Baz'art : Des films, des livres...

vendredi 07 août

Critique d'Album : Dans nos pas: Verdee une ode à la nature musicale et lumineuse!

 

 

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On aime le premier album de Verdée  Dans nos pas. Grâce à des images d’animaux rétro-projetées sur du feuillage, et à des paroles lourdes de sens, Verdée met en lumière la problématique alarmante qu’est l’extinction des espèces.

Les chansons de Verdée ont parfois la caresse rêche, le piquant savoureux : quand elle dit une blessure d’amour, cela ressemble à un charbon ardent dans la neige : « J’ai bu des torrents de rage / Frappé du poing les regrets / J’aurais voulu être sage / Mais je voulais te tuer ».

Ce sont des mots d’espérance, de puissance, d’amour, que Verdée glisse dans ces chansons réalisées avec Dominique Brusson (notamment compagnon au long cours de Dominique A). 

 Avec un opus qui propose de communier avec la nature, Verdée nous propose avec cet album  une véritable aventure musicale qui nous emporte sur un chemin assez peu emprunté.

 

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Concours polars de l'été chez Pocket : des romans Des poignards dans les sourires et "1793" à gagner !!

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Pour cet été 2020, quoi de mieux que vous faire gagner des polars en poche qu'on avait particulièrement défendu à leur sortie

On a ainsi pas moins de 5 exemplaires de chacun des romans Des poignards dans les sourires et de 1793, à vous offrir / Petite présentation de ces romans coups de coeur de la rédaction : 

 1/ Des poignards dans les sourires, Cécile Cabanac 

 

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Résumé :

Catherine Renon n'a plus vu son mari François depuis des jours et ne semble pas s'en émouvoir. Dans ce coin d'Auvergne où les rumeurs blessent et tuent, pas question de prêter le flanc à la calomnie. Et surtout pas à sa belle-mère, qui voue à son fils un culte tout en démesure.
Virginie Sevran et Pierre Biolet, du SRPJ de Clermont-Ferrand, ont été appelés pour constater la présence d'un corps démembré et en partie brûlé au Col des Goules. C'est la première enquête de Virginie depuis qu'elle a quitté le Quai des Orfèvres pour la province. Quant à Pierre, il observe sa nouvelle coéquipière d'un œil à la fois bienveillant et inquiet. Qu'est-elle venue chercher ?
Quand l'enquête met un nom sur ce corps, celui de François Renon, les questions les plus folles surgissent, avec une seule certitude : tous les meurtriers possibles de ce fils de bonne famille sont autant de facettes d'une victime annoncée.


  Retrouvez notre critique des "Poignards dans les sourires" ici même

2/ 1793; Niklas Natt Och Dag

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Synopsis : 1793. Alors qu’en France, l’ouragan révolutionnaire a semé la terreur dans les palais dorés, à Stockholm ce n’est pas une brise, ni même un courant d’air, qui traverse les taudis rongés de vermine et les maisons closes où agonise la misère la plus crasse…
À la surface du lac Fatburen, une charogne flotte. Un corps mutilé signe d’une lente et terrible torture. Mais qui s’en soucie ? Deux justes : Cardell, le vétéran manchot, et Winge, le juriste tuberculeux, déterminés à rendre la justice. Ils ne seront pas trop de deux pour élucider ce meurtre abominable qui indiffère les autorités et le commun des mortels, mais qui leur est  insupportable – l’honneur des oubliés…

Retrouvez notre critique de 1793 ici même 

Dotation du concours :

Au choix du participant  un exemplaire de 1793 ou des poignards dans les sourires à gagner chez Pocket

Pour participer il suffit de remplir le formulaire suivant

Un tirage au sort désignera les gagnants. 

  Et ceux ou celles  qui nous suivront sur notre compte Twitter ou/et ceux ou celles qui auront liké notre page Facebook auront droit à une chance supplémentaire (mais il faudra nous communiquer votre pseudo, évidemment si vous n'en avez pas, cela ne vous empêche pas du tout de jouer).

  Fin du concours : mercredi 12 août 2020  

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Choses à faire un jour de pluie, Marissa Stapley livre un roman tendre et nostalgique

 

 

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« Tout mariage a ses secrets, des secrets sur sa réussite et son échec, des secrets entre deux personnes que le reste du monde  ne partagera jamais. Leurs secrets à eux, c’est que le sang n’est pas tout ; que l’on peut choisir sa famille ; que l’amour ne vient pas naturellement, qu’il n’est pas censé le faire ; qu’il vaut parfois mieux le choisir que de le donner par obligation. »

 Un triste matin, Mae, découvre que l’homme qu’elle était sur le point d’épouser est un mythomane qui a escroqué nombre de gogos et est recherché par la police. Pour soigner sa déception, la jeune femme quitte New-York et part se réfugier au Nord du pays, à la frontière canadienne chez ses grands-parents maternelle. Lily et George l’ont élevée à la mort de ses parents.

De retour au bord du Saint-Laurent, Mae retrouve Gabe son ami d’enfance lui aussi en train de d’oublier un mariage raté. Comme portée par les eaux tumultueuses du fleuve, les souvenirs et les secrets vont remonter à la surface. La vie de Mae va enfin pouvoir commencer.

« Choses à faire un jour de pluie » est un roman est tendre et nostalgique comme un dimanche de pluie en famille, au chaud, bien à l’abri. Impossible de ne pas être ému par le destin de Mae et Gabe, un homme et femme qui se retrouvent et se reconstruisent après une enfance de mensonges.


« Restez au  lit. Faites la grasse-matinée. Encore mieux si vous avez quelqu’un avec qui rester au lit. (Ma mère me dit de barrer cette phrase mais je ne vais pas le faire. On est dans une auberge, à quoi servent les lits selon elle?) »

 

Saga familiale et roman naturaliste, l’écriture de Marissa Stapley est fine et précise, et ses pages  sur la nature belle et glacée de la région des Milles-Ile, en font une  lecture très agréable en ces temps de canicule.

 

— Choses à faire un jour de pluie, roman de Marissa Stapley, traduit de l’anglais (Canada) par Léa Drouet, Mercure de France, janvier 2020 —

 

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Sortie DVD/ Blu Ray : Seules les bêtes; un thriller parfaitement ficelé !

  

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  Une femme a disparu dans la campagne aride et néanmoins sublime de la plaine des Causses.  Cinq personnes liées- plus ou moins directement- à cette affaire racontent à tour de rôle et se dévoilent.  

Alice, l'assistante sociale de campagne, Joseph l'éleveur solitaire de brebis, Marion la jeune styliste nouvellement arrivée au village, Armand le jeune africain  " broutteur" (arnaqueur) des rues d'Abidjan, et Michel le mari d'Alice éleveur d' aubracs  vont donner leur propre version des faits et faire avancer l’intrigue jusqu’à ce qu’elle prenne une tournure inattendue…

 On avait tant aimé le roman "Seules les bêtes " de Colin Niel, -paru aux éditions du Rouergue il y a deux ans et demi- qu'on pouvait craindre que le projet de son adaptation éponyme sur grand écran n'en affadisse le propos , comme c'est hélas trop souvent le cas lors des films tirés de romans, et a fortiori lorsqu'il s'agit de polar.

Il faut savoir que bien plus qu'un simple roman policier, "Seules les bêtes" parvenait à sonder avec une profonde intelligence et une belle  finesse, la détérioriation des rapports humains et nous offrait un beau et puissant sur la solitude et sur des hommes et des femmes en quête désespérée d’amour.

Surtout,"Seules les bêtes" avait la forme d'un magnifique roman choral, remarquablement construit, qui progressivement,  comme les grands romans du genre, avait l'art de distiller des indices d'apprence mineurs mais finalement importants pour construire un puzzle qui ne sera achevé qu'à la toute fin de la lecture.

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L'exercice de son adaptation au cinéma était d'autant plus casse gueule que si un élément de l'édifice faisait défaut, c'était tout le film qui s'écroulait. A la vision du nouveau long métrage de Dominik Moll , que le réalisateur d'Harry un ami qui vous veut du bien" ou du trop mésestimé "Des nouvelles de la planète Mars") a adapté  du roman de Niel avec son fidèle complice Gilles Marchand, on peut dire que le challenge est pleinement réussi et nos craintes heureusement infondées. 

Comme dans le roman dont il est tiré,  le dispositif-  des visions différentes d'une même situation ou d'un même fait- apporte un éclairage neuf sur les circonstances tragiques du début de l'intrigue.  

Les points de vue parcellaires se complètent les uns aux autres pour qu'à la fin le puzzle puisse se mettre en place.

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Evidemment, ceux qui comme nous dont déjà lu le livre, seront forcément moins épatés par l'ingéniosité du mécanisme et la résolution finale, mais on ne peut que se réjouir du fait que tout fonctionne parfaitement. dans la mise en place du fil narratif.

Surtout on reconnaitra aisément que l'esprit du roman est totalement intact, en dépit de quelques différences sommes toutes mineures ( la partie 4 et 5 du roman Armand et Michel n'en forment plus qu'une seule, Amandine; le personnage de Maribé dans le roman, d'origine assez bourgeoise, devient Marion et vient d'un milieu plus populaire...) qui ne bouleversent aucunement l'équilibre général de l'histoire. 

Surtout,  la façon dont les intrigues successives se succèdent et s’imbriquent les uns dans les autres donne une dimension somme toute assez ludique qui ne pourra que séduire le spectateur fan de ce genre de procédé et ira de surprises en rebondissements. 


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Surtout, comme dans toute bonne intrigue de polar, "Seules les bêtes" raconte un certain nombre de choses pertinentes et sombres sur notre société actuelle, comment par exemple la fracture s’est installée entre les individus, des frustrations s’y sont installés,  des désirs inaboutis les ont métamorphosés en victimes potentielles et expiatoires.

Dominik Moll, comme le faisait déjà Colin Niel, réussit en effet pleinement à ausculter à la fois frontalement et en même temps avec un certain lyrisme,  l’absence, le sentiment d'abandon, le délitement du sentiment amoureux, l'usure du couple.

Sans doute le film "Seules les bêtes" aborde, moins frontalement que le roman original, la détresse d’une partie du monde paysan, (on ne pourra donc accuser Moll de surfer sur le succès d'au nom de la terre), préférant privilégier la mise en place de son intrigue criminelle, mais son  portrait d'un monde rural en pleine déshérence y apparait quand même par le biais de petites touches subtiles mais incontestables .

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Ce qui est évident en voyant le film, c'est à quel point tous les personnages du long métrage de Moll, aussi éloignés les uns les autres, du moins en apparence (géographiquement et socialement parlant)  ont comme point commun une même volonté d'échapper à leur destin tracés et avec comme point de mire des désirs décus (déchus?) et de cruelles désillusions. "All you need is love » chantaient les Beatles, et pourraient  également fredonner, mais de façon moins guillerette sans doute,  les personnages du film de Moll ..

Des personnages à qui les comédiens, très ingénieusement castés par Dominik Moll, donnent une belle humanité, de Damien Bonnard( décidemment à l'affiche de très beaux films en cette fin d'année après sa formidable prestation dans Les Misérables) en passant par Denis Ménochet, aussi impressionnant que dans jusqu'à la garde   sans oublier une Valeria Bruni-Tedeschi  écorchée et cassante, loin de ses personnages de névrosée extravertie qu'elle adore jouer dans ses auto fictions. 

Avant première Comoedia Seules les bêtes image

 Dominik Moll,  qui a toujours excellé dans la direction d'acteurs- Laurent Lucas et Sergi Lopez n'auront jamais été si bons que chez lui - révèle en outre deux jeunes comédiens : Nadia Tereszkiewicz et surtout le pétillant Guy-Roger N’Drin, casté parmi de vrais " brouteurs" africains, pour donner encore plus d'authenticité à ses personnages . 

Bref,  un thriller parfaitement ficelé qui séduira autant les admirateurs du roman de Colin Niel que ceux qui n'ont pas lu le livre...

Que diable demander de plus?  

Disponible en DVD chez ESC distribution depuis le 1er juillet 

BONUS

Scènes coupées
Documentaire

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jeudi 06 août

LIGHT OF MY LIFE de Casey Affleck :Notre critique et le concours twitter qui va avec !

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Dans un futur proche où la population féminine a été éradiquée, un père tâche de protéger Rag, sa fille unique, miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé 

 

Une gamine de 11 ans et son ours de père vivent dans les bois. Que fuient-ils? Pourquoi alors qu’ils rencontre un chasseur, la présente-t-il comme son fils? Que craint cet homme du monde extérieur?.
Vous n’en saurez pas plus et je ne peux que vous conseiller de voir “Light of my life” sans rien connaitre de l’histoire et de vous abandonner à la vision de ce long poème triste et d’une franche beauté.
Casey Afflek, acteur inspirant et réalisateur inspiré, donne une dimension intime et épique à cette dystopie sauvage. Le spectateur est touché au cœur par la relation d’une grande douceur entre un père et sa fille, un père prêt à tout pour la sauver et la garder près de lui.

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Des acteurs formidables et une mise en scène douce et fluide malgré l’âpreté du sujet, au service d’une fable féministe et peut-être le premier film d’anticipation post “Me Too”. 
A aller savourer dès le 12 août au cinéma 
  

Et n'oubliez pas notre concours twitter pour faire gagner des places !!

 

Posté par Michelio à 00:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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