense meule de foin l'aiguille qui depuis quelques jours fait des petits trous dans mon cerveau."

  Fabrice Caro, dit Fabcaro, connu au delà du cercle des initiés depuis le triomphe, il y a quelques années de sa BD,  "Zaï Zaï Zaï Zaï"  avec plus de, 250.000 exemplaires vendus et une adaptation théatrale triomphale qu'on retrouvera bientôt sur Lyon avait, avant son exquis et génial Le Discours, sorti un premier roman en 2006, soit douze ans plus tôt, Figurec,  que Folio a récemment réedité vu le succès actuel de l'auteur.

Il est amusant de remarquer à quel point ce formidable récit, inventif et drôle, qui voit le personnage principal, un anti héros cher  à Fabcaro  passer son temps à assister à des enterrements  juste pour tromper l'ennui avant de faire connaissance avec une société secrête intégrée dans les pans de la société ( mais chut n'en disons pas plus, on risquerait de spoiler les belles surprises du récit)  contenait  déjà tous les  prémisses et  les grandes problématiques  que l'on retrouvera  ensuite  dans  l'ensemble de son oeuvre.

On pense notamment à la solitude, le sentiment  d'être à l'écart  de la société, un sentiment de paranoïa, et évidemment un humour corrosif  totalement salvateur et qui permet de faire largement passer la vision un poil nihiliste et désenchantée ( mais en même temps assez juste, reconnaissons le) du monde de Fabcaro.

Même si il n'est pas  forcément au niveau du Discours ni de Zai Zai Zai,  "Figurec"  reste une lecture particulièrement jubilatoire  et qui,  par rapport à ses oeuvres graphiques, s'autorise plus d'aller vers une dimension sentimentale et fleur bleue, une constatation que j'avais déjà faite avec "le Discours"  et que l'auteur lui -même a reconnu dans une récente interview dans Elle, et qui donne une vision du monde un peu plus  élargie et plus nuancée que dans ses BD.

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. Des BD qui manquent peut- être de nuances, mais qui reste quand même, reconnaissons le également largement d'une efficacité drolatique exceptionnelle. 
Dans Open Bar, dernière création graphique à ce jour, qui vient de sortir chez Delcourt ( après avoir été publié en avant première dans les Inrocks), le jeu de massacre de Fabcaro qui n'épargne rien ni personne ( administrations, institutions, antiracistes, xénophobie, les radicalisés, les adeptes du végan et autres travers de notre monde contemporains) certaines planches sont  tellement hilarantes qu'on a du mal à calmer le fou rire qui nous assaille. 

 " Nous apprenons à l'instant qu'un forcené serait retranché dans une classe de 5e. Selon nos dernières informations, il serait actuellement en train de leur faire faire des divisions à virgules..."

On ne change pas une équipe qui gagne,  Fabcaro  le sait bien et pour le coup reste fidèle à la formule qui a tant fonctionné dans   "Zaï Zaï Zaï Zaï", à savoir : un humour totalement absurde mais qui puise sans source dans notre quotidien et surtout un humour qui provient du décalage très efficace entre des cases particulièrement statiques   et des personnages sans aucune  expression,  et un texte cinglant et corrosif à 200%!
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Si on rit plus dans Open Bar que dans Figurec ( mais pas que dans le Discours qui pour le coup était vraiment tordant), pas la peine dans ses bandes dessinées de chercher  l'émotion présente dans les oeuvres  littéraires de Fabcaro , ici c'est tout pour l'humour, mais on aurait tort de s'en priver, car cela fonctionne admirablement bien!
Bref, la lecture de Fabcaro sous le support que vous voulez, illustré ou non, est forcément recommander en ces périodes estivales !! 
Open Bar, 1ère tournéeFabcaro (Pataques/Delcourt - 56 pages - 13,50 €)

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jeudi 18 juillet

Trois bons thrillers à rattraper cet l'été : Dégradation ; ESAÜ , Inexorable

  Pour ce jeudi polar estival, on vous fait une petite sélections de trois  thrillers à couper le souffle, chacun dans un genre bien différent , au titre aussi percutant et bref que leurs contenus!

  1/Philip KERR – ESAÜ ( Editions du Mont blanc)

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 " -Jack secoua la tête. N'importe quoi! dit- il . L'abominable hommes des neiges, c'est des conneries. C'est bon pour les bandes dessinées. Nous parlons de science, là. Nous allons là bas pour trouver ESAÜ  !"

Jack Furness, alpiniste de renom, découvre lors d'une expédition interdite,  le crâne d'un hominidé qu’il offre à sa petite amie, le Dr. Stella Swift, paléoanthropologue à Berkeley. Le résultat des analyses est surprenant : le fossile semble bien moins ancien que supposé au premier abord. Stella et Jack décident de partir au Népal pour tenter d’éclaircir le mystère… Un projet auquel la CIA ne demande qu’à participer. 

L’auteur Philip Kerr (1956-2018), auteur britannique, maître du polar historique et père du célèbre détective Bernie Gunther, est mondialement connu pour sa série dont l’action se déroule dans l’Allemagne nazie. La Trilogie berlinoise (Masque, 1989-1991)Une enquête philosophique (Seuil, 1994)Les Pièges de l’exil (Seuil, 2017); grands succès populaires s'il en est. 

Cette fois, Philip Kerr nous entraîne à cinq mille mètres d'altitude dans une histoire à couper le souffle, mêlant science, aventure, géopolitique et philosophie. A à travers ces aventures rocambolesques au pays des neiges, Kerr traite d'une question essentielle liée l’origine des espèces, et le fait à travers un polar prenant à conseiller pour tous les mordus du genre et également ceux de montagne, d'alpinisme, d'Histoire et de Paléontologie.

Phillip Kerr  a certainement déjà pratiqué  l’alpinisme  tant cet Ésaü  regorge de  scènes décrites  qui  semblent avoir été vécues par l’auteur et  épate par sa précision documentaire  et son sens de l'intrigue et des rebondissements .

  Bref,  Ésaü, qui nous amène aux cimes du thriller,  ne pouvait que trouver sa place dans la collection Mont-Blanc Noir des Éditions du Mont-Blanc,  collection. dirigée  par la championne d'escalade Catherine Destivelle.

 Philip KERR – ESAÜ   paru le 3 juillet aux Editions du Mont-Blanc, dans la collection Mont Blanc Noir. 

2/ INEXORABLE - Claire Favan ( Robert Laffont/ La Bête Noire)

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"En se regardant dans un miroir ce matin à Victor ressent le sentiment de dégoût envers lui-même qui ne le quitte pas beaucoup ces derniers temps. Non seulement il ment à sa famille et prends des risques qui pourrait le renvoyer en prison mais en plus il apprécie cette partie de sa vie à laquelle il croyait avoir définitivement tourné le dos."

Claire Favan avait marqué les esprits par ses derniers romans (Serre-moi fort et Dompteur d’anges), des excellents romans de la  non moins excellente collection de la Bête Noire, chez Robert Laffont.

Dans Inexorable,  roman  qui a pour ambition d'être à la fois chronique sociale et thriller dans deux parties bien distinctes,  Claire favan se focalise sur un jeune homme de   plus en plus exclu par la société, ce qui va le pousser à fréquenter  de mauvaises personnes et tomber dans la déliquance
La romancière opte pour un tournant plus intimiste que dans ses autres romans plus ciblés sur l'efficacité narrative et et le coté page turner.
Le glaçant "Inexorable" parle surtout dans sa première partie  du harcèlement seulement scolaire subi par un enfant et comment une société peut broyer un enfant  et même si la seconde partie du roman revient à un thriller plus classique, Inexorable touche par son ambition et sa volonté de sortir des sentiers battus. 

INEXORABLE - Claire Favan – Éditions Robert Laffont – collection La Bête Noire – 367 p. octobre 2018

  3/Dégradation ; Benjamin Myers (éditions du Seuil) 

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"La Chambre froide comme on a surnommé leur lieu de travail se niche discrètement au cœur d’une immense zone industrielle. Elle ne ressemble pas aux autres services de police. Rien à voir avec un bâtiment de village en brique rouge datant de l’après-guerre ni un quelconque mastodonte municipal.

Son anonymat et sa localisation obscure sont délibérés parce qu’elle abrite le nec plus ultra des méthodes d’investigation ; l’extérieur ne révèle rien de sa fonction. Le style architectural se veut résolument vingt et unième siècle – une projection d’idéaux concrétisée par des vitres teintées un système d’évacuation des eaux pluviales par dépression un environnement à température constante et des espaces verts bien entretenus."

Dans le Nord de l’Angleterre, en pleine bourgade à la nature hostile, une jeune fille Melanie Muncy partie se promener avec son chien .disparait.

  Rapidement,  les soupçons vont se porter sur Steven Rutter, un rustre un peu inquiétant qui vit en hermite dans une ferme en ruines.  

Alors que la neige pourrait bien totalement bloquer la vallée, seuls deux personnes vont s’intéresser à cette disparition : James Brindle, flic d’une unité d’élite chargée des crimes les plus horribles ainsi que Roddy Mace, ancien journaliste d’un tabloïd londonien.

Les deux hommes vont allier leurs forces et se rendre compte que Rutter a tout du  suspect  un peu trop idéal. 

 " Ames sensibles, vous auriez tort de vous abstenir"  : le gros bandeau jaune qui barre la couverture joue un peu la provocation, mais il semble toutefois plutôt bien approprié en la circonstance.

 Acclamé par la critique outre-Manche qui le place dans la lignée du Britannique Robin Cook, l'Anglais Benjamin Myers signe avec Dégradation son premier roman traduit en France (par Isabelle Maillet), publié dans la toujours excellente  collection Cadre Noir des éditions du Seuil.

 Si, toujours sur la couverture ( on l'a regardé dans le détail celle ci) la grande  criminologue écossaise Val McDermid, a largement validé ce thriller d'un nouveau venu anglais,  en dévorant Dégradation, on  pense moins à ses écrits mais plus à l'univers d'un   Robin Cook ou à  David Peace., pour sa volonté de ne pas chercher à épargner son lecteur et à tester ses limites de ce qu'il peut supporter . 

L'auteur opte pour une des phrases tres courtes  et cela rend  le ton  incisif et âpre à l'image de l'ambiance de son histoire. 

L'intrigue  est ultra-réaliste,  développant une  atmosphère oppressante et une construction  particulièrement ingénieuse, pour une formidable découverte

Bref, voilà là un auteur à suivre de très près pour tous les amateurs de noir bien sérré et de suspense psychologique totalement réussi!

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Les Rencontres d'Arles fêtent leurs 50 ans !!

 Les Éditions de La Martinière ont sorti le 27 juin dernier  livre anniversaire des 50 ans des Rencontres d'Arles.

Un ouvrage magnifique à l'image de la manifestation qu'on vous présente en détail en ce jeudi d'été!
 

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A chaque festival Rencontres d'Arles  (qui se tiennent actuellement jusqu'au 22 septembre 2019), les organisateurs ont demandé aux photographes de laisser un ou plusieurs tirages de leurs expositions. 
Cela a formé, au fil du temps, une collection  réalisée par l'épatante Françoise Denoyelle ( voir photo), qui donne une sélection éclectique, attachante, avec à la fois des grands noms et des anonymes, des oeuvres de photographes à l'intention artistique claire et des photos sur la vie du festival.

Francoise DENOYELLE - crédit Bernad PLOSSU


En recensant cette collection, des trésors ont été découverts comme l'affiche originale peinte par David Hockney et créée pour l'édition de 1985 ou par exemple les 35 photos signées André Kertész sur Arles dans les années 1970. 
Arles, Les rencontres de la photographie, 50 ans d'histoire est une histoire de ce festival à travers l'interview de personnalités qui l'ont aidé à émerger, se construire, évoluer.
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L'ouvrage constitue également un panorama de la création artistique de ces 50 dernières années avec près de 300 photographies dont le style et le sujet sont très variés.
On y croise notamment au fil des pages des "stars " de la photographie tels que Raymond Depardon, Robert Doisneau, Marc Riboud et sa fameuse rue des antiquaires, l'anglais (cher à Vincent Delerm) Martin Parr, ou bien encore le récemment regretté Karl Lagerfeld photographiant  l'iconique Mick Jagger.
Un livre somme recouvrant de vraies trésors iconographiques,  bref un must have incontournable !!

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ARLESLES RENCONTRES DE LA PHOTOGRAPHIE50 ANS D'HISTOIRE
de Françoise Denoyelle ( Editions La Martinière) 

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mercredi 17 juillet

M, le bord de l'abîme : le monde ultra connecté sur terrain... Minier !!

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 "Quand elle sentit le vide sous ses pieds, l'iirrésistible aspiration de la chute, l'air fouettant ses joues et ses vêtements , quand elle vit les lumières défiler à toute vitesse et le sol qui approchait bien trop vite, elle hurla.... Carrie Low crut entendre en réponse une clameur , d'autres cris au dessus d'elle- mais le vent sifflait bien trop fort à ses oreilles."

" M, le bord de l'abime"  : le titre du dernier roman de Bernard Minier semble être un hommage à  "M, le maudit de Fritz Lang "(plus qu'au chanteur Mathieu Chédid, qui arbore la même lettre comme nom d'artiste), mais plus prosaïquement, c'est la première lettre de "Ming" , un géant chinois du numériqu basé à Hong Kong, où une vague de suicides et de morts suspectes  se succèdent depuis un certain temps et où une jeune française, Moïra est amenée à travailler dans une ambiance particulièrement suspicieuse.

Bernard Minier, qui  a connu un vif succès depuis son premier roman "Glacé" , notamment ceux avec son héros récurent, le commandant Servaz,  dont le réussi Soeurs l'an dernier,  sort en cette année 2019 plus que largement de sa zone de confort de thriller montagnards et un peu gores, en allant fureter du coté  du milieu des géants chinois du numérique sans son cher Servaz, qui a du prendre un repos bien mérité.

Croisé au dernier Quais du Polar ,  Bernard Minier  nous confiait avoir certainement écrit son roman le plus ambitieux à ce jour sur un sujet ô combien d'actualité d'intelligence artificielle, de mondialisation galopante et d'harcelement au travail.

On sent que l'auteur s'est particulièrement documenté pour décrire ce  microcosme particulièrement inhumain, Minier tenant à faire un thriller contemporain et pas un roman d'anticipation; du coup, l'ensemble est parfaitement crédible, et comme c'est avant tout un thriller anxiogène truffé de rebondissements, il soigne particulièrement le climat oppressant qui sert de décor à ce mécanisme où la paranoïa et la manipulation sont légions.

On sent bien que son auteur n'est pas un fou du monde actuel ultra connecté, que la société actuelle, telle qu'elle figure actuellement,  est certes un terreau formidable pour confectionner un thriller aux petits oignons , mais lui parait terriblement inquiétante pour les années et les générations à venir.

Bref, notre cher Bernard Minier  semble plus proche dans l'état d'esprit de son double inversé de fiction Martin Servaz, qui devrait, toujours si j'en crois ses confidences glanées sur Lyon en avril dernier, revenir très vite aux affaires... 

Quoiqu'il en soit, ce "M, le bord de l'abîme " et ses 560 pages bien roboratives sont à amener sans coup férir sur les plages de France... et de Hong Kong!! 

 


M, le bord de l'abîme - Bernard Minier ( XO éditions), en librairie depuis le 21 mars 2019

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