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Tous ces jours sans toifait partie de ces livres dont l’ouverture, intrigante à souhait, ne tiendra, hélas,pas toutes ses promesses.

Le prologue met en scène un éditeur qui découvre le livre que l’on va lire, écrit par Marion. Celle-ci, héroïne du roman, narre par le menu détail son enfance provinciale à Pau  ainsi que ses péripéties amoureuses avec un jeune homme qui deviendra un homme politique connu, un certain Laurent Wanquiez, (à une lettre prés, on pense forcément à Laurent Wauquiez, plus sexy qu’ Hortefeux ou Devedjian il faut bien le reconnaitre.)

Bref, on se dit alors que l’on va avoir droit à une intrigue croustillante  sur les arcanes du pouvoir, que l’on va connaitre les détails des travers sentimentaux de nos élus, malheureusement, le livre ne va jamais traiter ce sujet puisque la jeune pousse UMP ne réapparaitra que dans les 15 dernières pages du roman.

Auparavant, après quelques chapitres décrivant dans le menu détail les premiers émois estudiantines, pas forcément très passionnantes, de Marion, le livre opère un virage à 90° en suivant d’autres personnages, Pierre, puis Victoire, lointains camarades de fac de Marion. Dès lors celle-ci est complètement abandonnée, ce qui laisse une impression étrange : comme si l’auteur, pas farouchement convaincu du potentiel d’intérêt de sa propre héroïne l’éjectait de son roman pour se concentrer sur d’autres histoires, effectivement plus accrocheuses et mouvementées, que celle de Marion. Ce changement de narrateur pourrait sans doute être très réussi et ambitieux, mais, faute de liant et de fluidité, il laisse assez perplexe.

Les derniers chapitres qui marquent le retour de Marion (et donc des prémisses de son histoire d’amour avec Lolo Wanquiez), laissent à penser que ce livre est en fait le premier tome d’un feuilleton qui en compterait plusieurs autres.  Du coup,  peut-être faut-il attendre pour avoir un avis sur ce livre et le juger seulement à l’aune des épisodes suivants.