Baz'art : Des films, des livres...

22 septembre 2011

Corneille, parce qu'il (re)vient de loin...

corneilleA l'heure où j'écris ces lignes, Djahann a déja gagné mon concours chanson française qui a fait un peu pschittt et a donc déja remporté, entre autres, le DVD de Corneille enregistré au Zénith en 2006, année où le dit Corneille y était (au Zénith, vous me suivez?)

Et de cette tournée de Corneille  début 2006, j'ai assisté à un de ses concerts, donnés Lyon à la Halle Tony Garnier, et je m'en souviens d'autant mieux que ma campagne était enceinte jusqu'aux dents de notre fils, et que du coup, on avait eu des places privilégiées, entouré de pas mal d'éclopés (femmes enceintes donc, mais aussi handicapés moteurs et mentaux )... Mais rassurez vous, ce n'est pas que pour cette raison que ce concert m'a laissé forte impression, mais aussi car la prestation de l'artiste m'avait pleinement convaincu.

A cette époque pas si lointaine, peu d'artistes français réussissait à manier le r'n'b et la soul avec la langue de molière, ceux qui l'avaient fait s'étaient bien casser les dents, et ce jeune homme, dont le nom de scène fait forcément penser à un de nos illustres écrivains, y parvenait avec un vrai talent et une vraie fraicheur. J'avais trouvé sa prestation trés élégante, que ce soit dans les tenues qu'il arborait, sa façon d'accaparer la scène corneille liveet son aisance avec les musiciens et les choristes. Et du coup, je trouvais qu'on  arriver à vite oublier  en l'écoutant tous les traumatismes que cet artiste traine avec lui, et auxquels on pense forcément quand on parle de lui.

Car évidemment, Corneille s'est longuement épanché à ses débuts sur le terrible drame  qu'il a connu lors de sa jeunesse. Rappelons simplement pour ceux qui ont peu de mémoire que, pendant le génocide rwandais, son pays d'origine,  un groupe armé  est entrée dans la maison familiale, tuant ses parents ainsi que ses frères et sœurs. Corneille assiste impuissant au massacre, il n'est épargné que parce qu'il s'est caché derrière un canapé.  Quelques années plus tard, réfugié au Canada, Corneille va se lancer à corps perdu dans la musique, et puisera certainement dans cette terrible épreuve une force qui lui permettra d'exorciser ses démons par la musique. Et le public est forcément touché par le sourire permanent de l'artiste, et de sa capacité à mettre en oeuvre le fameux concept de résilience cher à Cyrulnik (notamment dans sa chanson phare " parce qu'on vient de loin")

Hélas, aprés ce triomphe en France  assez fulgurant, Corneille va connaitre un sévère passage à vide, et toutes ses expériences musicales vont se solder par un échec cuisant. Que ce soit sa collaboration à l'eurovision en 2006 où l'interprete de sa chanson "il était temps", Virginie Pouchain (si quelqu'un sait il ce qu'est devenue cette jeune femme, me contacter) va finir 22ème sur 24, et où sa tentative de conquérir le marché internationl avec un album exclusivement en langue anglaise The Birth of Cornelius ne connaitra aucun succès notable. Corneille semblait descendre la pente aussi vite qu'il l'avait remonté, d'autant plus que son dernier album à ce jour, qui ne portait  même pas de titre, est sorti en 2009 dans la plus grande confidentialité.

Heureusement, l'année 2011 semble être plus positive pour l'artiste avec deux singles qui ont squatté la bande FM: le premier, sorti en début d'année, le meilleur du monde (morceau du groupe de rap TLF où Corneille fait une featuring sur le refrain), et surtout son second le jour aprés la fin du monde, qu'on entend 15 fois par jour sur les radio, et qui montre que Corneille n'a rien perdu de son flow et de son talent à trousser de belles balades.

Alors retour en grâce ou simple feu de paille? L'avenir nous le dira, et Djahann aussi qui aura donc la chance de visionner sa prestation scénique en DVD.


Corneille - Le jour après la fin du Monde (NOUVEAU CLIP)

Posté par filou49 à 08:30 - musique - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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Mortelle hotesse: quand un auteur m'interpelle

mortelle hotesseCela fait maintenant près de 6 mois que j'ai commencé ce blog, et sans que le nombre de mes visiteurs ne décolle vraiment; de temps en temps, un mail ou un contact quelconque te démontre que ma notoriété, toute relative soit-elle, est quand même un tout petit peu importante qu'au début de cette aventure.

Ainsi, en pleine torpeur estivale, j'ai reçu un mail d'un certain Bernard Pasobrola,bernard_pasobrola écrivain de son état qui m'interpellait pour me parler de son nouveau polar, Mortelle Hotesse qu'il venait de publier.

  Lorsque je lui ai demandé pour quelle raison, il voulait passer par les blogueurs pour faire de la promotion pour son livre, Bernard Pasobrola m'a confié que :  " les blogs et les webzines culturels jouent aujourd'hui un rôle important dans la vie littéraire alors que les recensions des journaux et magazines traditionnels sont devenues squelettiques. C'est la raison pour laquelle je tente de faire connaître mon travail sur la Toile".

Evidemment, personne ici ne peut le contredire, et c'est grâce à son enthousiasme à faire connaitre son livre sur les blogs, que je me suis empressé de le lire et de le commander à sa maison d'édution, la Vie du Rail.

La vie du rail   est  à l'origine un groupe de presse spécialisé dans les chemins de fer, mais qui a aussi dévellopé une partie édition littéraire, mais en ciblant forcément les romans qui ont comme particularité  de se dérouler dans les transports en commun, et si possible, les trains. J'ai donc, après avoir contacté le service marketing du groupe, pu avoir ce livre entre les mains pour vérifier, entre autres, si mortelle hôtesse  était aussi "mortel" que son titre le promettait.

Ce qui est sûr, c'est qu'on comprend de suite pourquoi le livre est publié chez Rail Noir (le volet polar de la Vie du Rail): la première scène se déroule dans un Eurostar, et tout au long du livre, le train est plus qu'un décorum, mais quasiment un personnage  à part entière de ce polar qui n'en manque pas.

D'ailleurs, on passe souvent d'un personnage à un autre, et on est parfois un peu perdu dans ce maeström de situations et d'acteurs différents. Le seul personnage qui sert de fil conducteur à cette intrigue est un dénommé Richard Meyer, employé d'une agence sanitaire privée, et qui est chargé de retrouver un certain Katz,  un diamantaire disparu il ya 2 ans. Victime d'un mystérieux virus qui rend aveugle plusieurs autres diamantaires, Katz a été kidnappé dans sa chambre d'hôpital et Richard Meyer est lancé dans un long périple pour retrouver sa trace.

Le milieu des diamantaires est donc trés prégnant dans Mortelle Hotesse, et l'auteur, qui a travaillé comme plasticien, connait bien le monde des diamantaires, tant l'ouvrage est trés documenté et foisonnant de détails qui sonnent bien crédibles. Mais Pasobrola ne s'arrete pas aux simples diamantaires, puisqu'il nous entraine en Afrique du Sud où l'extraction des diamants va donner lieu à un scandale policito-économico sous fond de blanchiment d'argent. L'auteur ne ménage donc ni rebondissement ni coulisses du pouvoir et les amateurs du genre seront forcément comblés. Pour ma part, je préfère certainement les  intrigues plus intimistes ou plus proches du réel, mais je n'ai pas pour autant boudé mon plaisir, et fut guère mécontent que Monsieur Pasobrola ait daigné venir me chercher...

Posté par filou49 à 06:16 - roman - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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