31 décembre 2011
Trois clips spécial réveillon du 31
Bon, hier, je n'ai pas choisi de chansons festives et joviales pour vous mettre dans l'ambiance du 31 prévu ce soir, loin de là (mais j'ai quand même fait la une Hello Coton, donc c'est le top).
Alors aujourd'hui, pour rattraper le coup, je vous en mets 3, pas des incontournables qu'on écoute dans toutes les soirées ou fêtes de famille, entre Cloclo et Village People, mais des morceaux de mon enfance, pas forcément non plus celles sur lesquelles j'ai le plus danser, mais celles que j'ai le plus envie de réécouter ce 31 :
1. Thierry Pastor : Sur des Musiques Noires
Thierry Pastor - Sur Des Musiques Noires
Bon, pas de quoi se trémousser comme un malade je vous l'accorde. Coup de Folie, autre et unique tube connu de ce chanteur, dont la carrière a été stoppée net par un terrible accident de voiture avait sans doute plus de punch, mais dans les soirées du 31, on passe souvent des chansons des années 80, et celle ci fait partie des standarts que je préfère...
2. Boule Noire : Aimer d'amour
Alors là, c'est marrant, car j'étais persuadé que ce morceau était sorti au début des années 90, car il avait fait un carton au TOP 50 dans ces années là et je l'écoutais en boucle. Et pas du tout, car en recherchant sur la toile, je me suis rendu compte que le Boule Noire en question (Georges Thurston de son vrai nom) avait sorti ce morceau et ce disque en 1978 après une carrière déja bien remplie au Québec, où il a vécu de sa naissance jusqu'à sa mort d'un cancer foudroyant en 2007. Accident de voiture, cancer, ah, je sais y faire pour mettre de l'ambiance dans vos réveillons du 31, pas vrai?
3. Ice MC : Easy
Ouf, pas de mort ni de maladie dans le parcours d'Ice Mc ( j'ai vérifié), mais de longues traversées du désert et de gros problèmes financiers (tant qu'il y a la santé :o) pour celui qui fût un des tous premiers artistes de " dancemusic", ce courant musical trés en vogue au début des 90's et qui a forcément berçé les boums de ma jeunesse. Je ne sais pas pourquoi, mais à l'époque, en 1989 (alors que j'avais 13 balais) je voyais une certaine mélancolie à ce "Easy", qui pourtant est un bon tube fait pour danser, et uniquement danser. Maintenant, je la perçois toujours cette mélancolie, mais je comprends mieux pourquoi: je n'ai plus 13 ans, et Ice Mc ne fait plus rien depuis 15 ans au moins.... D'ailleurs, vous êtes surs qu'il nous ferait pas une petite dépression le "MC de glace", d'ailleurs, que notre compte de malheurs en tous genres soit complet? :o)
Bon, désolé, je n'ai pas réussi à être aussi optimiste et léger que je le voulais, et encore, je n'ai pas parlé de ma vision globale de 2012. On va peut- être en rester là, si vous voulez vous éclater ce soir, et pour tout le monde, je vous souhaite une très bonne soirée, et... à l'année prochaine!!!
30 décembre 2011
Benabar: Un rien.. et beaucoup à la fois..
Si, la semaine passée, j'avais choisir une chanson bien de circonstance pour ma rubrique "musique", là, dans ma besace, ne figure aucune chanson festive propice au Nouvel An, bien au contraire.
J'avais envie de vous parler d'une chanson totalement méconnue d'un artiste qui l'est beaucoup moins, puisqu'il s'agit de Bénabar, artiste très populaire depuis une dizaine d'années, et qui a connu un succès qui a dépassé un peu tout le monde, lui y compris, je pense.
J'ai totalement adhéré à ses 3 premiers albums, sa façon de narrer le quotidien tout en racontant aussi des chroniques tellement justes, tellement vraies, tellement amusantes aussi. Hélàs, la source semble un peu s'être tarie, et ses deux derniers albums sont incontestablement de qualité inférieure aux précedents.
Cela dit, il reste capable de trousser quelques perles, et dans son dernier CD, Les bénéfices du doute ( qui laisserait penser que Benabar n'est pas dupe de son manque d'inspiration), deux chansons m'ont vraiment mis la larme à l'oeil, Moins Vite, sur la crainte de voir ses enfants grandir rapidement, bien trop rapidement (un sujet qui m'interpelle énormément, allez savoir pourquoi), et Les Mirabelles ,chanson hommage à l'acteur Jocelyn Quivrin, qui avait tourné avec lui dans le film Incognito et qui est décédé tragiquement d'un accident de voiture en 2009.
Mais dans ma rubrique des trésors cachés de la chanson française, c'est sur un autre de ses morceaux que
j'aimerais revenir, un qu'il n'a jamais enregistré en studio, à mon grand désarroi car j'ai découvert ce titre lors du seul concert de Bénabar auquel j'ai assisté, en 2009 à la Halle Tony Garnier. Si le concert m'avait déçu dans l'ensemble (faut dire que j'étais mal placé, et que je n'aime définitivement pas cette salle de concert), Benabar nous avait offert un vrai petit moment de grâce de 4 minutes avec cette nouvelle chanson qu'il a attaqué seul au piano, laissant du coup les accordéons et autres trombones qui alourdissent souvent ses compositions.
Ce morceau intitulé Un rien, m'a énormément touché, car elle parle de ces occasions manquées dans une vie, de cette audace que les grands timides ne possèdent pas et n'osent jamais provoquer, au risque de le regretter des années après. Je ne sais si ce sujet est personnel à l'auteur, mais il l'était pour moi pendant bien longtemps. J'ai trouvé que l'écriture, fine et délicate, et la mélodie, simple mais plus qu'agréable à l'oreille, formaient un tout parfaitement assorti.
Je pensais que Benabar allait conserver cette chanson pour son album suivant, histoire de le faire découvrir à ceux qui n' n'avaient pas eu le chance d'aller l'applaudir, mais visiblement, il n'a pas souhaité le faire, et vu la qualité d'ensemble de son dernier album ( beaucoup de morceaux sans saveur qu'on écoute aussitot oublié), je pense qu'il aurait dû. Cela m'aurait évité de vous montrer le seul extrait que j'ai pu dénicher, un enregistrement d'un concert à Rennes film visiblement au téléphone portable, donc tremblant et tout flou. En plus, visiblement lors de ce concert, Benabar a eu quelques ratés au piano, et en joue, ce qui désolennélise un peu le moment de recueillement que j'avais senti lors de sa prestation lyonnaise à ce moment là.
Quoiqu'il en soit, je vous laisse avec ce petit moment pour commencer le vendredi, en espérant que vous serez aussi émus que moi.
Benabar - Un Rien (inédite) Live @ Rennes
29 décembre 2011
The descendants : Hawaï, Clooney et... Vive 2012!!!
L'année 2011 n'est pas encore finie (enfin pas loin quand même) que je me penche déjà sur les films qui vont sortir l'année prochaine, et plus particulièrement sur l'un d'entre eux, The Descendants, qui ne sort que le 25 janvier 2012, et que j'ai eu l'occasion d'aller voir la semaine passée en avant-première dans un des cinéma de Lyon, grâce au Magazine Première, qui m'avait invité.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion d'aller voir un film aussi longtemps avant sa sortie, sans être trop influencé par tout ce que je pourrais apprendre sur le film en amont, comme c'est trop souvent le cas.
Cela dit, en entrant dans la salle de cinéma, je possédais au moins deux élèments qui pouvaient déjà donner des indices importants sur la qualité du film:
Un, je savais qu'il était signé par Alexander Payne, un des très prometteurs cinéastes américains, auteur de Monsieur Schmitt et Sideways (son dernier film, datant déja de 2004), deux films personnels et touchant, comédies douces- amères sur des personnages en pleines crises existentielles.
Deux, je savais aussi que l'acteur principal était Georges Clooney, et cet acteur est quand même garant de bons films car c'est quand même rare qu'il tourne dans des nanars (à part bien sûr l'invasion des tomates géantes, la daube grecque qu'il avait tourné à ses tous débuts).
Heureusement, il y avait plein d'autres choses que j'ignorais sur le film, et tant mieux, vu que ces surprises conférent de l'originalité à cette oeuvre, dont la trame peourrait sembler classique de prime abord (la reconstruction d'un homme en pleine dérive existentielle)
La première particularité de The Descendants réside dans le lieu où il se déroule, Hawaï. Je ne me souviens pas
qu'un film ait pris cette île paradisiaque pour toile de fond (autre que comme cadre de vacances des héros). Dans le film, Clooney et sa famille sont des natifs de l'île, et les spécificités liées à l'île apportent un vrai charme et une vraie couleur un peu décalée à une intrigue de départ qui pouvait paraitre chargée dans le mélo (et dieu sait que j'aime cela).
Le film commence en effet lorsque la femme du personnage joué par Georges tombe dans le coma suite à un accident nautique, et cet accident va pousser le héros (ou plutot cet anti héros) à se poser plein de questions sur sa vie qui part dans tous les sens.
Mais le talent de Payne qui choisit de situer l'intrigue à Hawai permet au film de trouver une vraie aération, et de distiller un vrai humour par plein de belles idées qui font sourire alors au lieu de faire pleurer (une course en tong qui suit une révélation tragique).
La seconde originalité du film est de donner un contre emploi à Georges Clooney. En effet, on ne peut pas dire qu'il ait joué beaucoup de rôle de mari et de père de famille (ce qu'il n'est pas dans la vie) et il est d'autant plus convaincant qu'il joue un père... totalement dépassé par sa progéniture. Cette incapacité à élever ses filles donne également lieu à des scènes cocasses, notamment avec le petit ami de sa fille ainée, personnage un peu enervant au début, et qui gagne en profondeur le long du film. Ce qui est sûr, c'est que Clooney est vraiment épatant dans ce film, dans un rôle de lunaire qui doit pour la première fois de sa vie prendre ses responsabilités; et la façon dont Clooney appréhende le rôle fait franchement penser à certains personnages joués par Bill Murray.
Avec ces deux atouts, et bien d'autres encore, le film est vraiment une belle réussite qui se regarde avec un plaisir constant jusqu'à la fin, et ce, même si celle ci est un peu plus attendue que le reste du film.
Le film a été nominé plusieurs fois au Goldens Globes (presque autant que The artist), ce qui laisse à penser qu'il a séduit outre Atalantique, et gageons qu'il sache trouver en France le même succès qu'il mérite amplement.
Ce qui est d'ores et déjà certain, c'est que le premier film que j'ai pu voir de l'année 2012 laisse augurer une année cinématographique tout aussi excellente que la précédente.
THE DESCENDANTS : BANDE-ANNONCE VOST Full HD
28 décembre 2011
Trève des confiseurs aussi pour les exploitants ciné
Si le mois de décembre a été, comme les mois précédents, propice en bons films et en grands réalisateurs ( Polanski, Mac Queen, Cronenberg, Kaurismaki), cette semaine cinéma placée entre Noël et Nouvel An ne brille pas, en revanche, par la qualité de sa programmation. Car, comme chaque année, les distributeurs nous sortent tout un tas de fonds de tiroir qu'ils n'ont pas réussi à sortir pendant l'année ( et c'est quand même dommage vu que d'un autre coté, plein de bons films sortent directement en DVD sans passer par la case salles obscures).
Bref, j'ai beau regardé la liste dans les détails, aucun des 11 films qui sortent ce mercredi ne font vraiment envie, et certains d'entre eux laissent d'ailleurs un arrière goût de déja vu et/ou de pas bien finaud.
C'est le cas pour cet Echange Standart, la comédie populaire US de la semaine, où deux amis (un célibataire, un autre marié avec deux enfants), dont chacun envie secrètement la vie de l'autre, se réveillent un beau matin dans la peau de l'autre. De la bande annonce au pitch, en passant par le duo d'acteur aux manettes (Jason Bateman/ Ryan Reynolds, au secours!!!), tout sent le réchauffé et le lourdaud.
Et que dire des Boloss, autre comédie anglo saxonne (mais british celle ci) qui ne semble pas briller par sa légereté et sa
finesse de trait... Comment je le sais? Bah, y a qu'à voir ce que signifie le titre: "boloss" n'est autre que la contraction de bourgeois et de lopette, et c'est une insulte trés tendance qui désigne tous les ratés vraiment nazes, à l'image des 4 adolescents héros de l'intrigue qui partent en Crète et qui font vont faire un concours du plus boloss d'entre eux en accumulant les crétineries... A coté, les idiots d'American Pie semblent être des Einstein en puissance.... Ca vous fait envie dit comme cela? :o)
Mais ces deux films semblent être des chefs d'oeuvre comparés à la 3ème comédie grasse de la semaine, 30 Minutes Maximum avec le pourtant très prometteur Jesse Eisenberg ( The Social Network, Jewish Connection, Les Berkmann se séparent) qui nous montrent encore des loosers totalement nigauds qui tentent de kidnapper un livreur de pizzas pour le forcer à braquer une banque à leur place... Encore une intrigue qui fait diablement envie, non?
Bon, évidemment, dans les autres films, il n'y a pas que des comédies épaisses, car des oeuvres à l'affiche semblent un peu plus ambitieuses ou personnelles que ceux que je viens de citer.
Malgré cela, et que ce soit Let My People go (comédie française déjantée ou un homosexuel revient de Finlande pour retrouver sa famille complètement déjantée) ou Malveillance, thriller espagnol claustro, d'après ce que j'ai pu lire ou voir dessus, ces films ne me semblent absolument pas être incontournables.
Bref, une semaine idéale pour soit, se faire quelques séances de rattrapage, et voir les grands films de cette fin d'année qu'on n'a pas encore vus, soit faire une petite pause cinéma avant de commencer l'année cinéma 2012 avec une grande faim de bons films, et il y en a pléthore dès janvier, je peux vous l'annoncer d'emblée avec force, pour tous ceux qui en douterait.
Et si je vous dis que, dès demain, je vous parle d'un film prévu en 2012, vous comprendrez que j'ai déjà commencé à essayer de vous convaincre de la grande année qui nous attend dans les salles obscures de France et de Navarre.
27 décembre 2011
Une envie de plateau repas devant un film? Taxi resto est là...
Si, un soir, vous prend la terrible envie de regarder entre amis ou entre amoureux une des toutes dernières nouveautés en VOD, vous savez en général sur quel site ou quelle chaine de télévision vous devez vous diriger.
En revanche, si vous avez envie de regarder ce film devant un plateau repas, mais que vous n'avez aucune envie de passer des heures à la préparation du repas, ou bien alors que vous ne savez pas forcément comment les préparer (par exemple des sushis), vous ne savez peut-être pas à quelle porte frapper. Pas de problème, puisque c'est à ce moment que taxiresto entre en scène.
Taxiresto, c'est un site récent de livraisons de repas à domicile qui se met en lien avec des restaurants variés de votre région, du restau italien au japonais ou mexicain, pour ensuite le livrer directement à votre domicile.
Le site est trés facile d'utilisation (pour preuve, j'ai réussi à naviguer sans problème). Tout d'abord, la première manip à faire est de vérifier si votre coin est déservi par le site, et pour cela, il faut saisir son code postal sur la page d'accueil. D'abord disponible sur Paris et sa région, Taxi resto vient d'arriver sur l'agglomération lyonnaise, et, en ce qui me concerne, c'est une excellente nouvelle.
Ce qui est aussi vachement pratique sur taxi resto, c'est qu'on peut également, si on le souhaite donner des indications ou précisions aux cuisiniers, si vous avez un souhait particulier pour votre plat.
Et pour les moyens de paiement, aucune restriction possible, on indique dès la réservation, de quelle manière on souhaite payer (en ligne par carte de crédit ou PayPal ou en espèces à la livraison).
Les plats commandés arrivent alors tout frais et encore tout chaud dans un délai trés raisonnable, entre 30 à 45 minutes plus tard.
C'est ce que j'ai pu vérifier en le testant la semaine passée. J'ai d'abord passé un petit moment sur le site, en m'apercevant que désormais, taxi resto me proposait une belle sélection de restaurants en coopération avec Taxiresto qui livrent dans mon quartier de la Croix Rousse, du restau indien en passant par ma pizzéria du coin. Tous les menus étaient accessibles en ligne et j'ai pu les regarder tranquillement et faire mon choix. C'est ainsi qu'après avoir longuement hésité ( c'est ça quand on est un indécrottable gourmand), je me suis décidé à choisir un restaurant japonais, j'ai passé illico ma commande, et quelques instants plus tard, j'ai pu me régaler de sushi et surtout de maki, mon petit péché mignon, en plat, mais aussi en sucré...
Comment cela, vous ne connaissez pas le maki nutella banane? Au départ, j'étais comme vous, ca peut sembler surprenant, mais il faut l'avoir gouté une fois dans sa vie? C'est un grand amateur de sucré qui vous le dit...
Et je ne suis pas le seul à le penser, car toute la petite famille s'est régalée, surtout que le restaurant proposait aussi des desserts moins japonisants, comme le mi-cuit caramel beurre salé qui a fait l'unanimité chez moi.
Allez la prochaine fois, je change de destination et irais voir du coté de nos voisins italiens : il y a un ou deux restaurants qui m'ont fait de l'oeil. Et parmi eux, un qui me propose un tiramisu qui a l'air du tonnerre. Que voulez vous, on se refait pas. Donc, pour ma prochaine soirée cinéma à domicile, j'opte pour taxi resto. Et vous alors, qu'attendez vous pour aller commander chez Taxi Resto?
Ceci est un billet sponsorisé.
26 décembre 2011
El Ferrocarril de Santa Fives
Dernier ouvrage lu dans le cadre de l'opération Editions la contre allée. Un éditeur se livre avec Libfly, El Ferrocarril de Santa Fives n'est pas forcément le plus facile à livre de la sélection.
Le projet est diablement ambitieux, puisqu'il se propose de faire le lien entre deux époques, la fin du 19ème siècle et le 20ème siecle, ainsi qu'avec deux régions du monde, le Nord de la France et l'Argentine. Et histoire vraiment étonnante s'il en est que celle de Manuel Mauraens, un ouvrier de l'usine Fives-Lille, établissement de construction mécanique fondé en 1861, spécialisé dans la construction de voies de chemin de fer et locomotives. En 1888, on décide de l'envoyer en Argentine, construire une voie de chemin de fer (ferrocarril en espagnol).
A partir d'un contrat retrouvé dans les archives, l'écrivain Robert Rapilly tisse une histoire alternant passages romancés et fantaisies poétiques (anagrammes, calligrammes, sonnets, etc...)
Hélas, pour ma part, je n'ai jamais vraiment réussi à entrer dans cette oeuvre oh combien audacieuse, mais qui m'a semblé vraiment trop hérmétique. Le mélange de genres ne facilite pas la compréhension de l'histoire, qui, au bout du compte, reste trop aride pour émouvoir vraiment.
Cela dit, au détour de quelques pages un peu plus lisibles, le livre permet de nous apprendre des choses autant sur l'industrie ferroviaire de cette époque que sur les liens entre deux territoires aussi différents que le nord de la France et l'Argentine.
25 décembre 2011
La Pochette spéciale Noel: celle des enfants
Allez, mon concours de Noël va être assez synchro avec l'actualité, si j'ose dire; Car, pendant que vous vous remettez des agapes d'hier, et en prévision de celles de ce midi, je vais dévoiler la pochette surprise de ceux qui sont concernés de prime chef par le 25 décembre: les enfants.
Toutes celles qui ont joué sont soit enseignantes, soit ont des enfants qu'elles ont préféré gâter plutôt qu'elles (je peux comprendre cela, j'ai aussi tendance à verser dans ce penchant depuis que j'en ai). 4 participantes, une seule qui a déja commenté ( Hell 62), je me doutais qu'elle n'allait pas s'arracher, mais à la limite j'ai été surpris qu'il y en ait autant qui ont joué pour elle.
Ma pochette a tenté d'être éclectique, elle comprend 3 livres, mais aussi un DVD, c'est pour cela que je n'avais pas précisé littérature jeunesse, mais bien culture jeunesse.
1.DVD "L'arche magique de Noé : L’arche de Noé et le déluge est l’une des plus grandes histoires jamais racontées. Si votre enfant, comme le mien en a déjà entendu parler, mais sans savoir précisemment de quoi il en retourne, cette version animée, truffée de nouveaux personnages plus loufoques les uns que les autres, la fait revivre avec humour et élégance, comme le montre l'extrait ci dessous:
2.Album Poka et Mine au fond du jardin de Kitty Crowter: En cueillant des fleurs pour Poka, Mine
croit voir quelque chose bouger. Le lendemain, elle décide d'en avoir le coeur net et se dirige au fond du jardin, où elle découvre une échelle au pied d'un arbre. J’aime l’atmosphère qui se dégage de ces histoires, et de celles là en particulier, les personnages sont plein de malice, et il en ressort une vraie tendresse dans les dessins, et les textes, c'est idéal pour les petites filles et les petits garçons à partir de 3 ans. Les illustrations d'une grande délicatesse, comme crayonnées, des textes à la fois fins et justes : on tombe immédiatement sous le charme de ces deux drôles de bestioles que sont Poka et Mine, et de leur univers bizarre d'insectes en habit.
3.Tortue pingouin :Il suffit d'une histoire de pingouin racontée par son père pour qu'une petite tortue s'habille comme cet oiseau palmipède des régions arctiques. Elle se rend à l'école et malgré leur étonnement, tous ses camarades finissent par se vêtir comme elle. (3 ans à 6 ans)
Les autres commencent par s’étonner, mais rapidement, toute la classe veut faire pareil : ils se passent le ballon rien qu’avec leur pieds, dévalent le toboggan sur le ventre… Dans cette jolie histoire pronant avant tout le jeu et l'imagination, les illustrations, très tendres, nous montrent tous les élèves faire preuve de mimétisme. Les enfants à partir de 4 ans, et qui, comme mon fils, qui adorent se déguiser, apprécient forcément beaucoup cette histoire simple où tout le monde entre dans le jeu, même la maîtresse !
4.Le petit monde d'Humongo Dongo:« Le petit monde d’Humongo Dongo » est une belle métaphore sur l’évolution de notre civilisation.
On y retrouve la verve sarcastique, un peu désabusée et cynique signée par Georges A Roméro, l’auteur de « La nuit des morts vivants » et de « Zombie », mais cette fois-ci au travers d’un conte pour enfants, jamais mièvre ni moralisateur.
Tous les thèmes abordés par l’auteur, de la difficile cohabitation entre les peuples en passant par le désir de pouvoir et de propriété, sont dépeints avec humour et simplicité. Dans la lignée du « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry, « Le petit monde d’Humongo Dongo » est accessible aux enfants à partir de 9 ans qui, éventuellement accompagnés d’un adulte, pourront se faire expliquer les multiples subtilités de cette histoire.
Voilà maintenant que j'ai dévoilé le contenu de la pochette (qui va pour des enfants de 3 à 12 ans), il est temps de vous donner le nom du gagnant, tel qu'a choisi mon désormais fidèle compagnon de route, Randomizer:
1.mereblabla
2. hell 62
3. Hell 62
4.corinev
5.ann lia
C'est donc Mère blabla qui gagne, et c'est la pemière fois qu'elle jouait chez moi, et donc qu'elle gagne (logique imparable, on dirait une pub pour le loto), Mère blabla a un blog, qui s'appele blabla, trucs et bidules où elle dévoile plein d'anecdotes et de trucs et astuces sur sa vie de maman.
Maman bavarde, j'espère que tu auras l'occasion d'aller sur mon blog en ce jour de Noel et me contacter pour me donner ton adresse que j'envoie à tes chers bambins ces petites histoires à leur raconter pour leurs longues soirées d'hiver. Sinon, dès mon retour, je le fais sans faute. Merci aux autres participantes, et bon repas de Noël pour ceux qui remettent cela ce midi!!!
24 décembre 2011
Joyeux Noel à tous!!!
Bon, j'ai hésité à vous faire un joli petit coup de griffe pour cette veille de Noël, surtout que j'en avais un en réserve (un littéraire), mais l'infime part judéo chrétienne qui coule dans mes veines a eu raison de mes mauvais instincts.
Enfin, pas tout à fait, car à défaut de coup de griffe, je vous offre une petite vidéo que Max Boublil, ce comique que j'ai tant apprécié sur cette scène cette année et qui nous fait une petite chanson de Noël à sa façon, donc un tout petit peu cynique. C'est sûr que ca diffère de Josh Groban dont je parlais hier.
Et surtout, joyeux Noël à tous!!!
23 décembre 2011
Pauvre Noël 2011 sans Josh...
Bon, pas de trésors cachés de la chanson française ce vendredi. Noël approchant, il est temps que je fasse une pause dans ma petite chronique et que je pose la question, pourtant cruciale, et dont pourtant tout le monde semble s'en contrefoutre comme de sa première chaussette :pourquoi, pour ce Noël 2011, n'avons nous pas droit à notre cher Josh Groban qui nous chante, de son air oh combien inspiré les plus grands standarts de Noël?
Qu'est que j'entends? Vous ne savez pas qui est Josh Groban? Dans ce cas, c'est plus grave que ce que je pensais. Voici alors, de suite, de quoi, soit vous rafraichir la mémoire, soit vous instruire :
Oui, voici la personne qui donne envie de réécouter la version originale de Tino Rossi, alors qu'on en est
pourtant surgavé, vous ne trouvez pas? Je ne sais pas si c'est la surenchère de trémolos qu'il met dans sa voix, l'air vraiment naisouille qu'il prend en fronçant les sourcils ou la mélodie quand même bien sirupeuse qui l'accompagne, mais The christmas' songs by Monsieur Groban ont de quoi décourager mêmes les plus fervents defenseurs des traditions de Noel, ceux qui, comme votre humble serviteur, décore toujours son sapin, au son des différents chants traditionnels.
Et cela faisait bien 5 années de suite que la télévision ou la radio invitait systématiquement celui qu'on nous présentait à chaque fois comme "une très grande star internationale".
Or, comme d'autres de ses "artistes" compatriotes, Groban est bien plus connu en France qu'aux USA, où, à part une participation dans une de mes séries préférées, Ally Mac Beal, et dans lequel il ne pouvait s'empecher de pousser la chansonnette (cela dit vu que son jeu d'acteur semblait encore bien plus limité, vaut encore mieux qu'il chante), et ce n'est pas pour rien que les autorités américaines l'encouragent à quitter leur territoire pour aller assommer les festivités françaises. Déja que le fois gras plus la dinde plus la buche, c'est souvent lourd à digérer, alors avec du Joshounet en toile de fond, gare à la crise de foie:o)
Quoi, j'exagère? Dans ce cas, vous n'en avez pas asse, et je vous en remets une petite couche :
Josh Groban - holy night (Live)
Et je ne parle pas de ceux pour qui la période de Noel est un vrai sacerdose, pour X raisons... Ces gens là, si ils ont le malheur de croiser le malheureux Josh Groban sifflotant "Holly Night" dans la rue, risquent de l'égorger manu militari... et Il faudrait pas que je traine à ce moment là dans les parages, car il n'est pas certain que j'intervienne, c'est vrai quoi, j'aurais mes mains remplis par la déco de Noël et la buche :o)
22 décembre 2011
Chic, un concours livre chez Mylittlediscoveries
Vous avez du vous rendre compte, il existe sur la toile quelques blogs que j'affectionne tout particulièrement et dont je vous rabache assez souvent les oreilles avec. Parmi elle, figure celui de MyLittlediscoveries, journaliste française exilée à Bristol depuis 5 ans et qui nous livre ses coups de coeur dans le domaine culturel et touristique, tout en portant un regard curieux et aiguisé sur ces univers riches et variés.
Et depuis le 4 décembre, date d'anniversaire de son blog, MyDiscoveries nous propose 10 concours avec plein
de lots différents à gagner.
Et si j'ai participé à la quasi totalité de ces concours (euh vous aviez remarqué que j'aime cela, tant au niveau organisation que participant?), son 9ème du nom -et accesoirement avant dernier- m'interesse tout particulièrement puisqu'il est en lien avec la culture, et plus précisemment les livres.
Mydiscoveries nous propose ainsi 3 livres au choix à gagner, et pour participer, nous demande de chroniquer un livre qu'elle a elle meme critiqué dans son blog.
J'aurais pu choisir un livre dont j'ai déja écrit un billet, comme Les heures souterraines de Delphine de Vigan, mais je préfère parler d'un livre que j'ai lu il ya plus longtemps et dont je n'avais pas encore parlé sur mon blog. Disons que je fais ainsi d'une pierre deux coups.
Ce livre, c'est La solitude des nombres premiers, que j'ai lu l'année passée, mais qui me reste toujours en mémoire, tant pour moi ce livre fut une excellente surprise.
En effet, je partais avec quelques a priori sur ce livre, essentiellement à cause du thème et du titre : Moi qui ai une sainte horreur des mathématiques, j'avais peur que cet ouvrage soit énormement rébarbatif et nous endorme avec des équations et autres solutions algébriques
Mais en fait, je me suis aperçu que trés vite, la Solitude des nombres premiers parle trés peu de maths, mais beaucoup des êtres humains, et plus particulièrement de ceux qui vivent en dehors des normes sociétales. En suivant parrelellement l'enfance, puis l'adolescence et enfin le passage du monde adulte de ses deux anti héros, le livre sait très bien nous faire ressentir le sentiment d'étouffement et la difficulté à appréhender le monde des adultes responsables. Si Mattia, proche de l'autisme, se réfugie dans l'univers des maths pour se protéger d'un monde extérieur forcément hostile, Alice, un tout petit plus sociable que son alter égo masculin, préfère quand même rester derrière le viseur d'un appareil photo pour mieux tenir le monde à distance.
Le fait que les deux personnage principaux soient aussi éloignés des stéréotypes des héros de ce genre de fiction adolescente est un vrai tour de force que Paolo Giordano accomplit avec maestria. L'auteur réussit en effet à peindre le portrait de ces deux êtres non outillés pour appréhender la vie, et tous les obstacles qui se dressent devant eux : l'autoritarisme des parents, la cruauté du monde adolescent, l'anorexie, tous ces éléments empecheront Alice et Mattia à se frotter au monde normal, et cet handicap commun ne pourra que les rapprocher et si a priori, ces personnages (surtout Mattia d'ailleurs) semble trop étrange pour susciter l'empathie, on ne peut s'empecher de s'attacher à eux au fil du récit.
Et alors qu'on s'attend à ce que ces deux paumés magnfiques, à force de se croiser, finissent ensemble, le livre ne s'achèvera pas comme prévu, et c'est tout le talent de Giordano d'éviter, tout le long du récit, de foncer tête baissée dans les stéréoptyes et les situations convenues, tout en parvenant à decrire des scénes qui marquent les esprit longtemps après l'avoir lu (la scène de ski du début, l'automutilation de Mattia, ect...)
Le livre a été adapté en film, sorti l'année dernière, et qui a reçu de bonnes critiques. Visiblement le réalisateur qui en a signé l'adaptation a pris un parti pris radical, en le tournant comme un film d'horreur, un Giallo, comme Dario Argento en filmait dans le temps.
Je n'ai pas encore vu le film, mais je serais curieux de connaitre le résultat.
Voilà en tout cas pour ma chronique du livre, en espérant avoir séduit la blogueuse à l'origine du concours (allez je cite plus son nom, ca va paraitre too much sinon). Si ce n'est pas le cas, au moins aurais je peut etre réussi à vous faire partager monenthousiasme pour ce très bon livre italien, qui avec Chaos Calme de Sandro Veronesi, fait partie des meilleurs livres transalpins lus ces dernières années.
La Solitude des nombres premiers / Bande-annonce

