Baz'art : Des films, des livres...

mardi 21 janvier

FLYING BACH * La rencontre entre Bach et la breakdance le 28 mars 2020 à la Salle Pleyel.

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Vous pensez peut-être que Bach et la breakdance n’ont rien en commun ? Avec FLYING BACH, les Flying Steps et Christoph Hagel (metteur en scène d’opéra) prouvent que le breakdance et la musique classique forment un tandem parfait.

 Cette adaptation unique du « Clavier bien tempéré » de Jean-Sébastien Bach fait tomber les barrières entre la culture urbaine et la musique classique. Note pour note. Un pas après l’autre. Aux sons du piano, du violoncelle et des beats électroniques. 

Crée en 2010, ce spectacle élégant et audacieux fêtera l’an prochain son 10ème anniversaire ! 

À ce jour, FLYING BACH a tourné dans 35 pays, dont les États-Unis, le Kazakhstan, l’Australie, le Japon,

ou la Finlande, et fasciné plus de 500 000 personnes. FLYING BACH est le premier spectacle de

breakdance à remporter un prix spécial ECHO Klassik, la plus haute récompense allemande dans

l’industrie de la musique.

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L’occasion pour la troupe de sillonner l’Europe avec une date unique en France :Le samedi 28 mars 2020 à la Salle Pleyel.

Plus d'informations sur le site officiel de FLYING BACH.

 

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L'ombre du soir/ le comédien Malik Zidi prend la plume

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"Ces gens aux voitures métalisées, ils empruntent toujours l'escalator jamais l'escalier . Ils se pavanent. Sont ivres de la montée ces gens.Ils se prennent pour des pachas pour dépliants mécaniques.Ils adorent les scalators. Quand y'en a pas, ils ralent ils vocifèrent ils disent qu'ils ne passeront jamais plus par là."

César du meilleur espoir en 2007, pour son rôle Les Amitiés malefiques d'Emmanuel Bourdieu Malik Zidi  révélé notamment par  Ozon fait partie de ces acteurs français que l'on voit de temps en temps sur nos écrans ( petits et grands) sans qu'il ne soit un incontournable du cinéma français.

L'année 2020 pourrait bien changer la donne car après un rôle secondaire mais important dans le Play d'Anthony Marciano il publie son premier roman L'ombre du soir prévu le 24 janvier chez Anne Carrière .

Il rejoint ainsi cette cohorte de comédiens qui s'essaient à la littérature avec plus ou moins de réussite, d'Isabelle Carré à Irène Jacob en passant par Aute Atika ou Marc Citti.

Insatiable, Malik Zidi  mettait déjà dans la liste de ses envies lorsqu'il a reçu son césar du meilleur espoir  son envie d'écrire..

 

Dans l'ombre du soir Malik Zidi raconte l'histoire d'un jeune de 11 ans, entre son quotidien dans la peur et ses premières pulsions d'adulte.

Mehdi, 11 ans, personnage principal du premier roman de Malik Zidi,  vit au sein d'une famille qui se délite entre un père  informaticien iranien exilé en France et une mère, pharmacienne résignée, qui ne s'aiment plus et vivent dans la rancune.

Medhi  se résoud ainsi à ne "devoir compter sur personne",  alors même qu'il ressent ses premières émois de fin de l'enfance et essaie de trouver un moyen pour lutter contre ce monde adulte trop oppressant pour lui .

"Des fois aussi quand je tombe amoureux et que la fille me regarde, j'ai le ventre tout tordu. L'amour me fait mal au ventre avant d'avoir pu embrasser l'espoir."

Comme  Isabelle Carré avec   Les rêveurs,  Malik Zidi  convoque sans doute ses souvenirs de l'enfance  pour  parler de façon un peu décousue, comme un dépôt de main courante ( est il écrit sur le quatrième de couverture) d'une famille dysfonctionnelle mais néanmoins humaine   avec un langage enfantin, parfois imagé, parfois ironique.
UN premier roman en forme de récit iniatique,  non dépourvu de  quelques clichés et de quelques maladresses de style mais qui touche par sa sincérité et son humanité et qui donne une nouvelle facette d'un comédien discret mais singulier.
L’ombre du soir; Malik Zidi  (éditions Anne Carrière); 24 janvier 2020 

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Adoration: Fabrice Du Welz explore encore la passion amoureuse sans concession !

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 Adoration, un des grands films de ce début 2020 sort enfin en salles demain, le 22 janvier, après avoir fait le bonheur d'un certain nombre de festivaliers. 

Le film est l'oeuvre de Fabrice de Welz, réalisateur  belge d'un terrifiant "Calvaire" avec Laurent Lucas et Jacquie Berroyer il y a désormais  plus de 15 ans, d'"Alléluia", que nous avions défendu  à sa sortie en 2015 . ou du très black power Message from a king il y a deux ans (voir notre chronique)

De Welz, grand amateur de cinéma de genre, qui s'est  seulement fourvoyé  à une occasion avec un "Colt 45"  phagocyté par ses stars pas très bienveillantes, a a toujours osé un univers singulier et radical qui n'aime rien d'autre que de repousser les convenances.

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Après  Calvaire et Alléluia,  Du Welz et son coscénariste Romain Protat livrent le troisième volet de cette trilogie  trilogie de la passion (une trilogie qui pourrait bientôt devenir une tétralogie avec  Inexorable, le nouveau projet annoncé de du Welz)

Malgré la connotation religieuse de leurs titres, la passion dont il est question est émotionnelle, avec le déséquilibre psychologique et les souffrances sous-jacentes. 

Adoration est aussi un voyage onirique magistralement filmé par Fabrice du Welz  qui n'aura jamais été aussi contemplatif. 

Cette histoire d’amour passionnelle, portée par deux grands espoirs du cinéma francophone, Thomas Gioria (Jusqu’à la Garde) et Fantine Harduin (Happy end), est la rencontre de Paul, jeune garçon solitaire visiblement fortement inspiré par l'Idiot de Dostokoieswi ou le Candide de Voltaire et Gloria,  projection paganiste et féminine du réalisateur héroïne fétiche de Fabrice du Welz.

Cette rencontre filmée comme un conte féérique et bucolique convoque forcément les grandes références cinématographiques de Délivrance de Boorman à la La Nuit du Chasseur (1955) de Charles Laughton.

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 En s'appuyant sur l'excellent travail de son son directeur de la photographie, Manu Dacosse, Fabrice du Welz compose des scènes d'autant plus marquantes, qu'elles sont réalisées en 35 mm.

S"il y a certaines longueurs dans la première partie du film, du à une quasi absence de dialogues et une abstraction clairement assumée, le dernier tiers du film où les deux adolescents se retrouvent chez un gardien de parc,  un être solitaire brisé par un amour perdu,   interprété  avec énormément de sensibilité par Benoît Poelvoorde, s'avère être imprégnée  d’une vibrante poésie .

Avec Adoration, Du Welz explore, sans doute encore plus qu'avec les deux volets précédents,  la passion amoureuse sans concession en sondant la cruauté d’une inévitable réalité mais aussi l’espoir d’un amour qui pourrait peut être tout surmonter.

Une oeuvre assez fascinante et singulière qui devrait ravir les fans du cinéaste belge, réalisateur quasiment aussi radical dans son geste qu'un Gaspar Noé ou un Bruno Dumont.

 

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Nouveautés poche/Peine perdue, Avalanche Hôtel/ La Conversion

 Petite sélection en ce mercredi de janvier  de nouveautés poches  lues - et pour deux d'entre elles parues- en ce début d'année :

1/ Peine perdue; Kent ( J'ai Lu 22/01/2020)

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"Il n'était pas envieux. Il aurait dû. Il avait été trop passif. Maintenant, il soupçonnait Karen d'avoir eu, dès leur première rencontre, l'intention de l'accaparer pour ses projets personnels."

 "Peine perdue", le dernier roman  de Kent le musicien lyonnais très connu et très talentueux  raconte, l'histoire d'un musicien  qui se retrouve l'oeil et le coeur complètement sec, une fois confronté au deuil de la femme qui a partagé sa vie. 

 Alors que cette tragédie devrait  totalement anéantir Vincent (claviériste et compositeur de profession, autant parler d'un milieu que l'auteur connait quand même un peu pour assoeir la crédibilité des situations), ce dernier se rend compte que le chagrin tant attendu n'arrive pas. 

On voit ainsi que le titre "Peine perdue- qui aussi celui d'un célèbre roman d'Olivier Adam-  sied parfaitement à ce beau livre car Vincent va passer une bonne partie de son temps à chercher en lui sa peine à lamanière d'un objet qu'il aurait simplement égaré.

Forcé de se plonger dans ses souvenirs et livrer une introspection forcément douloureuse,  Vincent va se rendre compte qu'il n'aimait plus sa femme et qu'il se sentait dépossédé de son vrai soi-même par celle ci, et par les compromissions que la vie de couple implique le plus souvent.

Tentant de se ré-approprier ce qu'il pense être  sa vraie personnalité,  et profitant de sa vie de musicien en tournée pour se confronter à soi même, Vincent va finalement se rendre compte que la réalité est plus complexe que ce qu'il pensait et que cette souffrance égarée pourrait bien se retrouver là ou il ne pensait pas la trouver.

"En tournée, chacun est ce qu'il veut, certains tombent le masque, d'autres s'en inventent, d'autres encore demeurent eux même."

L'occasion pour Kent, qui a toujours manifesté dans ses chansons et dans ses livres, une vraie inclinaison  et une vraie tendresse pour les  perdus et les résignés,  de "faire la nique " à ce cynique qui s'est trompé sur ce qu'il pensait savoir de sa vie.

L'occasion également de nous offrir une ballade intérieure un peu désenchantée, mais qui a le mérite de n'être jamais nihiliste ni complétement désespérée - on n'est pas chez Houellebecq- sur l'usure du couple et la renaissance d'un être au coeur gelé.

 Kent, qui a commencé  au début des années  80 à écrire , un peu par hasard, sur proposition d'une jeune éditeur de polars, a eu bien fait de perseverer dans cette voie  : avec  "Peine perdue",  en cet hiver littéraire particulièrement froid,  Kent nous livre un très beau roman qui réchauffe le coeur par sa justesse et son humanité..

 https://www.jailu.com/Catalogue/litterature-francaise/peine-perdue

 2/ Avalanche Hôtel/ Nico Tackian,  Le Livre de poche

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 «  Il y eut un silence d’église. Joshua réalisa soudain qu’il se trouvait en peine montagne, dans les entrailles d’un hôtel en ruine en train de discuter avec un gars qui passait la plus part de son temps à errer dans des couloirs vides en parlant tout seul. Il eut un frisson en imaginant Robert, hache à la main, courant dans un labyrinthe végétal derrière son petit garçon gémissant « REDRUM » avec des yeux révulsés. » 

Rescapé d’une avalanche qui aurait pu lui couter la vie, Joshua Auberson lieutenant de la police de Vevey, petite ville paisible au bord du lac Léman,  se retrouve à faire des rêves récurrents qui le plonge dans une grande perplexité. Des souvenirs très clairs de sa propre enfance se retrouvent mêlés à la progression d’une enquête actuelle.

Depuis longtemps Joshua ressent un vide existentiel profond que rien, dans sa vie, ne comble. Pourquoi a-t-il alors la nette impression que la recherche de l’identité d’une jeune femme sans connaissance dans le centre de réanimation de Lausanne pourrait l’apaiser ?

Fouiller dans le passé d’un luxueux hôtel abandonné, sur les hauteurs de Montreux, va le rapprocher de ses propres souvenirs. Joshua Auberson, en réécrivant l’histoire du Bellevue Grand Palace va enfin pouvoir écrire sa propre histoire.

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Evidemment,  l’ombre de L’Overlook Hôtel chère à Stephen King plane sur le cauchemar éveillé de Niko Tackian. Ce page-turner plutôt efficace  plonge le lecteur dans la psyché humaine et la construction de la mémoire.

Un bon  polar helvétique qui nous parle, sans en avoir l’air, des traumas de l’enfance et du syndrome d’abandon, cette blessure vive qui saigne encore à l’âge adulte.

Une lecture haletante et aussi roborative.

 3/ La conversion, James Baldwin (Rivages Poche)

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  "Mais qu'adviendrait-il alors de son âme appelée un jour à mourir et à se présenter, toute nue,devant son juge ?Fallait-il pour un moment de confort, renoncer aux splendeurs de l'éternité ?"

"La conversion"  est le Premier roman de James Baldwin, un grand auteur américain revenu sur le devant la scène littéraire en France il y a quelques années seulement,  depuis le succès du documentaire de Raoul Peck qui lui était consacré.

Par  le truchement du récit autobiographique, "La Conversion " récrit en 1952 raconte l’examen de conscience de John, le jour de ses 14 ans, en attente d’une révélation mystique.  

Dès ce premier roman, James Baldwin plaide la cause des Noirs et de leur lutte pour l’égalité en mettant en scène une société forcément énormément dominée par l’idéologie ségrégationniste.

 Il se concentre surtout sur la place occupée par la religion catholique (et notamment évangéliste) dans les familles noires. 

Le ton du roman est particulièrement sombre, même si la lumière de la présence divine est toujours visible!

Un grand premier roman dans lequel on ressent les promesses du grand romancier en devenir! 

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lundi 20 janvier

Jojo Rabbit de Taika Waititi en Avant Première à Lyon le 27 janvier 2020

   

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L’humour comme réponse à l’absurdité (monstrueuse) du monde, voilà l’un des thèmes qui anime le cinéma du réalisateur américain  Taika Waititi.

Après "Thor : Ragnarok" qui dépoussierait l'univers Marvel, Taika Waititi revient en force au cinéma avec Jojo Rabbit, en salles le 29 janvier 2020.

Une satire du nazisme à l'humour décomplexé,  adaptée du roman de Christine Leunens, Le Ciel en Cage, dans la lignée du cinéma d’un Groucho Marx, de Charlie Chaplin ou de Roberto Benigni .

Bonne nouvelle: le film sera visible  sur Lyon, avant sa sortie en salles  dès le 27 janvier au cinéma Lumière Terreaux pour la traditionnelle et incontournable avant première du lundi soir (présenté par le non moins incontournable Flavien Poncet)  

Résumé

Avec cet humour et cette sensibilité qui n’appartiennent qu’à lui, le réalisateur et scénariste Taika Waititi met en scène Jojo Rabbit, une satire se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale. Jojo est un petit allemand solitaire. Sa vision du monde est mise à l’épreuve quand il découvre que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier. Avec la seule aide de son ami aussi grotesque qu'imaginaire, Adolf Hitler, Jojo va devoir faire face à son nationalisme aveugle.

Distribué par 20th Century Fox
Sortie en salles le 29 janvier 

AVANT-PREMIÈRE/  Lundi 27 janvier à 20h30 au Lumière Terreaux
Séance présentée

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