les beaux gossesBon, avant de commencer mon article, je tiens à contester les évidences: je ne suis pas de ceux qui tirent à boulets rouge contre le cinéma français: si certains le trouvent trop intellos, trop chiant, pas assez drole, avec pas assez d'action, j'en passe des vertes et des pas mures, de mon coté, je l'ai toujours défendu, même plus jeune, et si on faisait une liste de mes 100 films préférés, je pense que la moitié viendrait de la production hexagonale.

Bon, ceci étant dit, je peux aujourd'hui lancer mon coup de griffe contre un film.....français, une fois de plus, et encore un qui a bien marché, comme le Tournée  ou la Môme des semaine passées (on va pas tirer non plus sur les ambulances, c'est pas trop mon genre), je veux parler des Beaux gosses de Riad Satouf.

Et pourtant, là encore, je partais avec un a priori positif: je connaissais bien Riad Satouf comme dessinateur de BD, et j'adore son univers et la plupart de ses BD de la vie secrète des jeunes ( dont canal plus a tiré une série assez drôle) au Manuel d'un puceau dont les beaux gosses est librement inspiré.

Et bien, alors que tout le monde ou presque a applaudi des deux mains  l'abandon- temporaire de Sattouf debeau son crayon au profit d'une caméra, pour ma part, j'ai trouvé que son univers seyait mieux aux planches qu' aux écrans noirs. Le côté trash, un peu glaque, un peu béta des personnages et des situations est drôle en dessin, ici, tout tombe à plat. Et c'est surtout là le noeud du problème : personnellement, je n'ai pas très envie de passer près de deux heures en compagnie d'adolescent aussi bêtes et moches. Bon je sais bien, la vie ne ressemble pas aux personnages des comédies américaines, tous plus beaux les uns que les autres aux dents les plus blanches possibles, mais là quand même, on atteint un tel degrès de bassesse et de crétinerie. J'aurais aimé que ces adolescent mal dans leur peaux montrent des failles  et trésors d'humanité et pas uniquement que leur coté puceau qui ne pense qu'à niquer. J'avoue avoir eu du mal à comprendre comment la jeune fille dont est éprise le héros (?) peut s'interesser à un type aussi bas du plafond, et du coup, j'adhère mal au reste de l'histoire.

Bon, sans doute suis je rabat joie, mais pourtant, je vous assure, je ris comme un fou aux BD de Riad Sattouf, donc pourquoi pas je reste de marbre devant ces films... Peut-être changerais je d'avis avec son prochain, car visiblement, vu le succès de celui là, l'artiste veut renouveller rapidement l'expérience.

Allez, la bande annonce pour ceux qui l'ont vu et qui sont pas découragés par ma critique assassine )))
Les Beaux gosses - Bande Annonce du Film -