assuatRésumé de l’histoire : En décembre 1994, quatre terroristes du Groupe islamique armé (GIA) prennent en otage le vol 8969 Air France à l’aéroport d’Alger - Houari Boumediene avec 227 personnes présentes à bord. Les terroristes revendiquent la libération de leurs camarades d’armes et exigent le décollage immédiat de l’avion. Mais ce n’est finalement qu’après de longues négociations diplomatiques tendues entre les gouvernements français et algériens et l’exécution de 3 passagers que l’avion quitte Alger et atterrit à l’aéroport de Marseille-Provence. Trois personnages, Thierry, un membre du GIGN, Carole Jeanton, une technocrate ambitieuse et Yahia Abdallah, un djihadiste déterminé sont au cœur de l’événement. Leurs logiques vont s’affronter jusqu’au dénouement final. Devant 21 millions de téléspectateurs, l’assaut du GIGN va mettre un terme à cette prise d’otages.

 

 

 Critique : L'assaut relate un fait divers dont j'ai des souvenirs assez précis, comme tous ceux de ma génération qui avaient 18-20 ans au moment de cette prise d'otages.

 

Donc il m'intéressait de savoir comment cet évènement qui avait marqué les mémoires collectives pouvait être rendue par la fiction.

 Et le gros problème, à mon sens, c'est que de fiction, il n'y a presque pas, sauf visiblement toute la partie avec Mélanie Bernier, au ministère de la Défense,   mais qui du coup est assez loin de la réalité et semble par conséquent déconnecté du reste du film, donc peu crédible.

 

Le réalisateur a pris l’option  de coller au plus près de la réalité, prenant comme modèle le film de Paul Greengrass, Vol 91 sur la tragédie du 11 septembre, vu à l'intérieur d'un des avions qui se sont écrasés, mais, du coup, il manque ce degrés d'empathie et d'identification, apte à créer un  vrai tissu romanesque.

Nous sommes  à un moment en compagnie des preneurs d'otage, puis on les abandonne totalement pour se retrouver collés au basque du   GIGN ( on se croirait à ce moment un peu dans un film de propagande) ,  mais en les regardant toujours comme de simples spectateurs, et jamais en ne ressentant une vraie vibration pour leur destinée.

 

La dernière partie, l'assaut proprement dit, est assez symptomatique de l'échec du film: en étant carrément à l'intérieur de la tête d'un des soldats du GIGN joué par  un Vincent Elbaz un peu éteint,  on ne discerne absolument rien de l'action, et du coup, on est complètement paumé, et en fait extérieur à la tragédie qui se joue. Le parti de mise en scène se retourne en fait contre la volonté de l'auteur, ce qui est vraiment dommageable.