open spaceMon inconscient a parlé : à quelques jours d'intervalle, sans même le faire exprès  , j'ai emprunté dans deux bibiothèques différentes deux BD portant sur la même thématique. Bon, je pourrais trouver des excuses, du style que c'étaient les seules BD pas trop crades (ah je sais, je suis pas un bon client des bibliothèques, j'ai du mal avec les livres avec des traces de doigt- ou autres un peu partout) et qui n'étaient pas de l'héroïc fantasy ou du manga,  mais quoiqu'il en soit, ces deux BD sont trés similaires puisqu'elles traitent du monde de l'entreprise et de ses dérives.

Cela étant dit, le traitement reste quand même radicalement différent entre les deux.

Prenons la première d'entre elle, Dans mon open space, l'auteur, un dénommé James a pris résolument la carte de l'humour pour traiter des petites rivalités. Une sorte de caméra café version BD, mais avec des lapins et des chiens à la place de Solo et le Bolloch' (donc plus expressifs qu'eux :o). Comme j'adore en général tout ce qui a lien avec l' anthropmoprhie,  j'ai bien marché à cette Bd : les personnages, tous représentés sous les traits d'animaux se croisent, se parlent, font des réunions de travail, font du marketing tout en accueillant un nouveau stagiaire pas très à l'aise au milieu de tout ça. J'attendais peut-être un peu plus de férocité  et de mordant pour que cette BD laisse un souvenir plus vivace après la lecture, mais la lecture reste très agréable.

Ce qui n'est par contre pas du tout le cas pour la seconde BD que j'ai lu dans la foulée :L'entreprise m'a tuer (on se doute à quel fait divers ce titre fait allusion). Dans cet ouvrage, un dénommé Jean Doritz  insiste-lourdement- sur le coté mortifère de l'entreprise : ainsi, les bureaux sont remplis de placards ressemblants à des cavaux ou des tombes, les DRH attendent leurs agents avec des couteaux et des mitraillettes.  Harcélement moral et humiliation sont monnaie courante. L'ensemble pourrait être pertinent si il n'était aussi mortifère et anxiogène. Très franchement, on a beau avoir connu des vertes et des pas mures dans le monde du travail (et c'est d'ailleurs mon cas), tout n'est quand même aussi glauque que le voit Doritz, dans le cas contraire, c'est vraiment à se flinguer, comme il le dit.

Enfin bref, si aucun de ces 2 BD ne vous branchent, vous pouvez toujours vous rabattre sur un mix des 2, du moins, dans le titre, avec le récit L'open space m'a tuer qui raconte également , mais sous la forme d'un récit et non pas d'une BD les travers de la pression de la rentabilité et du profit sur le personnel de l'entreprise. Celui la, je n'ai pas voulu le lire pour le moment.. Je me suis dit que trop d'ouvrages sur les travers de l'entreprise  risque de me donner une indigestion, et vu le nombre d'années qui m'attendent encore  à travailler, vaut mieux que j'y aille mollo, vous ne pensez pas?