Baz'art : Des films, des livres...

31 octobre 2011

Spécial Halloween: le cinéma, les monstres... et moi!!!

horreurAllez, pour une fois, je vais un peu arrêter de surfer à contre courant de l'actualité, et vais donc profiter de ce 31 octobre, jour d'Halloween (je le signale si besoin était, pour les éternels résistants à l'hégémonie de la culture US) pour vous parler cinéma......d'horreur. Et profitez en bien, pour les fanas du genre, car ce n'est pas demain la veille, je pense, que je vais vous en reparler.

En effet, dans les genres cinématographiques qui me laissenthalloween totalement froids- avec les westerns et les films de la guerre-, figurent en bonne place les films d'épouvante.

Je sais, il est  si bon de frissonner, de s'amuser à se faire peur, mais personnellement les doses d'hémoglobine et les boyaux qui giclent,  j'aime pas ca du tout. Pire encore, je ressents  vraiment un sentiment de dégout, un de ceux  qui ne vous procure aucun plaisir. 

Et puis, je sais, je suis un vrai  rabat joie, mais  dites moi où est la véracité psychologique et l'intensité dramatique dans les shlashers movies? Le genre est trop souvent à la frontière du parodique ou du ridicicule (frontière allégrement franchie parfois) pour me donner des vrais sensations que j'aime avoir au cinéma.

Bon, une fois cela dit, j'en ai quand meme vu des films d'horreurs, vu la boulimie cinématographique qui m'étreint parfois, et parmi ceux la, je vais quand même en ressortir 5 qui ont réussi à me séduire, et en quelques mots, ce que j'ai aimé dans ces films :

1.Scream 1 : Celui là, je l'ai vu  en plein été,  en plein air, en séance de nuit, et même si j'avais beau dire sur le chemin du retour à la location à mon frère que :  "non, décidement, les films d'horreur, ca ne me fait rien du tout", le sursaut terrible que j'ai fait sur le chemin au premier bruissement de feuille voulait tout dire. Et je ne vous raconte même pas le bond que j'ai fait quand le lendemain matin dans la résidence, le téléphone a sonné...

souviens toi2. Souviens toi l'été dernier : Bon, alors autant Scream est reconnu par tout le monde comme un chef d'oeuvre du genre, Wes Craven oblige, autant celui la est assez raillé par les afficionnados du cinéma horrifique. Et pourtant, personnellement, cette histoire de groupes de jeunes qui ont un accident de voiture et laissent pour mort un type, avant de se voir rappeller quelques mois aprés leur terrible méfait m'a bien fait flippé, et surtout dit des choses pas trop bêtes sur la culpabilité et la trahison. Par contre, ensuite, tous les films qui ont allégrement pompé dessus (et notamment le numéro 2 et 3 de souviens toi... étaient quand même, je le concède volontiers, d'une bétise sans nom.

3. Halloween 1 : encore un film reconnu par tous les cinéphiles comme un des meilleurs du genre, filmé par le halloween_xl_01--film-Bgrand John Carpenter. On est plus ici dans la terreur psychologique que dans l'horreur même, mais admettons quand même que le masque du tueur fout sacrément les jetons  (regardez la photo à droite, brrrr) et que Jamie Lee Curtis à cette époque, sacrément jolie...là encore, les sequels de ce film étaient totalement évitables ( et évitées)...

4.Le projet blair witch : Celui là, je suis allé le voir tout seul au cinéma, malgré mon aversion pour les films d'horreurs, galvanisé par les échos que je pouvais entendre ici et là. Alors, sans doute ce film n'a pas révolutionné le cinéma d'horreur, mais il a quand même ouver une sacré voie à plusieurs films ( REC, Paranormal Activity), et surtout, depuis, je ne fais plus de camping en foret ( bon j'en faisais pas des masses avant je le reconnais) et surtout depuis que je tiens mon caméscope en filmant les pieds, je réplique "ben, quoi, je fais mon projet Blair Witch à moi, c'est tout" :o)

ring5.The ring : Bon, je sais, je ne suis pas un puriste, je n'ai pas vu la version japonaise, parait-il bien plus flippante, mais l'américaine avec la toujours magnifique Naomi Watts a suffi à me faire frissonner, et depuis,lorsque désormais l'écran de ma TV s'éteint d'un coup ( ce qui est normal après 30 minutes de veille, elle est programmée ainsi),  je sursaute sur le coup et m'attends toujours à avoir des images subliminales qui vont survenir...

Bon, j'imagine que les grincheux, et surtout que les grands fanas du cinéma d'horreur vont trouver que ma séléction manque par trop de viscères, d'organes broyés et autres gentillesses, mais désolé, Massacre à la tronconneuse ou la colline a des yeux, j'ai essayé, ce n'est vraiment pas pour moi. Et estimez vous heureux, j'avais trés envie de citer dans mon top 5 Les gremlins, le vrai film d'horreur qui m'a transporté d'aise, mais bon, il parait que c'est un film pour enfant, donc j'aurais perdu toute crédibilté.

Comment cela, c'est déjà fait? Bon, ben, dans ce cas, tant pis et Happy Haloween à tout le monde, avec ou sans film d'horreur...

Posté par filou49 à 06:42 - cinéma - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


30 octobre 2011

Nos meilleurs films : un nouveau site de cinéma

Je n'ai pas pour habitude de faire la promotion de sites concurrents, mais je vais faire une petite exception pour signaler l'arrivée sur la toile, depuis vendredi 28 octobre, d'un nouveau site exclusivement consacré au cinéma, Nos meilleurs films.

Ce site communautaire est composé d'unemes une toute jeune équipe de 8 membres ayant pour but de propager leurs idées cinématographiques dans un esprit de partage d'avis sur le cinéma! Ce sont de purs amateurs, sans but commercial, avec pour simple intention à terme de trouver quelques lecteurs sensibles à nos idées, et de pouvoir partager, débattre sur  leurs articles !

Pour inaugurer de la meilleure façon l'arrivée de leur site, les administrateurs de  Nos Meilleurs films ont décidé de lancer un concours. Toutes les informations sur ce concours  se trouve ici, mais sachez que le premier lot vaut largement le coup :  Home ciné+ écran LCD ( par rapport aux dotations de mes concours, c'est -très légèrement- au dessus:o).

J'ai trouvé que vous en parler ce dimanche, jour où j'organise moi même des concours liés au cinéma, rentrait parfaitement dans l'esprit de mon blog.

Alors bonne chance à ce nouveau site, et  surtout bon dimanche à tous les cinéphiles passionnés...et les autres:o)

 

Posté par filou49 à 11:30 - humeurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Le concours du dimanche: cinéma...et musique ( kdo inside)

johnny-english-le-retourDans mes cadeaux proposés de cette semaine, il y avait à la fois des places de cinéma, et  un CD sampler en 2 exemplaires: Ce qui a carrément fait dire à Potzina  que je suis l'incarnation du papa Noël. N'exagérons rien, Potz, un père Noêl a quand même une hotte plus remplie que des petits cartons de 5 cm sur 10 ( bon j'ai pas calculé tu m'en veux pas?)... Bon, ce qui est sûr, c'est qu'il ya pas eu foule  à être attiré par mes places de cinéma, et à peine plus de monde pour les compilations du Prix Constantin.

Je ne vais pas me plaindre : le tirage au sort a été plus facile à procéder puisqu'une seule personne a demandé les invitations pour Gruffalo, et ce n'est autre que...Potzina...bravo à toi, les places sont déjà arrivées à destination.

Et une seule aussi ( une autre a jeté l'éponge en cours de route, faute d'arret de projection du film)  a voulu voir le skylaget c'est donc Papilotte qui recevra les places (j'attends toujours ton adresse par contre).

Bon, c'est vrai que j'ai choisi des films qui ne restent pas longtemps à l'affiche, et pas forcément des films grand public, c'est pour cela que je change mon fusil d'épaule avec un film bien plus populaire et diffusé. Il s'agit de Jonhny English le retour,  sorti le 19 octobre, avec l'innénarable Mister Bean en pseudo James Bond de pacotille.

La bande annonce laisse plutot présager de bons moments de rigolade. Jugez en plutôt vous même:
JOHNNY ENGLISH, LE RETOUR : BANDE-ANNONCE VOST HD

  Bref,  tous ceux qui sont séduit par ce film et aimeraient se détendre au cinéma me le disent en commentaire avant mardi 1er novembre, 22 heures, et j'envoie une invitation pour deux personnes par tirage au sort à ceux qui sont intéressés.

J'ai encore une autre invitation à vous faire gagner, mais comme il s'agit d'un film que j'ai vu hier au cinéma, et dont je vous parle trés bientôt, je vous le dirais à la fin de mon billet ( ca vous oblige à suivre tous mes billets de la semaine, le vicelard que je suis)!!

Et sinon, pour les 7 participants au cd compilation du prix constantin,  c'est randomizer  qui a parlé  et voici le copier coller du tirage au sort :

  1. atipic
  2. mimi 62
  3. djahan
  4. hell 62
  5. olivia
  6. laura
  7. my discoveries

Comme vous le voyez, c'est atipic et mimi 62 qui ont été désigné. Alors mimi 62, pas de problème et bravo à toi,  j'attends que tu me contactes pour tes coordonnées.

J'ai un peu plus de  problème de conscience concernant le 1er vainqueur, atipic ,que je connais bien puisqu'il s'agit de ................mon frangin!!!

Bon, ce dernier a  tout de même demandé  en participant si le réglement interdisait à un membre de la famille de concourrir... eh comme je n'ai pas de réglement officiel, comme dans un jeu concours prévu par huissier de justice, j'ai toléré sa participation et... randomizer a décidé de me faire un pied de nez en le faisant gagner....

Bon au moins, je ne paierais pas de frais postaux, il attendra que je le voie pour lui donner son lot... dommage pour les autres qui ne sont pas de ma famille, mais continuez de jouer la prochaine fois, je vous rassure, j'ai une soeur, mais elle, au moins ne suit pas mon blog))

Sur ce, bon dimanche à tous et pour les habitués des jeux concours, à dimanche prochain!!!

Posté par filou49 à 09:40 - jeux - Commentaires [10] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,

29 octobre 2011

Le coup de griffe de samedi : Des hommes et des dieux

des-hommes-et-des-dieux-des-hommes-et-des-dieuxAlors là, en ce samedi 29 octobre, je sais que je ne vais pas me faire que des ami(e)s, et que certains ont déja du déglûtir  douloureusement leur petit déjeuner rien qu'en voyant le titre. Des hommes et des dieux, grand prix du jury du festival de Cannes  2010 a fait une telle unanimité (3 Millions de spectateurs pour un film peu accesible de prime abord, c'est assez exceptionnel) et porte en lui un sujet tellement universel que tout hypothétique détracteur est taxé de mécréant sans coeur.

Une fois cela dit, le mécréant sans coeur va essayer de vous dire pourquoi le dernier film de Xavier Beauvois l'a décu lors de sa vision sur Canal plus la semaine passée.

Et pourtant, il faut dire que Xavier Beauvois fait partie des réalisateurs français que j'apprécie particulièrement, que je suis depuis son premier film Nord  jusqu'à son avant dernier, Le Petit Lieutenant, qui m'avait bouleversé, en passant par Selon Mathieu où le duo Benoit Magimel/ Nathalie Baye faisait des étincelles. C'est peu de dire que  j'attendais donc avec grande impatience ce film aux récompenses multiples.

Mais c'est justement, comme je le théorise souvent, quand il y a trop d'espérance autour d'un film que, dans es-hommes-et-des-dieux-lp-dugit bien 90% des cas, la déception est au rendez-vous.

Et là, j'ai beau essayer d'analyser en long et en large les raisons de cette déception, je ne peux que vous réfleter l'ennui distingué que j'ai ressenti à la vision de ce film, qui, hélas, malgré toutes ces qualités déja énumérées ici et la, ma laissé au bord de la route.

Contrairement à ce que certrains spectacteurs ont pu ressentir, jamais je ne me suis senti être à l'intérieur de cette communauté religieuse : les scènes de prières et de labeur quotidien (le travail du jardin, la vente des produits de culture sur le marché) m'ont semblé assez interminables, et j'attendais avec impatience les rares scènes de conversation, même si, en général, ces dernières également me fustraient par leur côté abrput.

Certes, je me doutais qu'en m'imiscant dans le quotidien de 8 moines, j'allais plus me retrouver dans un univers proche des Dardenne que celui de Woody Allen, mais malgré cela, j'ai trouvé la caméra de Beauvois trop froide, trop distante pour  me permettre de vraiment vibrer devant ces moines qui traversaient pourtant une épreuve terrible. Bien sûr, Les questions soulevées sont pourtant essentielles et profondément intelligentes ( est ce que la foi vaut le coup d'y risquer sa peau?),  et certaines scènes ( celles du repas avec le lac des Cygnes en toile de fond- tellement plébisicitée lors de sa sortie), mais aussi la première incursion de l'armée le soir de Noël) possèdent une force indéniable,  mais le film dans son ensemble n'est pas aussi percutant qu'il le promettait.

 Décidement, après Entre les murs et Un prophète qui m'avaient également déçus, dans une moindre mesure, les films français qui ont connu le triomphe cannois ne m'emballent pas comme je le voudrais. Du coup, je redoute de voir The artist et Polisse qui ont connu sensiblement la même destinée.


Des hommes et des dieux Bande-annonce 1

 

Posté par filou49 à 06:09 - Le coup de griffe du samedi - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,

28 octobre 2011

Cadres noir: un polar social mené d'une main de (Le)maitre

cadres noirsJ'ai assez critiqué le roman policier français, notamment dans mes billets sur le prix du polar de points, pour ne pas reconnaitre que parfois, il peut aussi produire son lot d'oeuvres épatantes. C'est le cas du thriller Cadres Noirs, écrit par Pierre Lemaitre, qui avait déja été remarqué par  son précédent thriller Robe de Marié, qui bien qu'interessant, m'avait moins emballé que celui là.

Il faut dire que Cadres Noirs va, sans inhibition aucune, sur le terreau du social, et s'il n'est évidemment pas le seul roman noir à le faire, il y va  frontalement, en posant une réflexion finement amenée . D'un fait divers qui pourrait totalement survenir  dans notre société de maintenant, Lemaitre nous fait réfléchir sur la réinsertion sociale, celle qui passe exclusivement par le travail, et qui peut amener les individus, même les plus normaux de prime abord, aux plus sombres dérives.

Parmi ceux ci, prenez Alain Delambre, un cadre dans les RH, de  +  de 55 ans, et anéanti par quatre années de chômage sans espoir. Aussi, quand un employeur accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout : à emprunter une somme d’argent considérable, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement, un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.

Le roman est  parfaitement construit, se divisant en trois parties : la première et la dernière offrant lelemaitre point de vue du héros, la partie du milieu étant narrée par l'organisateur de la simulation de prise d’otages. Cette alternance des voix narratives nous permet de comprendre  les motivations profondes de la partie adverse,et d’intensifier le suspense.

Les événements malheureux s’enchaînent de manière inéluctable, chaque acte posé par les personnages les conduisant à leur perte. Il ne suffit pas à Delambre d’être humilié après avoir servi la cause de l’entreprise, d’être diminué dans le regard de ses proches : sa révolte individuelle restera implacablement destructrice. Alors, forcément, il est difficile d'ahérer totalement à cet homme qui est pret à trahir les interets de ses proches pour toucher le gros lot et se faire de l'argent sur le dos du patronat, et la fin n'est pas toute rose, car Delambre laissera quelques plumes en route, mais il est impossible aussi de ne pas se passionner pour sa quête de réhabilitation sociale, malgré les moyens peu légaux qu'il emprunte.

C'est cette ambivalence que Pierre Lemaitre arrive parfaitement à nous restranscrire dans ce polar qu'on lit le souffle court jusqu'à la dernière page de cet implacable rouage. Un polar qui sait à la fois nous divertir et nous faire réflechir sur  les dérives de nos sociétés industrielles, voilà un pari réussi d'une main de (Le) maître!!!

Posté par filou49 à 06:48 - roman - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,


27 octobre 2011

"Journal d'un journal" : Libé vu des coulisses

journal-d-un-journal-bd-volume-1-simple-28260Je vous l'ai déja dit plusieurs fois, je suis un gros consommateur de presse écrite, et notamment de mon Libération que je reçois chaque matin dans ma boite aux lettres. Forcément, j'étais  donc fortement interessé par le voyage que me proposait Mathieu Sapin, un bédéiste qui s'était déja fait remarquer l'année passée en nous proposant le Journal d’un tournage qu’il avait consacré à la réalisation du film Gainsbourg de Joann Sfar.

Mathieu Sapin (voir photo à droite) commence donc à devenir une sorte de spécialiste de ce genre desapin-2  reportages dessinés,  en relayant, avec ses yeux de néophyte, et une candeur quelquefois un peu feinte,  un  milieu qui lui est étranger; là le cinéma, ici la rédaction d'un journal.

Et j'avoue beaucoup aimer ce genre de BD,  qu'on pourrait nommer "illustration d'investigation", à savoir  une sorte de  "making off" par le biais des bulles . Dans ce domaine, le Quai d'Orsay de Christophe Blain, qui se passe dans les secrets d'alcove d'un cabinet ministériel, constitue le chef d'oeuvre.

Ici, dans son Journal d'un journal, Sapin nous dit tout- ou presque- des coulisses de ce grand quotidien. Des salles de rédaction à la machine à café, Sapin était (omni)présent à un moment charnière de l'histoire du journal, le changement de direction ( Joffrin laissant sa place à Nicolas Demorand en mars 2011).

Visiblement, Mathieu Sapin a eu carte blanche : il a pu avoir libre accès dans les locaux et a côtoyé l'équipeJournal-d-un-journal-Mathieu-Sapin durant ce temps fort de la vie du journal. Carnets en mains, il a croqué les petits et grands moments qui animent le quotidien d'une des plus importantes rédactions de presse écrite en France.

Le résultat est assez passionnant, même si parfois, on aimerait qu'il sacrifie au souci de la justesse et de la véracité le sens du rebondissement. Certaines situations restranscites  manquent un peu de punch et  d'intérêt.

Cela dit, Sapin a le grand mérite de rendre trés attachant ces journalistes, dont le métier est de plus en plus difficile et dévalorisé; les grandes figures du journalisme de gauche des années 70 ayant disparu pour laisser place à des journalistes qui prennent peut etre moins de risque, mais se posent toujours autant de questions sur le sens et la déontologie de leurs professions.

Surtout, Sapin n'a pas son pareil pour nous relater des bribes de  phrases interceptées dans les comités de rédaction, qui pourraient paraitre anodines et qui en fait, disent tout sur le quotidien de ces hommes et ces femmes qui essaient tant bien que mal de transmettre l'information de la façon la plus intègre et la plus juste possible, malgré les contraintes  économiques et budgétaires.

Si jamais la presse écrite n'existe plus dans quelques décennies, comme on a tendance à le prédire de plus en plus souvent, au moins ce Journal d'un Journal pourra peut-être servir de témoin d'une profession essentielle à toute société démocratique.

Quant à  Mathieu Sapin, s'il dit ne pas vouloir rester totalement cantonné à ce genre de BD, il semble quand même y prendre goût  puisque actuellement, sur le site de Liberation, il tient un blog concernant la campagne de la présidentielle 2012.

De mon côté, j'avais eu le privilège d'être invité par la rédaction de Libération à venir visiter les locaux et me faire dédicacer mon exemplaire par l'illustrateur himself, mais n'habitant pas Paris, j'avais été obligé de décliner la proposition, ce que j'ai amèrement regretté,  comme vous pouvez vous en douter.

Posté par filou49 à 05:59 - BD - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,

26 octobre 2011

Dur,dur, la sélection des sorties ciné du jour !!!

l-exercice-de-l-etat-2011-4-gJe vous l'avais dit la semaine passée: cette 1ère semaine  de vacances de la Toussaint est particulièrement fertile en sorties cinéma qui font envie. Il y a en vraiment pour tous les genres, et  pourstous les gouts, du gros film d'aventures américains à la saga historique, en passant par la fresque française se passant sur plusieurs époques et plusieurs continents.

Cela dit, sur les 3 films que j'ai choisis, deux sont du même genre puisqu'il s'agit de chroniques politiques, même si à mon avis, leurs traitements risquent quand même d'être pas mal divergents l'un et l'autre :

1. l'exercice de l'état :

Le pitch : Le ministre du transport d'un gouvernement non défini se retrouve au sein d'une affaire d'état suite à un accident de car scolaire.

Pourquoi je veux y aller : Les coulisses du pouvoir,  première partie,  mais sous l'angle du cinéma français. Ici, contrairement à la conquete (le film sur Sarkozy), tous 2 présentéd à Cannes  (mais celui ci dans une séléction parrallèle), le film avait beaucoup séduit à sa projection en tant que variation subtile et parfaitement crédible des agissements et des trahisons en haut de la pyramique étatique, qui peuvent faire penser à pas mal de faits réels, même si tout est fictionnalisé.  La cuisine interne dans les hautes strates du pouvoir m'a toujours fasciné, et jusqu'à présent, le cinéma français était un peu réticent à aller dans ces contrées. Et de plus,  il parait qu'Olivier Gourmet, excellent acteur au demeurant, nous livre ici une composition exceptionnelle en ministre intègre et tourmenté.


L'EXERCICE DE L'ETAT_Bande-annonce

 

2. Les marches du pouvoir :les-marches-du-pouvoir-

Le pitch : Un  jeune mais déjà expérimenté conseiller de campagne d'un gouverneur, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine, va apprendre les coups bas et les manipulations qui ont lieu dans les arcanes d'une élection de ce niveau.

Pourquoi je veux y aller : Les coulisses du pouvoir, seconde partie, mais vu ici du coté des USA. Et ici, à la baguette, George "Nespresso" Clooney à la baguette, qui, même si il ne m'a jamais totalement convaincu comme cinéaste a quand même pour réputation de traiter ses sujets avec sérieux et réflexion. Ici, le coté thriller politique et la brochette d'acteurs (Ryan Gosling- qu'on voit partout en ce moment-, George Clooney, Philip Seymour Hoffman) est forcément trés alléchante. Le film, parait il fait penser aux meilleurs des films dossiers des années 70, comme Les hommes du président.

 
Les Marches du pouvoir Bande-annonce

poule3. Poulet aux prunes

Le pitch : Les souvenirs tendres et mélancoliques d'un violoniste iranien prodige, qui va voir défiler sa vie, et notamment son grand amour qui lui a servi de muse

Pourquoi je veux y aller ( en 4 points):

- Parce ce que comme beaucoup j'avais été séduit par  Persepolis la premièrepouletauxprunes bd oeuvre du duo Sartrapi/Marronaud, 

- parce que Poulet aux prunes est également une adaptation d'une BD de Sartrapi, (mais version filmée et pas animée cette fois ci)

  - parce que l'histoire laisse présager une fresque trés ambitieuse  et foisonnante, remplie de vignettes colorées et musicales, parce que le film a fait une bonne impression au festival de Venise où il était programmé en sélection, 

- et enfin  parce que la bande annonce est assez étrange:  elle nous fait beaucoup penser à celle d'Amélie Poulain ( c'est pas beau de copier) et surtout, on ne sait pas trop si on est dans le pur burlesque ou la saga lyrique et poignante ( à mon avis entre les deux, mais justement on peut vérifier si l'équilibre est trouvé).


POULET AUX PRUNES : BANDE-ANNONCE HD

Voilà, vous avez vu j'ai délibérement écarté deux mastondontes de ce mercredi :

-  le Tintin de Spielberg, déjà parce qu'il n'a absolument pas besoin de moi pour remplir les salles, vu le battage qui l'accompagne depuis longtemps, et puis aussi car ce n'est absolument pas mon type de films ( et pourtant j'en ai lu des Tintin dans ma prime jeunesse),

 et La couleur des sentiments, alors même qu'il parait que le livre (qui trone dans ma bibliothèque depuis un an sans que j'ai jamais osé l'ouvrir) est un chef d'oeuvre, mais justement je préfère attendre de le lire, et pour le coup, la bande annonce m'a laissé penser que ce film est totalement prévisible dans sa construction et son déroulement...Cela dit, j'ai joué dans plusieurs blogs pour gagner des places, et si j'ai cette chance, je ne vais pas bouder mon plaisir )))

Bon, peut-être que je me trompe lourdement, et si dans un ou deux ans, j'ai l'occasion de voir tous ces films, je les classerai totalement différemment, mais tout choix est subjectif, l'important est qu'il soit assumé. En attendant bon cinéma, et  n'oubliez pas de me dire, de votre coté, lequel de tous ces films (il y a encore 6 autres qui sortent) vous disent le plus...

Posté par filou49 à 07:01 - cinéma - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,

25 octobre 2011

Un heureux évenement: le bébé, ce" tue l'amour"?

Un-heureux-evenement-En sortant de la projection du film Un Heureux évenement que j'ai vu au cinéma, quelques semaines aprés sa sortie, grâce aux invitations gagnées sur le site de Virginie B , je me suis félicité de ne pas avoir vu ce film quelques années plus tôt, lorsque ma compagne était enceinte de mon premier enfant.

En effet, on ne peut pas dire que le message du film soit trés optimiste. Pour Eliette Abecassis, qui a écrit le roman éponyme et pour Rémi Bezancon, qui en a réalisé l'adaptation, le terme "heureux évenement" est bien sûr à prendre dans sa tournure ironique.

Lorsque votre couple marche bien, avec ce qui faut de complicité, d'humour et d'amour, rien  de tel qu'un enfant entre vous pour....détruire totalement ce lien...:o). Se basant sur l'effarante stastistique selon laquelle un couple sur 4 se sépare suivant l'année de naissance d'un enfant ( ce chiffre me parait quand meme bien exagéré si je vois autour de moi), le livre et le film insiste donc sur la toxicité évidente d'un nouveau né sur une relation amoureuse.

Et d'ailleurs, Barbara l'héroine du film, va carrément arriver à la conclusion, à la fin du film qu'autour d'elle, elle ne  voit aucun couple avec enfant qui s'aime toujours. Si le message est quand même un peu nihiliste et quand meme pas toujours vrai ( bon, ca fait un peu le mec qui essaie de s'autopersuader qu'on peut vivre heureux avec des gosses, mais je vous assure que ca existe quand même), le film n'en reste pas moins extremement réussi et personnellement, me fait placer le réalisateur Rémi Bezancon parmi les meilleurs réalisateurs français de comédie du moment, avec les Tolledano/ Nakasche (dont le film  Intouchables avec Cluzet et Omar Sy sort dans peu de temps). Certes, un heureux évenement est un peu en déça du plus jour du reste de ta vie, qui  constitue  à mes yeux un vrai miracle de délicatesse et de grâce, mais il  n'en reste pas moins truffé de mille qualités.

Citons parmi celles ci:

UN HEUREUX EVENEMENT PHOTO3- Le scénario, qui évite la plupart des clichés et stéréotypes inhérents à ce genre de sujet, et qui surtout instille une bonne dose de tendresse dans l'histoire originale , le livre était bien plus rude ( Abecassis a la dent beaucoup plus dure avec son personnage masculin);

- le couple phare absolument remarquable, que ce soit par les personnages qui  nous sont présentés, totalements humains et attachants, et également par  les acteurs qui les incarnent. On a beaucoup loué le talent de Louise Bourgoin,  à juste titre. Jusqu'à présent, si je l'avais vu souvent jouer au cinéma, elle restait totalement sur le modèle de la femme fantasmagorique sans réel personnage à défendre, et ici, c'est peu de dire qu'elle est totalement investie dans son personnage. Le réalisateur tenait à choisir des acteurs qui n'avaient pas connu les affres de la maternité ou la paternité, et effectivement, cette découverte pour eux les met en symbiose avec leurs personnages.  Ajoutons que Pio Marmai, déja remarquable dans le précédent film de Bezancon, ici à la fois égoiste et touchant (qui a dit comme tous les hommes) est au diapason de sa partenaire;

- et la mise en scène de Rémi Bezancon, sans oser les audaces formelles et narratives du Plus beau jour.... n'en reste pas moins joliment subtile et inventive, comme ces scènes où le foetus qui hante les pensées de Barbara/ Louise fait penser à un remake de 2001 l'odysée de l'espace.

Bref, j'avais envie de voir ce film, je vous en avais parlé depuis longtemps, et je ne le regrette absolument pas, même si, au risque de me répéter, je tiens à rassurer tous ceux qui ont vus le film et n'ont pas encore d'enfant: un bébé change complétement sa vie de couple, on est tous  tout à fait d'accord là dessus, mais ne creuse quand même pas forcément la tombe de toute vie à deux.


Un heureux événement, la bande annonce

Posté par filou49 à 06:40 - cinéma - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,

24 octobre 2011

Le prix constantin, 10 ème !!!( kdo inside)

Prix-Constantin-2011-qui-assurera-la-releve-d-Hindi-ZahraAllez aujourd'hui, je fais une journée spécial musique, avec un second billet consacré à la chanson française (enfin pas exclusivement française nous allons voir pourquoi)..

Ici, je l'aborde sous un angle un peu plus moderne que Gégé Lenorman (vous allez me dire,  je pourrais pas faire moins moderne). Je sais, ca fait  juste une heure, mais vous avez eu du mal à vous remettre de mon billet sur ce chanteur un peu surrannée, alors pour me faire pardonner, je vais même vous offrir un petit cadeau à l'issue de ce billet, consacré au Prix Constantin.

Mais pour ceux qui ne connaissent pas, Le prix Constantin, kesako?

Créée en 2002 en hommage à Philippe Constantin producteur/ pionnier du rock français, décédé en 1996, c'est un laurier qui récompense chaque année l'album d'un artiste révélé au cours de l'année, dans l'objectif  de mettre en lumière des artistes moins médiatisés. Il est donc ouvert aux artistes (ou groupes) n'ayant jamais été disque d'or, à l'exception de l'album proposé.

Tous les albums produits en France durant l'année écoulée (entre le 1er juillet et le 30 juin) sont recevables, sans restriction sur la nationalité ou la langue d'expression desselah_Sue chansons. C'est pour cela qu'ont été déja récompensés Asa, chanteuse nigérienne ou Hindi Sahra l'année passée, et cette année, c'est la chanteuse belge Selah Sue, qui a été sacrée prix Constantin 2011. Selah Sue  chante certes uniquement en langue anglo saxonne, mais elle a été produit  dans notre pays, d'où son inscription sur cette liste.

Sela Sue, évidemment, tout le monde l'a entendu cette année sur les ondes, avec son tube interplanétaire, Raggamuffin. Une petite piqure de rappel pour les distraits :


Selah Sue - Raggamuffin

Lors d’un concert  final qui a eu lieu le lundi  dernier , étaient aussi nominés, outre la lauréate :  Alex Beaupain, les Brigitte, Cyril Mokaiesh, Cascadeur, Lisa Portelli, L, Bertrand Belin, The Shoes.  Le jury, présidé par Gaëtan Roussel,  était composé de professionnels de la musique.

Personnellement, j'aurais choisi Alex Beaupain, dont j'ai souvent dit ici tout le bien dont je pensais,  ou alors si j'avais voulu joué la surprise, Cyril Mokaeish, qui arrive à fusionner avec  énormément de talent Léo Férré et Noir Désir, mais je me doutais de la consécration de Selah Sue, tant elle fait l'unanimité autour d'elle, et puis on va pas faire la fine bouche, j'ai écouté son CD, c'est quand même du travail d'orfèvre, elle réussit à insuffler un souffle nouveau à la soul/ rn'b.

Et pour ceux qui ne connaissent pas l'intégralité des artistes faisant partie de la sélection, je vous propose de vous faire gagner deux compilations regroupant  une morceau par participant. Pour cela, vous me laissez un petit commentaire, jusqu'à vendredi 28 octobre, 20h, en me disant seulement, lequel des 10 artistes nominés, vous connaissez, et si il y en a plusieurs, lequel vous préférez.

Je sais, on n'est pas dimanche, et je vous ai déja gatés hier, mais quand c'est favorable à mes lecteurs, vous ne voyiez aucun inconvénient à ce que je déroge à mes principes, n'est ce pas?


Cyril Mokaiesh - Des jours inouïs - clip

 

Posté par filou49 à 08:09 - musique - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Gérard Lenorman surfe sur la vague des 70's

lenorman_gerardAlors là, je vous imagine trés bien, vous mes fidèles lecteurs ( trices plutot d'ailleurs) en lisant le titre de mon article du jour : oh, qu'est qu'il lui arrive au filou 49, il a pété une durite? on savait qu'au niveau chanson française, il avait des gouts limites ( Delerm, Mélanie Laurent, Grégoire), mais là, Gérard Lenorman, pourquoi pas Claude Barzotti ou Frédéric Francois dans ce cas?

Eh ben, si vous pensez cela, je ne pourrais pas totalement vous jeter la pierre, en effet, car il y a encore quelques jours de cela, Gérard Lenorman était quand même dans mon esprit synonyme de chanteur ringard, avec notamment comme carastéristique première  un regard un peu exorbité et un air quand même bien ahuri ( personnellement, il me fait penser au niveau des yeux à Geroges W Bush ou Guillaume Canet, mais tout le monde n'est pas forcément d'accord avec cet avis ).

Sinon, Lenorman, je me souviens l'avoir vu chanter quand j'étais môme dans un podium d'été quelconque, et à l'époque j'étais déja sacrément variétoche, donc ca m'avait bien branché. Mais ensuite, vu que c'était un fidèle des plateaux télévisés de Sevran ou Patrick Sevbastien (là il ya quand même des limites),  et vu  aussi que je ne pouvais pas éternellement rester dans la variteoche bien grasse si je voulais me faire des amis, j'avais un peu laché l'affaire.

Et puis, je suis tombé un peu par hasard sur son dernier album, duo de mes chansons, qui comme son nom l'indique est une réinteprétation de ses chansons les plus céléèbres avec des stars de la chanson de maintenant. Voici par exemple deux exemples, un duo avec Tina Arena ou Angunn

Lenor
Tina Arena & Gérard Lenorman - Voici les clefs en live dans le Grand Studio RTL

 
Anggun & Gérard Lenorman - Il en live dans le Grand Studio RTL

Lenorman n'est certes pas le premier à donner une nouvelle jeunesse à ses standarts en les ré interprétant avec des chanteurs d'aujourd'hui: Michel Delpech ou Salavatore Adamo l'ont fait avec un vrai bonheur et un vrai succès, et évidemment Gérard Lenorman surfe sur cette vague. Mais admettons que la recette fonctionne, parce qu'elle est bonne, et cette réorchestration et ces dialogues à deux voix permettent de redécouvrir certains de ses morceaux, à la mélodie et aux textes bien plus travaillés que ce que j'ai pensé. Quant à sa voix, par rapport à d'autres chanteurs de sa génération, elle n'a pas vraiment perdu de sa force et de sa couleur rocailleuse à souhait.

De tous ces duos, De toi, chanté avec Maurane, m'a profondément touché, dommage que je n'ai pu le trouver en vidéo. Et La ballade des gens heureux que l'on entend aussi dans le film de Julie Delpy  Skylag ( il y a toujours des places à gagner sur mon blog, belle transition, non?) n'a rien perdu de sa force, 30 ans apres.

C'est pour cela d'ailleurs que je vous laisse avec elle, en espérant que vous le fredonnerez pour commencer votre taf ce lundi matin.


Gérard Lenorman - La Ballade des gens heureux en live dans le Grand STudio RTL

Posté par filou49 à 06:35 - musique - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,


  1  2  3  4