Baz'art : Des films, des livres...

mardi 10 décembre

Une vie avec Matisse, Picasso. : la si riche et méconnue collection d'art de Teto Ahrenberg

 

Une-vie-avec-Matie-Picao-Le-Corbusier-Christo

 Le SuédoisTheodor - dit Této Ahrenberg était armateur et travailleur dans le commerce des produits pétroliers dérivés.

 Theodor Ahrenberg fut l’un des grands collectionneurs d’art du XXe siècle : passionné d'art il avait construit une énorme collection d'art contemporain de son époque.

Sa collection s’élève à plus de six mille œuvres., Matisse Picasso.  Chagall , Le Corbusier,Tinguely  Tinguely, Niki de Saint Phalle, Arman, Christo : Ahrenberg  a bien connu tous ses artistes.et revait d'ouvrir un musée à Stockholm regroupant toutes ces oeuvres dont la plupart sont inédites et assez exceptionnelles.

collections 2

 

Le projet n'ayant jamais pu voir le jour à la suite d’un différend fiscal,  pour la première fois, un ouvrage retrace son histoire impulsé par son fils  Staffan, éditeur des Cahiers d’Art,. ravi de voir la collection de son père, prendre vie dans un livre, puisqu’elle n’avait pu l’être dans un musée.

lecorbusier

Alors que la   monographie s'appuie sur des correspondances entre Arhrenberg et les artistes concernés, les visuels présente de nombreuses collections inédites, ouevres d'art, photographies ou plans architecturaux 

Jacqueline Roque, Marie et Ulla Ahrenberg, Picassoet Theodor Arhenberg à la Californie, Cannes, 1959.

 

ahrenberg 2

 Une vie avec Matisse, Picasso, Le Corbusier, Christo… Teto Ahrenberg et ses collections, ouvrage collectif,

Flammarion, 372 pages, 250 illustrations, 60 €.

 

Posté par poyeto à 17:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Sélection révélations chanson française 2019 : Marc Fichel/ Xavier Mateu/Guillo

Après une petite embardée il y a deux semaines vers les artistes musicaux qui chantaient dans la langue de Shakespaere, on revient à ce que l'on préfère la chanson en français avec trois artistes (encore?) peu connus mais qui valent assurément le coup d'oeil ou plutôt le coup d'oreille : 

1/ Marc Fichel, "Encore un instant "

marc-fichel-encore-un-instant

La double vie de Marc Fichel intrigue pour le moins :d irecteur export aux Halles de Rungis dès 3h du matin, Marc est également dans son autre vie auteur, compositeur et interprète qui joue sur scène des qu'il le peut .

Des Halles du marché de Rungis aux plateaux des radios. Marc Fichel mène une carrière hors des sentiers battus actuels .  Sur son nouveau album  #il ou #elle, l’artiste aborde les différences entre les hommes et les femmes dans notre société moderne et chacun pourra se retrouver dans les mots de ce musicien que l'on surnomme le chanteur des Halles. 

Cet album qui parait chez Faubourg du Monde montre une fois de plus toute l’étendue des talents d’auteur, compositeur et interprète de Marc qui puise son inspiration dans son quotidien et dans celui des gens qu’il croise, qu’il fréquente, rassemblant joies et tristesses, amours et peines, ponctués de clins d’œil à l'actualité.

La scène est une révélation pour Marc et il réussit à séduire un public qui va lui rester fidèle. 

2/  Xavier Mateu,  « Renaître à Nouveau ». 

xavier

 En Décembre 2017, Xavier Mateu était sacré Nouvelle Star ( une émission qui avait déjà perdu pas mal après avoir déjà fait un passage remarqué trois ans auparavant.

On avait retenu notamment son timbre très soul et ses influences aussi black musique  américaine que caribéennes. Xavier est fruit d'un métissage guadeloupéen, vietnamien , espagnol, catalan et français et tout ce melting pot se vérifie à merveille dans son premier album. 

Il a enfin enregistré son premier album deux ans après sous le Label Barclay et offre de beaux titres  ou on sent quelques inspirations d'artistes comme Tété, Yannick Noah  ou Laurent Voulzy,  dont il reprend d'ailleurs joliment Le rêve du pêcheur.

Un album engagé et intimiste dans lequel le dynamisme l'énergie soul  et la pop métissée et plurielle de Xavier Mateu font merveille .

 https://www.facebook.com/xaviermateuofficiel/

 3/ Guillo, "Macadam ANIMAL"

guillo

 Guillo , chanteur et guitariste a sorti il y a quelques mois  Macadam Animal, réalisé par Benoît et Cyril Crabos (Le trottoir d'en face), traite des questions liées aux origines, aux conquêtes et aux déplacements migratoires de l’être humain à travers les âges. 

Une fois encore, Guillo séduit par sa « pop légère et francophone, aux textes délicats » . Guillo continue à faire découvrir ses chansons boisées et poétiques, où l'acoustique sert d'écrin à la voix douce et grave de ce chanteur qui se pose en observateur lucide du monde. 

A la fois auteur, compositeur et interprète, Guillo séduit par la justesse de ses vues et l'art d'artisan avec lequel il peaufine l'écriture et la production de ses chansons.   Nous aimions la Terre, et son plaidoyer écologique, sert d'introduction à l'album Macadam Animal, puissant et pertinent .

Posté par Bazaart à 16:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Disney sur Glace/ La Magie éternelle au Zénith de Paris

 

 

Visuel Affiche

Partez à la rencontre des personnages de Disney Sur Glace au Zenith de Paris et en tournée dans toute la France  !! 

 Les spectacles Disney sur Glace, en anglais Disney On Ice, sont des spectacles sur glace inspirés des personnages et des grands thèmes de l’univers de la Walt Disney Company.

En hommage à l'heritage Disney, Mickey et Minnie inviteront  leurs amis dans un voyage a travers le temps. Contes classiques et modernes feront La magie de ce spectacle.

D20b_Final copyright ©Feld Entertainment

D20B_Mickey&Minnie copyright ©Feld Entertainment (1)

 «Toy Story », animé par les celebres  jouets Woody, Buzz l'Eclair,  Jessie et La Bergere seront accompagnes  du tout  nouveau personnage  de Toy Story  4, Fourchette,  qui prendra  vie sur scene pour La toute premiere fois.

 

 

D20b_Fourchette copyright ©Feld Entertainment

DISNEY SUR GLACE

Réservez dès maintenant ici vos places pour les prochaines dates de tournée 

 

Posté par Bazaart à 12:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Dégels/ la tragédie noire et glacée de Julia Phillips

 

degels

" Maintenant après une chance durable, Valentina est rattrapée par sa propre mort. C'était une idée folle, mais n'était-elle pas vraie? Le médecin de la clinique avait dit qu'il ne pouvait pas s'en occuper. C’était un cancer. Était-ce un cancer? Si c'était un cancer ne l'aurait-il pas dit? "

Un jour du mois d’août, alors qu’elles sont parties se promener toutes seules, deux fillettes disparaissent au bord du Kamtchatka, péninsule russe quasiment inaccessible, terre sauvage et inhospitalière.  

Le drame n’en finira d'avoir un impact sur les habitants de ce secteur, et notamment  sur douze personnages féminins liées plus ou moins directement à l'affaire.  Toutes ces femmes  liées d’une manière ou d’une autre, et les deux petites disparues sont toutes présentes dans leur discours et au cours des 12 mois suivant la disparition des fillettes vont livrer une part de leur mystère.

Raconté à douze voix, une par mois de l'année le premier roman Julia Phillips éblouit par sa construction et également par la façon dont la romancière qui a vécu un an au Kamtchatka réussit à rendre compte de cette l’atmosphère particulier de cet endroit perdu aux confins du monde. 

On apprend à connaitre le peuple Évène qui habite dans cette région et Phillips parvient à mélanger approche ethnologique  en nous montrant comment on peut vivre au Kamtchatka, de nos jours  et la  dimension du thriller liée à la disparition d'enfants au cours d'un huis clos prenant et intense.

Mine de rien, le récit raconte pas mal de chose sur la violence patriarcale, la charge mentale qui incombe aux femmes et l'impossibilité de faire le deuil.

Une tragédie à la fois noire et glacée pour un des grands premiers romans étrangers de la dernière rentrée littéraire.

Traduit de l’anglais par Héloïse Esquié

 https://www.autrement.com Paru le 28/08/2019

Posté par Bazaart à 11:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Sorties livres de poche spécial éditions collector pour Noël : L'art de perdre/ Quand sort la recluse

 Pour cette fin d'année, les incontournables Éditions J'ai lu parent leurs plus grands succès d'un écrin festif et vous présentent leurs éditions collectors à s'offrir ou à offrir à ceux qu'on aime !

Parmi ces coffrets collectors particulièrement seyants, retour sur deux très beaux romans, un en littérature blanche l'autre en littérature policière qui nous ont particulièrement bouleversé  : 

1/ L'art de Perdre, Alice Zeniter : une saga flamboyante pour raconter l'Histoire autrement 

art de perdre

 

"Pour Hamid, ce sera différent. Ils n’en parleront jamais. Mais dans la tête du petit garçon, la vision reste. Alger la Blanche. Eblouissante. Prompte à réapparaître dès que l’on parle du pays. Précise et lointaine à la fois, comme une maquette de ville présentée sous vitrine dans un musée. Les ruelles qui découpent les maisons en blocs, l’escalade de la colline par des bâtiments lépreux. Les villas. Notre-Dame d’Afrique qui déguise Alger en Marseille.
Ce sera cette image-là qui s’installera derrière les yeux de Hamid et ressurgira chaque fois que quelqu’un dira « Algérie ». Et c’est pour lui un phénomène étrange car cette ville, il la voit pour la première fois au moment où le bâteau s’en éloigne. Ce n’est pas elle qui devrait représenter le pays perdu. Cette ville, elle n’est pas perdue puisqu’elle n’a jamais été possédée. Pourtant c’est elle qu’il emporte, sans le même le vouloir. Alger se glisse dans ses bagages."

La magie des romans comme L’art de perdre est d’aborder l’Histoire autrement (pas sûre du tout que spontanément je lirais un livre d’histoire sur la guerre d’Algérie et sur le sort réservé aux harkis). Un pan de l’histoire qui, à l’époque où j’usais mes jeans sur les bancs du lycée, était évoqué très rapidement comme d’ailleurs pas mal d’épisodes de l’histoire contemporaine.

Est ce juste une question de programme ou plutôt le signe d’une France pas très à l’aise avec ces algériens sur lesquels elle s’est appuyée pendant la guerre d’Algérie, à qui elle a promis protection et stabilité en France quand l’indépendance de l’Algérie a été déclarée puis qu’elle a parqué dans des camps, dans des minuscules maisonnettes en bois loin de tout regard puis logé dans des barres d’HLM.

Tout cela je l’ai découvert à travers le récit du destin de la famille Zekkar de 1930 à nos jours racontée par Naïma, petite fille de harki, comme l’est Alice Zeniter (ce qui explique sans doute que son propos ne sonne jamais faux comme il ne tombe jamais dans les clichés ni les jugements).

Pourquoi j'adore ce roman :

▼Parce que le racisme si décomplexé de nos jours, et qui n’est après tout qu’un concept quand on est blanc aux yeux verts, ici on le touche du doigt, on le vit dans ses habits les plus ordinaires (terrible scène du café ! ) ou insidieuses.

▼ Parce que la dernière partie du roman  se recentre sur le personnage de Naïma, fille issue d’un couple mixte. Naïma bouscule toutes les idées qu’on plaque sur « les musulmans » comme si le fait même de les nommer comme un seul groupe avait du sens . Naïma a 30 ans, elle est célibataire, elle couche avec les hommes mais ne s’engage pas avec eux, elle n’est pas pratiquante et quand les attentats ont lieu en France, elle a doublement peur : peur du regard soudain méfiant de ses concitoyens et peur d’être une prochaine victime comme vous et moi.

▼Parce que L’art de perdre dit aussi des choses très justes et fortes sur la place de ces enfants immigrés qui ont souvent le sentiment d’avoir les fesses (décidément) entre deux sièges, sur la construction de l’identité, sur le sentiment pesant de honte et sur la réconciliation avec soi.

 2/ Quand sort la recluse, Fred Vargas , le retour de l'univers jubilatoire et poétique du polar vargasien!

 

vargas

   « L’espace d’un instant, Adamsberg trouva la vie de la brigade très compliquée. Est-ce qu’il avait trop laissé filer les brides ?Laissé trainer les revues d’ichtyologie sur le bureau de Voisenet, laissé le chat organiser son territoire, laissé un lit pour Mercadet, laissé Froissy emplir une armoire de réserves alimentaires, disponibles en cas de guerre, laissé Mordent à sa passion des contes de fées, laissé Danglard à une érudition envahissante, laissé Noël couver son sexisme et son homophobie ? Laissé son propre esprit ouvert à tous les vents ? »

« Quand sort la recluse » démarre sur les chapeaux de roue, le commissaire Adamsberg tout juste rentrée d’Island, où il passait de formidables vacances mélancoliques, résout une affaire de meurtre avec préméditation et met sous les verrous un violeur récidiviste. Mais alors pourquoi, tout à coup, s’acharne-t-il à vouloir à accuser une araignée de meurtres en série.

Ça y est, ça couvait depuis pas mal de temps, Danglard en est sûr, Adamsberg c’est dans le plafond qu’elle se trouve son araignée.

Adamsberg, le pelleteur de nuage n’est plus fiable. Adrien Danglard a peur, alors il tente de mener la fronde contre son plus vieil ami.

Cette histoire d’araignée recluse qui donne la mort, il en est convaincu, va décrédibiliser tout le commissariat. Alors Danglard devient con, ce qui étonne tout le monde, car dans ce microcosme de doux-dingue plutôt efficace en tant que policiers, d’habitude c’est Noël,  le flic con.

Lire un polar de Fred Vargas,  c'est s'assurer d'avoir affaire à un polar jubilatoire et poétique, quand Adamsberg se fie à ses protopensées on peut être sûr que l’enquête va nous emmener loin, très loin pour le plus grand plaisir du lecteur qui adore cela .

Il y aura un drôle de bestiaire, une Loxosceles reclusus bien sûr, mais aussi une murène odorifique, un pigeon ramier, un merle fluet, un chat aboulique, des blaps puants et une lecture audacieuse de  « La chèvre de monsieur Seguin ».

Le lecteur, en sécurité,  retrouve avec plaisir le quotidien du commissariat le plus cool de la terre, le chemin sera long, Vargas sait prendre son temps, digresse avec adresse, musarde, creuse, observe et introspecte, le lecteur complice l’accompagne car il ne doute pas  que la romancière retombera sur ses pattes qui sont, chez l’araignée, au nombre de huit comme chacun le sait.

Et puis cerise sur le gâteau, il y a  Rétancourt amoureuse, donc aucune raison de bouder ce formidable polar…

 

Posté par Bazaart à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,