jacob  Le festival de Cannes de 2004 restera  gravé dans ma mémoire  personnelle à tout jamais. En effet, c'est cette année là que j'ai eu la chance de gagner un jeu concours avec une revue  (une des rares que je ne lis jamais en plus) et d'aller passer deux jours de rêve à Cannes en plein festival avec tout le toutim : séjour dans un hôtel 4 étoiles, maquillage, montée des marches, projection de 2 films de la sélection officielle, diner de gala dans un super restau, et soirée  dans al boite de  Même si Thierry FrémeaJean Roch, le VIP Room. Bref, de superbes souvenirs  en bôite  à raconter à mes petits enfants en perspective.

Mais 2004 était également  à marquer d'une pierre blanche pour deux autres personnes, étroitement liées, Thierry Frémeaux et Gilles Jacob. C'est en effet cette année là que Jacob a laissé à  Frémeaux   le flambeau de la sélection officielle.

Mais cela n'empeche aucunement  le festival de Cannes de rester associé pour de longues années encore au nom de Gilles Jacob. Il faut dire que ce Monsieur, délégué général à partir de 1977, a été pendant toutes ces années Le Monsieur Cannes, celui qui décide de la sélection ou non d'un film au festival, celui qui est chargé de l'organisation de tout le protocole et de la constitution des membres du jury.  Depuis, Jacob est devenu président, titre plus honorfiique, mais n'en  garde pas moins  un  rôle primordial dans la direction du festival, notamment par rapport aux institutions et aux distributeurs.

C'est dire le pouvoir de cet homme sur les décideurs du cinéma, vu l'importance qu'a encore aujourd'hui la présence d'un film à cette viitrine fabuleuse qu'est le Festival. Et pour pouvoir mener à bien ces acitivtés et garder une certaine indépendance vis à vis des acteurs du cinéma, Gilles Jacob ne sort jamais d'un réserve naturelle et élégante.  De fait, que la publication l'année dernière de ses mémoires, La vie passera comme un rêve ( très beau titre, je trouve) pouvait interpeller et séduire.

Personnellement, je suis de ceux qui ont toujours préféré les films de Cannes à tout le décorum autour ( festival_cannes_500stars, paillette, tapis rouge), et donc je me doutais que ce film allait m'apprendre pas mal de choses sur les coulisses des sélections et des palmarès  des festivals les plus marquants (car ma visite en 2004 était trop brève pour que j'en cerne l'envers du décor, et ce n'était pas trop le but non plus). Et, dans ce sens, je n'ai pas vraiment été déçu.

Et si on doit faire un résumé de l'essentiel des ces révélations sur les dessous du festival,  on peut dire que  ces stars du 7ème art, souvent des génies de la réalisation, mais également des grandes comédiennes, sont aussi des divas aux caprices et à l'égo supra surdimensionné. Rares sont les stars qui sont épargnées par le regard acéré de Monsieur Jacob : De Martin Scorsece qui conditionne sa présidence au jury 1994 à tout un tas de conditions presque irréalisables, à Gérard Depardieu qui hurle de colère auprès Gilles Jacob lorsqu'un de ses films dont il est le producteur n'est pas séléctionné, sans oublier Roman Polanski, président du jury 1991, estimant la sélection indigne à ses yeux, qui décide de ne récompenser qu'un seul film, le Barton Fink des frères Coen,  toutes ces confidences jubilatoires m'ont fait prendre conscience que tous ces gens vivent quand même sur une autre planète que la notre.

Heureusement, certaines personnes, plus particulièrement des actrices échappent aux critiques de Monsieur Cannes : Jeanne Moreau, Catherine Deneuve et Isabelle Huppert sont ainsi  dessinnées avec l'oeil d'un homme droit dans ses bottes et ses convictions, mais avant tout sensible au charme et à la grace des très grandes comédiennes et trés grandes dames que sont ces 3 actrices.