Baz'art : Des films, des livres...

29 février 2012

Les ghettos de la république d'André Guerin : le cri du coeur d'un révolté

ghettosUne fois n'est pas coutume, ce n'est pas un roman mais un essai que j'ai choisi de lire dans le cadre de l'opération Masse Critique proposé par le site Babelio. Pour corser le tout, l'essai en question s'avère être un document à forte connotation politique puisqu'il est écrit par un élu communiste, ancien maire d'une ville que je connais bien, Vénissieux, agglomération limitrophe de Lyon.

Pourquoi Vénissieux? Car c'est ici que le 16 juillet 1981, ont été photographiées les premières voitures en feu. Sous le joli nom d'"étés chauds des Minguettes", débutait ce jour-là sans qu'on le comprenne bien, la crise des banlieues qui a pris l'ampleur que l'on sait.

André Gerin fut Maire de Vénissieux de 1985 à 2008. Depuis 1993, il est député du Rhône et a d’ores et déjà annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. C’est donc un homme plus libre que jamais qui décide d’interpeler l’ensemble de la classe politique et au-delà l’ensemble des Français sur la situation de nos banlieues et plus particulièrement des quartiers difficiles comme celui des Minguettes qu’il n’hésite pas à qualifier de "Ghettos de la République".

Dans ce livre, André Gerin raconte sans fard la vie des quartiers au quotidien ; il décrit la violence, l'économie parallèle, la place prise par les fondamentalistes musulmans, les difficultés d'intégration et la misère. Il parle de son expérience, de la politique qu'il mène, du rôle des maires et de leur manque de moyens. Au risque de choquer son camp politique, il explique comment la réalité l'a conduit à changer son rapport à la police et à faire de la sécurité sa priorité. Il fut l'un des premiers à comprendre que la gauche devait prendreandré gerin cette question à bras-le-corps faute de quoi, elle verrait - et tout particulièrement le PC - une partie significative de son électorat déserter les urnes ou se déporter vers le Front national.

Cinq ans après la première parution de ce livre,  et à la veille des prochaines élections présidentielles, André Gerin veut de nouveau tirer la sonnette d’alarme. Depuis 2007, rien n’a été fait. Et c’est avec une certaine amertume que l’auteur constate que ce qu’il écrivait il y a cinq ans est plus  que jamais d’actualité et qu’il est urgent de mettre en œuvre les solutions qu’il préconise.
Pire, sous l'œil indifférent de responsables politiques qui ont toujours mieux à faire et plus urgent à traiter, la situation s’est dégradée.

Dans son livre qui vire parfois au programme politique (alors même qu'il a cessé toutes fonctions électives), André Gerin propose un certain nombre mesures pour en finir avec les ghettos  ( raccompagnement des enfants de moins de 12 ans après 22 heures chez leurs parents ; création d’un service civique obligatoire pour les garçons et filles de 16 à 21 ans, rétablissement de la police nationale de proximité...)

Gérin souligne également le développement inquiétant d’un islam radical qui, nourri par la misère et le désespoir, s’épanouit et impose ses lois dans ces espaces abandonnés par la République. Sur cette question de la laïcité qui est au cœur du pacte républicain, André Gerin, qui a présidé la commission parlementaire sur le port du voile intégral en public, se veut sans indulgence.

André Gerin affirme qu’il faut « oser parler de l’islam et de l’immigration sans donner dans la naïveté, ni dans l’hostilité », pour mieux défendre les valeurs républicaines et laïques contre l’électoralisme du Front National et contre « les gourous islamistes intégristes »

Les Ghettos de la république est donc une lecture passionnante à lire, même si pas toujours trés confortable pour l'homme de gauche que je suis, car elle va  assez proondément à l'encontre du clivage classique gauche droite et de certaines valeurs habituellement défendues par la Gauche.

Si je n'ai pas toujours été d'accord avec les propos de son auteur ( sur les mesures qu'il propose, comme le service civique obligatoire, mesure totalement superflue à mes yeux), le fait qu'il connaisse parfaitement le terrain, contrairement à d'autres élus qui s'approprient le thème sans avoir les mains dans le cambouis, lui confère forcément une légitimité que nul ne peut ignorer.

Même si je ne pense pas que ce livre sera un document essentiel de la campagne qui s'annonce- le sujet des banlieues semblant être complètement ignoré par l'ensemble des candidats à la présidentielle-  la prise de conscience d'André Gerin mérite d'être saluée.

Posté par filou49 à 11:48 - essai, document - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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Dujardin pas infidèle à ma sélection ciné

Les-Infideles-film-bande-annonceUne fois n'est pas coutume, j'écris ce billet des sorties en salles bien avant le mercredi en question, pour la simple raison que normalement, lundi, soit l'avant veille de sa sortie en salles, je suis allé voir  Les Infidèles, le film à sketches initié par la paire Dujardin-Lellouche, et comme je n'aurais pas le temps d'écrire ma chronique avant ce mercredi, je vais vous dire pourquoi j'avais envie de voir ce film, puisque, de toute façon, il aurait fait partie de ma sélection de la semaine que voici :

1. Les infideles

 Le pitch : L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs.

Pourquoi je veux y aller :

-Les Infidèles est composé de plusieurs petites histoires, autrement dit il s'agit d'un film à sketches. Les précédents films du genre ne sont pas forcément tous des grandes réussites, mais certaines furent vraiment brillantes (New York Stories, Paris je t'aime, les nouveaux Monstres);

-l'humour du film qui lorgne ouvertement vers les comédies italiennes des années 60 à la Dino Risi ou Mario Monicelli: un peu méchante, un peu provocante,  en tout cas jamais tiède ni consensuelle;

- le retour du tandem triomphant Dujardin/Hazanvicius, puisque le metteur en scène de The Artist met en scène un des sketches, parait il le meilleur des 7.


Les Infidèles - bande-annonce HD

 

oslo-august-31st-de-joachim-trier-10454952rverw2. Oslo 31 aout

Le pitch :

En fin de cure de désintoxication, Anders se rend en ville pour une journée, à l’occasion d’un entretien d’embauche. Il en profite pour renouer avec sa famille et ses amis, perdus de vue. Une lutte intérieure s’engage en lui, entre un profond sentiment de gâchis face aux occasions manquées, et l’espoir d’une belle soirée et, peut-être, d’un nouveau départ…

Pourquoi je veux y aller :

- librement inspiré d'un roman de l'écrivain français Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu Follet (1931, Louis Malle en avait aussi tiré une version en 1963), le film semble être un drame social noir et terriblement humain;

- son excellente réputation glanée dans les nombreux festivaliers, en compétition officielle au Festival de Cannes 2011, dans la catégorie "Un certain regard primé à Angers festival premier plan

- car le cinéma norvégien donne rarerement de ses nouvelles en France, et celle ci semble en être une très bonne.


Oslo, 31 août Bande-annonce

Extremement-fort-et-incroyablement-pres-ou-le-recit-d-une-enfance-dechiree-par-le-11-Septembre_article_main3. extremement fort et incroyablement près

Le pitch:

Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais à l'imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center, le "jour le plus noir", selon l'adolescent, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l'homme qui lui a appris à surmonter ses plus grandes angoisses, il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé

Pourquoi je veux y aller :

- parce que le livre est adapté d'un roman de Jonathan Safran Foer,roman que je n'ai pas lu,mais qui est précédé d'une trés belle réputation;

- parce que Stephen Daldry, le réalisateur du film s'est spécialisé dans les drames holywoodiens émouvantset à forte ampleur, (The Hours, The Reader), et que celui ci ne semble pas déroger à la régle;

- parce qu'on attend encore le grand film sur le 11 septembre, les précédentes tentatives étant peu glorieuses pour le moment (World Trade Center d'Olivier Stone, bouhh).


EXTRÊMEMENT FORT ET INCROYABLEMENT PRÈS : BANDE-ANNONCE VOST Full HD

Voilà ma sélection, assez hétéroclite, de la semaine, entre films populaires et d'autres plus confidentiels,  et issus de trois pays différents. Et vous, alors, quels films de la semaine vous tente le plus?

Posté par filou49 à 06:15 - Les sorties ciné du mercredi - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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28 février 2012

Ballade pour une reine : le mystère Elisabeth II !!!

Ballade-pour-une-reine-Elizabeth-ne-devait-pas-etre-reine_image_article_paysage_newJe ne sais pas pour vous, mais, de mon coté, j'ai  toujours eu du mal à voir nos voisins anglais comme vivant sous une monarchie. Et pourtant, je suis bien allé plusieurs fois à l'occasion de mes différents séjour à Londres (j'ai de la famille Outre Manche) faire un tour du coté de Buckingham Palace, mais pour moi, il s'agit plus d'un superbe vestige du passé que de l'incarnation de la société britannique contemporaine.

De mes yeux de français trés vaguement interessés par la question, je ne voyais que la royauté et sa figure tutélaire Elisabeth II comme une figure exclusivement représentative, sans jamais m'interroger réellement sur son rôle réel, ni même sur le regard que l'opinion publique anglaise peut poser sur elle.

C'est pour cela que j'ai vu comme une aubaine l'existence du documentaire Ballade pour une reine, récemment passé sur Arte (et dont le DVD est sorti le 8 février dernier aux éditions Arte) et que j'ai eu l'occasion de voir grace à Cinétrafic. dans le cadre de la rubrique Un dvd contre une chronique.

Ce documentaire, réalisé  à l'occasion jubilé de diamant d'Elisabeth II ( 60 ans de règne, quand même, le record de la Reine Victoria est presque battu !!!) se propose, selon le dossier de presse, de poser "un regard distancié sur la monarchie".

Eh bien, le fait est que le résultat est largement à la hauteur des attentes : Ballade pour une reine est pour moi unSa-Majest-la-reine-Elizabeth-II des meilleurs documentaires que j'ai vu depuis longtemps, à la fois original dans sa forme qu'interessant dans son contenu.

S'interrogeant sur le mystère de son inscription dans l'histoire anglaise,  ce documentaire est avant tout l'occasion pour l'auteur, Don Kent, de revisiter d'abord sa propre histoire : celle d'un Anglais exilé en France depuis presque 30 ans, et  dont le premier souvenir de joie, à l'âge de 5 ans, remonte à ce jour du couronnement le 2 juin 1953. Car Don Kent rappelle fort justement combien l'Angleterre,  alors si triste et  si grise, s'est illuminée, le temps d'une cérémonie suspendue au-dessus du réel : la fête était dans les rues, la foule en transe, le carrosse de la reine avançait dans les rues de Londres !

Mélangeant petite et grande histoire, le travail du réalisateur se démarque avec brio de celui d’un archiviste en faisant littéralement revivre, par l’intermédiaire de son commentaire, ces bribes de souvenirs personnels où grande et petite histoires se confondent. Ce documentaire offre un regard assez mélancolique et nostalgique sur la société anglaise, tout en donnant la parole  à différents points de vue sur la reine, des plus favorables aux plus hostiles ( jubileuse intervention de l'écrivain d'Hanich Kureishi, caustique à souhait) .

Ballade pour une Reine  permet de cette façon d'éclairer la personnalité d'Elizabeth II de manière dynamique et plurielle, sans irrévérence affichée.
Car même les plus farouches opposants à la royauté reconnaissent  dans ce documentaire qu'Elisabeth II occupe parfaitement son rôle,  en tout cas avec vraie allégeance à la fonction, et c'est plus l'utilité de la fonction en elle même qui est  remise en cause? Car Don Kent exprime, à la  toute fin du documentaire, des doutes sur l'avenir de la monarchie après le règne d'Elisabeth, qui "n'existera peut-etre plus que dans les contes de fées"?

En bonus original, une captivante analyse détaillée de 26 minutes de la cérémonie du couronnement de 1953.

Découvrez d’autres oeuvres chez Cinetrafic dans la catégorie Documentaire ainsi que que la catégorie Film 2012.


Royaume-Uni : la reine Elisabeth II fête ses 60 années au pouvoir

 

Posté par filou49 à 06:11 - essai, document - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
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27 février 2012

Ils ne sont pour rien dans mes larmes: le film qui a changé leurs vies

Olivia_RosenthalN_B_c_DR1-403c2Grace à Version Fémina, j'ai eu la chance de découvrir, quelques semaines avant la publication officielle du livre, jeudi prochain, le tout dernier roman d'Olivia Ronsental, intitulé " Ils ne sont pour rien dans mes larmes".

L'idée de base du livre, initié par l'espace 1789 de Saint Ouen, ne pouvait en effet que séduire terriblement le fou de cinéma et de littérature que je suis : en effet, entre janvier et août 2011, Olivia Rosenthal, qui publié huit récits aux éditions Verticales, dont On n'est pas là pour disparaître (Prix Wepler 2007) et Que font les rennes après noël? (prix du livre Inter 2010) est allé à la rencontre des audonniens (c'est ainsi qu'on appelle les  habitants de Saint Ouen) et leur a posé la question  suivante : « Quel film a changé votre vie ? »

Ces entretiens  ont donc été rassemblés dans un recueil de 14  textes édités aux éditions Verticales. Quatorze voix singulières racontent comment le cinéma est entré par effraction dans leur existence. C’est un livre sur tous ceux qui fréquentent les salles obscures pour se rassurer, pour oublier, pour se divertir, pour comprendre, pour avoir peur. On y rencontre des acteurs, des couleurs et des sons, des histoires de famille, des exemples à suivre, des motifs de rupture, toute une intimité avec des images souvent anciennes qui, passées au crible de la mémoire, continuent à hanter nos esprits et nos corps.

Ainsi, pour Angélique, c'est La Nuit américaine qui va bouleverser sa vie, car grâce à ce film, elle aura trouvé sala nuit vocation, celle de script (le métier de Nathalie Baye dans le film). Pour Béatrice, c'est le  Dernier Tango à Paris qui va changer radicalement l'idée qu'elle se faisait de l'amour. Alors que Thelma et Louise va faire prendre conscience à Annick qu'on est jamais enfermé dans une vie et qu'il faut trouver la force de briser les barreaux de sa prison dorée

L'idée qu'un film peut donc totalement avoir une influence et changer radicalement une voie toute tracée est donc absolument magnifique, et ce livre est donc un merveilleux cri d'amour pour le 7ème art, et de la magie qu'il provoque sur les gens.

Hélas, et c'est un peu la limite du livre, je n'ai jamais eu l'impression d'avoir affaire à de la littérature, mais plus à la lecture d'un article de MarieClaire qui poserait la même question. Il manque de fils conducteurs à ces histoires entre elles, et d'un vrai point de vue d'écrivain.

Ils ne sont pour rien dans mes larmes est donc un beau projet pour tous les amoureux de cinoche, mais hélas, pas totalement abouti.

Et vous, alors , si Olivia Rosenthal vous posait la même question, quel est le film qui a changé votre vie?

Posté par filou49 à 11:33 - roman - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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Vague d'égotrip chez nos amis les stars francaises

Mathieu Kassovitz 1Les stars du show bizz ont un égo un peu plus surdimensionné que le commun des mortels. Bon, évidemment, en disant cela, je ne vais pas dévoiler un scoop énorme dans ce billet, on se croirait même un peu au café du coin, là, non?

Mais c'est vrai, quoi, à force de leur dire que ce qu'ils font est génial, exceptionnel, extraordinaire et j'en passe, ils se sont mis à le croire, et le mot "humilité" est ainsi le premier qui disparait de leur vocabulaire avec l'apparition de la réussite, de l'argent, de la renommée, voire des 3 à la fois.

Cela a toujours été le cas évidemment, mais jusqu'à présent, j'avais plus l'impression que ca touchait la planète States, que ce soit les acteurs ou chanteurs, qui m'ont  oujours l'impression de vivre une planète à part, celle où tous les caprices et les déclarations mégalomaniaques étaient légions.

Or, j'ai la facheuse tendance à penser que cette maladie a aussi atteint les célébrités hexagonales aussi. Car, depuis moins d'un mois, des déclarations bouffies de prétentions pulluent un peu partout.

L'exemple le plus médiatisé est évidemment le déferlement d'insultes de Mathieu Kassovitz, un artiste que j'aime bien à la base, pour sa capacité à déranger et à saisir le réel sans verser dans l'idéalisme. Mais proclamer qu'il "enc... le cinéma français" juste parce que son film L'ordre et la morale a été peu nominé aux césars (surprenante, son arrivée à la cérémonie vendredi  soir dernier) l'année où la production cinématographique française n'a jamais été aussi divers et riche est bien plus, à mon sens, une démonstration d'orgueil mal placé qu'un jugement objectif, surtout lorsque d'un autre coté, il joue dans un film aussi moyen que la vie d'une autre, qui pour le coup m'a semblé être aussi représentatif du mauvais cinéma français de base. Et puis, concernant Kasso, vu qu'il a également de très mauvais souvenirs de son expérience américaine, une petite remise en cause personnelle s'avère salutaire lorsqu'on accumule les ressentiments de part et d'autre de la planète cinéma.

Mais Kassovitz n'est pas le même à souffir de mégalomanie foudroyante: Thomas Langmann, fils de Claude Berri ,etlangmann accessoirement producteur à succès du film The Artist, connu aussi pour avoir un melon énorme (il en était venu aux mains avec un producteur conccurent lorsque un autre projet sur Mesrine que le sien était sur les tablettes) qui fait également preuve de vulgarité effroyable à l'encontre du journal les Inrocks (dont je ne partage pas tous les points de vues, loin de là) juste parce que le journal n'a pas classé le film de Michel Hazanivicius parmi leurs 20 films préférés de 2011...on hallucine,là.... et l'esprit critique et la liberté de penser, on en fait quoi, Monsieur Langmann?

indochine-peggy-mMais ces exemples ne sont pas les seuls...il m'a suffi de feuilleter un magazine, par exemple un récent exemplaire du Figaro Mag (que je ne lis jamais, opinion politiques divergentes oblige, mais je devrais, vu qu'ils me servent pour mes billets ensuite) pour voir que ce egotrip avait contaminé toute la profession.

Ainsi, dans une interview au journal, le chanteur d'Indochine Nicolas Sirkis daube sur les Enfoirés simplement parce qu'ils ont " salopé mon morceau J'ai demandé à la lune; cette chanson écrite avec sincérité ne méritait pas ce traitement là". Oh, un peu d'humilité, que diable, Nico!!!

Et dans le même magazine, Melvil Poupaud, acteur bobo que j'ai toujours trouvé prétentieux, et qui a toujours baigné dans le milieu, en rajoute une couche en nous disant qu'il faut arrêter de parler de la crise, car il voit comme "un très grand danger le fait de voir l'argent réguler nos existences". Le genre de propos qui m'agacent prodigieusement lorsqu'ils viennent de personnes qui ne souffrent pas de problèmes d'argent....

Voilà des petits exemples de manque d'humilité qui nous poussent à penser que les stars et les gens ordinaires ne vivent pas sur les mêmes planètes... C'est pour cela que j'ai été ravi, lors de mes 4 jours passés au festival d'Annonay, de voir que le réalisateur Raphael Jacoulot semblait n'avoir pas du tout avoir pris la grosse tête, alors même qu'il a entendu des tonnes et des tonnes de compliments sur son dernier film. Bon, en même temps, même les Inrocks l'ont beaucoup aimé son film Avant l'aube.

Je guetterai donc non sans une certaine appréhension lors de la sortie de son prochain film si ils se mettent à descendre son film une réaction de sa part :o)....

 

PS : le pire de ce spécial mégalomanie étant quand même la tirade de Philippe Candeloro dans un quelconque Télé 7 jeux: "je crois avoir fini par démontrer que je n'étais pas aussi con que j'en avais l'air"...désolé, filou, je devais pas être là à ce moment là :o)

Posté par filou49 à 06:30 - humeurs - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
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26 février 2012

Concours DVD : Qui veut vivre sa vie???

L-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie_fichefilm_imagesfilmA défaut d'être malheureusement prémonitoire pour moi (dans la version "l'homme qui travaille dans le social et qui voudrait intégrer la culture"), mon billet sur le film "L'homme qui voulait vivre sa vie", adapté du roman éponyme de Douglas Kennedy, m'a valu un franc succès, puisqu'il m'a fait mettre en une de Canal Blog du jour, ce qui m'a fait sensiblement augmenté de façon hélas temporaire mon nombre de lecteurs.

Par gratitude, le concours que j'organise ce dimanche est entièrement axé autour de ce film puisque j'ai deux DVD du film l'Homme qui voulait vivre sa vie (sous blitzer évidemment) à vous faire gagner. Ceux qui avaient vu le film et me l'ont dit en commentaires ne seront pas vraiment intéressés (sauf si ils veulent l'offrir), mais les autres, ne passez pas à côté, car comme je le disais dans mon billet, le film vaut vraiment  plus que le coup d'oeil.

Pour remporter les lots mis en jeu, je change un tout petit peu les règles du concours :l-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie je vais poser trois questions en lien avec le film, et vous ne me répondez pas en commentaire,mais directement par mail, avec le formulaire de contact à droite de mon blog.

Pas besoin de me donner vos coordonnées, juste vos réponses et les coordonnées et je contacterai les deux personnes tirées au sort qui ont répondu juste.

Voici sans plus tarder les 3 questions :

1. Combien de longs métrages a réalisé Eric Lartigau avant l'homme qui voulait vivre sa vie?

2. Qui est l'actrice fétiche d'Eric Lartigau, et pour quelle raison l'est-elle?

3. Dans quel film Romain Duris avait déjà tourné avec Catherine Deneuve?

Voilà trois petites questions pas forcément évidentes, même si on peut facilement trouver les réponses avec un tant soit peu de recherche sur la toile. Pas de chances supplémentaires pour un relai sur FB ou sur twiter, j'avoue que ca me gonfle un peu lorsque je dois le faire lorsque je participe à un concours, donc tant pis pour les éventuels lecteurs supplémentaires que je pourrais glaner ici et là.

Comme je demande un effort un peu plus important que d'habitude, je vous laisse deux semaines pour concourir et trouver les réponses, soit jusqu'au samedi 10 mars, 19 heures.

Bon courage pour ceux et celles qui tenteront le coup, et en tout cas, bon dimanche à tout le monde!!!

Posté par filou49 à 06:10 - Le concours du dimanche - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
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25 février 2012

Pas félin..... pour moi!!!

felins-film-keith-scholey-L-hEQeatDans mes deux sorties cinéma des vacances de février avec mon rejeton, l'une d'entre elles fut plus prolifique que l'autre.

En effet, quelques jours aprés Zarafa, afin de trouver toujours de quoi combler ses journées d'oisiveté, et aussi car j'avais gagné des places sur le site Maman on bouge, je l'ai accompagné pour aller voir de très près les Félins (qui se dit African Cats en version originale, amusant, non?) du documentaire réalisé par le studio Disneynature (une des branches de production les plus méconnues de Disney).

Le problème est que comme son papounet, le fiston est pas super branché animaux et documents animaliers,  et ainsi, voir des bestioles marcher, manger, dormir l'ennuie assez vite, et l'expérience de La clé des champs aurait du nous alerter.

J'ai quand même tenté l'expérience Félins car j'avais entendu énormément de positif sur les extraordinaires prouesses de tournage de ce film  qui a nécessité plus de 2 ans de tournage,  dans la réserve naturelle du Masai Mara (Kenya) et un matériel  tout aussi impressionnant afin de capter la vie intime de ces fauves. 

A ce sujet, je suis obligé de reconnaitre la réussite : le sentiment de proximité avec ces animaux est tel qu'on partage avec eux de façon assez spectaculaire tout de leur quotidien et de leurs inquiétudes.

Mais justement, au risque de me mettre les amis des bêtes sur le dos, s'il y a bien quelque chose dont je n'ai jamais révé, c'est d' essayer de me mettre dans la peau d'un animal,quelqu'il soit.

J'ai donc trouvé le quotidien de ces bestioles ennuyeux au possible, et surtout terriblement anxiogène, entre la peur Felins-photod'être une proie continuelle (la maman guépard, Sita, passe son temps à croiser des ennemis qui lui voleront même deux de ses si mignons petits, une horreur, quoi!!) ou de ne pas savoir quoi chasser.

Je savais bien que la jungle était un univers où les prédateurs étaient légions, mais j'ai été un peu géné de constater que le film ne s'interesse jamais au sort des victimes (zèbres, gazelles), sauf si les victimes étaient les félins en questions. Je ne suis pas le seul à avoir trouvé ce quotidien où la chasse est fondamentale oppressant, mon fils qui gesticulait comme un fou sur son fauteuil, suait tout ce qu'il pouvait à mes cotés....le générique du fin fut accueilli comme un vrai soulagement le concernant!!!

Et l'autre gros problème du film, et comme dans La clé des champs, réside dans le commentaire en voix off, ici dicté par un Pascal Elbé (que j'aime bien par ailleurs) totalement lénifiant. Pourquoi vouloir à ce point jouer la carte de l'anthropomorphisme et de la fiction à outrance? L'histoire qui nous est racontée colle mal aux images que l'on voit et ne m'a empeché que je décroche plusieurs fois ma machoire aussi grand qu'un lion en cage.

Bon, je crois que je vais arreter là avec les documentaires animaliers pour le moment,c'est vraiment pas ma came, comme on dit familièrement. Et si jamais la petite dernière (qui semble bien plus interessé par les bestioles que le grand) insiste pour aller en voir, ca sera plutôt au tour de la maman  de s'y coller, je pense :o)


Bande annonce de Félins

Posté par filou49 à 06:59 - Le coup de griffe du samedi - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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24 février 2012

Les césars 2012 : (mes) favoris et pronostics

LES-CESAR-2003_previewLa cérémonie des Césars, tout le monde le reconnait à l'unanimité : c'est absolument interminable, chiant à en mourir, récompensant des films et des acteurs qu'on a pas (tous) vus, avec, au milieu, un pauvre type en smoking tentant en vain de dérider une bande de coincés qui rient que lorsqu'ils se pincent.Tout cela est totalement juste, mais en dépit de tout cela, chaque année,  et ce, depuis plus de 20 ans , je n'en rate pas une miette, et ce n'est pas ce soir que je vais déroger à la règle.

Vous avez du en effet remarquer,dans mes billets et mes sélections du mercredi, que je suis un peu plus spécialisé cinéma français que le reste, donc forcément je m'interesse plus à la grande communion annuelle du cinéma hexagonal que d'autres, tels les Oscars (et ca tombe bien vu l'heure indue de retransmissions des dits Oscars).

Et comme à chaque fois, pour chaque catégorie, à l'annonce du lauréat (celui qui n'avait rien préparé car il ne "s'y attendait pas du tout, mais alors vraiment pas du tout", mais qui nous sort quand même une liste de noms à remercier longues comme le bras), je fanfaronne auprès de ma copine : " j'en étais sûr que c'était lui, je l'avais dit avant", je vais donc écrire noir sur blanc ici même, pour la plupart des catégories, le nom de ceux dont je pense qu'ils vont remporter le César, et ceux dont j'aurais préféré qu'ils l'aient :

Je vous épargnerais les césars techniques, car d'une part, je n'ai quand même pas l'oeil assez alerte sur le montagecésar ou la lumière, et d'autre part, comme c'est le moment ou (rayez les mentions inutiles), on en profite pour coucher les petits (enfin plutôt porter leurs corps ineptes dans leurs lits, ils s'étaient endormis dès la première minute),aller faire un petit pissou, finir ses mots croisés entamés dans le RER, se préparer son infusion verveine/menthe, ou tout ca en meme temps, bref, comme personne n'est là pour les voir, personne n'aurait pu vérifier si j'avais vu juste.

Trève de bavardages, mes césars 2012 du coeur et ceux de la raison (c'est rarement les mêmes) vont à  :

Meilleur film :

Nominés :

Mon pronostic: The artist (ici oui, aux States, pas sûr)

Mon souhait : Polisse (en même temps, j'ai pas vu The artist)

Meilleur réalisateur :

Nominés:

Mon pronostic: Maïwenn (comme Polisse n'a rien eu avant, bon lot de consolation)

Mon souhait : Valérie Donzelli (j'ai hésite avec sa consoeur)

Meilleur film étranger :

Nominés :

Mon pronostic: Une séparation (je le sens très bien celui là)

Mon souhait : Une séparation (et j'en serais pas mécontent)

Meilleure actrice :

Nominés:

Mon pronostic: Marina Fois ( à moins qu'ils fassent un ex aequo avec sa collègue Viard)

Mon souhait : Marie Gillain (ah oui, Marie, je te kiffe grave)

Meilleur acteur :

Nominés:

Mon pronostic: Jean Dujardin ( histoire de départager les 2 intouchables,)

Mon souhait : Olivier Gourmet ( j'adore cet acteur)

Meilleur second rôle féminin :

Nominés:

Mon pronostic: Noémie Lvovsky (il parait qu'elle est fabuleuse là dedans, comme souvent d'ailleurs)

Mon souhait : Zabou Breitman (un peu de souvenir du Plus beau jour du reste de ta vie, ma maman de ciné préférée)

Meilleur second rôle masculin :

Nominés:

Mon pronostic: Joey Starr (alors là ,j'en mets presque ma main à couper)

Mon souhait : Frédéric Pierrot (pareil que Gourmet, ca serait une belle récompense pour ce super acteur)

Meilleur premier film

Nominés:

Mon pronostic: Le cochon de Gaza ( super buzz autour de ce film)

Mon souhait : Angèle et Tony (j'ai dit dans mon billet tout le bien que je pensais du film)

Meilleur documentaire

Mon pronostic: Tous au Larzac (pareil que Gaza, mais moi ca me dit bof)

Mon souhait : Le bal des menteurs (pour le sujet, après, je suis pas forcément très docu)

Meilleur film d'animation

Mon pronostic: Le tableau ( à Annonay, tout le monde me parlait de ce film)

Mon souhait : Un monstre à Paris (mon chouchou, mon fils vient d'avoir le dvd, il en est à sa 6ème vision :o)

Meilleur espoir masculin

Mon pronostic: Guillaume Gouix ( gueule cassée, jeu à la Dewaere, un futur grand)

Mon souhait : Grégory Gadebois ( un Depardieu en puissance, je vous dis)

Meilleur espoir féminin

Mon pronostic: Clothilde Hesme (ou Céline Salette, j'hésite)

Mon souhait : Clothilde Hesme (bon c'est vrai qu'Angele et Tony, je prends le package complet :o)

Meilleur scénario original

Mon pronostic: L'exercice de l'état (pas vu le film , mais je le regrette)

Mon souhait : L'exercice de l'état (voir plus haut)

Meilleure adaptation

Mon pronostic: Carnage ( ils vont quand même pas le filer à Kasso :o)

Mon souhait : La délicatesse

Meilleure musique originale

Mon pronostic: L'appollonide ( mélange de musique d'époque et moderne, audacieux)

Mon souhait : Les biens aimés (of course, mais pourquoi est il juste nominé ici, ce chef d'oeuvre???)

     Voilà , je m'arrête là , et comme je suis de très mauvaise foi, si j'ai tout faux, je dirais que tout est truqué, et si par bonheur, je trouve juste presque partout, on me dira que c'est parce que tout est truqué...

Attendons donc ce soir pour voir si je conserve à vos yeux une (relative) crédibilité, si vous vous rendez compte au bout de 3-4 nominations que je suis à coté de la plaque, s'il vous plait, concentrez vous sur la voix et les blagues tiédasses d'Antoine de Caunes, vous vous allez doucement plonger dans un profond sommeil, ca ira mieux pour tout le monde :o)

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23 février 2012

Quand c'est court, c'est bien aussi!!!

 court métrageLorsque j'avais plus de temps pour vivre ma cinéphilie à fond, je consacrais pas mal d'heures à l'actualité des courts métrages. Je ne manquais pas les nombreux programmes télévisés qui les célébraient (Micro Ciné sur Canal Plus, Court Circuit sur arte, Libre Court sur France 3, Histoires Courtes sur France 2), émissions pour la plupart toujours à l'oeuvre sur ces chaines hertziennes, mais à des horaires souvent trop tardives pour le jeune papa actif que je suis.

Vous pourriez me rétorquer que je peux toujours me rabattre dans les bonnes salles de cinéma de ma région , sauf que, désormais, les salles obscures qui projettent les courts métrage avant un long sont de moins en moins nombreuses, certaines, comme le Cifa St Denis à la Croix Rousse, faisant un peu office de dernier des Mohicans.

Du coup,  plus par facilité plus que par choix, je me suis consacré uniquement aux longs métrages, mais en gardant gravé à l'esprit que je commettais une belle erreur de négliger autant les courts.

En effet, et le réalisateur Raphaël Jacoulot que j'ai eu le grand privilège de cotoyer quelques jours à Annonay (qui ne sait pas encore que j'y suis allé??) me l'a confirmé : un court métrage, ca reste quand même la plus belle carte de visite qui soit pour tous les futurs grands génies de la pellicule : c'est dans un court qu'on peut se permettre, même avec peu de moyens, toutes les audaces, formelles ou scénaristiques qui soient....Souvent, les DVD proposent avec des films, les courts métrages antérieurs des réalisateurs de l'oeuvre, et il s'avère ainsi passionnant d'aller guetter les prémisses et les promesses des films à venir.

Bref, le court métrage reste  une pièce maitresse préalable à toute carrière cinématographique digne de ce nom,ainsi qu'une oeuvre artistique parfois fondamentale, et je me languissais de ne plus en voir ou si peu, mais heureusement, très récemment, j'ai eu l'opportunité de me refaire une petite cure de regenérescence en  la matière.

Tout d'abord au festival d'Annonay (où ça?), où j'ai pu voir le court métrage ardéchois Totem qui, même s'il m'atote laissé dubitatif, reste un objet de cinéma intéressant (j'ai été un poil sévère dans mon compte rendu quand même), et m'a surtout fait prendre conscience du travail et de l'investissement énorme de ces professionnels autour d'un projet, aussi bref soit le résultat une fois mis en images.

Puis, quelques jours aprés, Agathe, de la société de distribution Ouatmédia, spécialisée dans la distribution de courts métrages (notamment sur le réseau Itunes), m'a demandé si j'étais interessé pour visionner trois perles issues de son catalogue. Ces trois courts métrages ont pour point commun la Cérémonie des Oscars.

En effet, si l'un d'entre eux, WEST BANK STORY, a eu l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction en 2007, les deux autres (RAJU et PENTECOST) ont eu la particularité d'être tous deux nominés comme meilleur long métrage de fiction lors de la 84ème  cérémonie qui aura lieu dimanche soir prochain, le 26 février (le soir où notre Jeannot Dujardin devrait avoir sa consécration mondiale, enfin c'est ce que disent tout le monde, du moins, tous les français :o)

Bref, j'ai eu donc la chance de les regarder tous les trois, mais en version originale non sous titrée, et comme je ne suis pas Mylittlediscoveries, j'ai un peu ramé, surtout pour celui qui se passe en Irlande. Voici un rapide résumé de ces 3 films ne dépassant pas les 25 minutes:

     
   pentecostPentecost  de Peter Mac Donald :

L'histoire : Dans l'irlande  trés croyante de la fin des années 70, un jeune garçon de 11 ans voit sa passion pour le football et pour le mythique club de Liverpool se confronter avec ses obligations d'enfant de choeur. Est ce que son père arrivera à comprendre que l'amour de son gamin pour le foot vaut toutes les messes du monde?

Mon avis : Les quelques mots de l'intrigue suffisent à clairement le faire comprendre: nous sommes ici dans la pure comédie britannique, qui fait beaucoup penser à Billy Eliot ou certains films de Stefen Frears. Gentiment irrévérencieux, truculent dans les dialogues  ce film, réalisé par un acteur irlandais spécialisé dans les seconds rôles, nous offre 10 bonnes minutes de fraicheur et de tendresse absolue.

 

rajuRaju  de Max Zähle


L'histoire : Un couple allemand  arrive à  Calcutta  pour adopter un orphelin indien de 4 ans. Lorsque celui-ci disparaît soudainement, le couple se rend compte que leurs problèmes ne font que commencer et qu'ils en sont peut- être la source.

Mon avis : Un très beau film au sujet fort original : à part Holy Lola, j'ai vu peu d'oeuvres sur l'adoption, et ici l'intrigue est traitée comme un polar métaphysique avec un Calcutta filmé magnifiquement, intriguant  et mystérieu à souhait.  Des personnages et des situations fortes  campées en peu de dialogues et de scènes, des acteurs totalement investis dans leur rôle, Raju, choc émotionnel et esthétique intense, me restera longtemps gravé en tête, malgré (ou grâce à ?) ses 24 minutes.

                                                                       

west-bank-story-1West bank story   d'Ari Sandel

 L'histoire : David, un soldat israélien, tombe amoureux d'une belle serveuse de fast food palestinienne, Fatima. Hélas, leurs deux familles, rivales dans le domaine de la restauration du Moyen Orient, se détestent cordialement.

Mon avis : L'idée de départ est bonne (une comédie musicale à la Bolywood sous fond de conflit israélo palestinien, matiné de Roméo et Juliette avec plein de falafels dedans), mais la sauce ne prend hélas jamais vraiment: trop lourd, trop kitsh, trop mal joué: on frôle l'indigestion pendant les 21 minutes de ce court métrage... Et pourtant le film a eu l'oscar en 2007, les américains doivent donc avoir l'estomac plus solide que moi :o)

Enfin, mes goûts sont évidemment d'une très grande subjectivité, et si vous vous voulez vous faire votre propre opinion sur ces 3 courts, sachez que depuis le mardi 21 février, Raju, Pentecost et West Bank Story sont aussi disponibles sur iTunes, pour la modique somme d'1€,99 chacun (cliquer directement sur le lien pour accéder au téléchargement du film). Pour ceux qui ne pourront être présent à Holywood Boulevard dimanche soir, voici la meilleur occasion de se faire une idée plus précise du potentiel des nominés pour cette récompense, peu médiatisée, et pourtant si importante.

Posté par filou49 à 06:10 - cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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22 février 2012

Une belle brochette de stars pour ma sélection ciné de la semaine..

cheval-de-guerre-war-horse-1024x682Lors de la sortie, le 26 octobre dernier, du précédent film de Steven Spielberg, les aventures de Tintin, la semaine était si particulièrement fertile en films excitants que je n'avais pas songé une seule seconde l'y inclure. Cette semaine, et comme la précédente, les sorties en salles me semblent un peu plus faible qualitativement parlant, et le nouveau film de maitre Spielberg (même pas 6 mois entre les 2, c'est pas un peu bref comme délai, quand même, jeune homme?) apparait quand même comme bien au dessus de la mélée,bien qu'il figure en excellente compagnie avec deux illustres protagonistes du 7ème art, Daniel Auteuil et Angélina Jolie:

1. Cheval de guerre

Le pitch:

A la veille de la Première guerre mondiale, le jeune Albert vit dans une ferme avec son cheval Joey. Mais dès le début des hostilités, Joey est vendu à la cavalerie britannique et envoyé directement au front. Il est bientôt capturé par les Allemands, qui n'hésitent pas à s'en servir dans les combats. Albert, qui est encore trop jeune pour s'engager, décide de se lancer dans une mission de secours pour libérer son cheval.

- Pourquoi je veux y aller:

- parce après avoir vu dernièrement pléthore de films (dont certains très bons) intimistes, sociaux, qui se déroulaient soit dans une voiture, soit dans un appartement bourgeois du 16ème, j'ai assez envie de cinéma avec un grand C, celui faisant souffler le vent du romanesque et du lyrisme, bref, le cinéma qui fait rêver, facette que j'ai parfois tendance à oublier;

- car si je n'aime pas du tout les films de guerre, et que du coup, le Soldat Ryan, malgré la virtuosité évidente de la mise en scène, m'avait laissé sur le côté, ici la guerre semble être plus une toile de fond à une histoire où les valeurs de l'héroisme et de la solidarité sont les plus importantes;

- pour voir si les penchants que je reproche à Spielberg (un patriotisme exacerbé, sans beaucoup de nuances) sont toujours aussi présentes dans un film qui semble s'y préter.


CHEVAL DE GUERRE : BANDE-ANNONCE VOST Full HD de Steven Spielberg (2012)


la-mer-a-boire-photo-42. La mer à boire

Le pitch :

George, un patron de chantier naval, est lâché par sa banque et doit licencier une partie de son personnel qui se met aussitôt en grève et occupe l'usine. Il devra se battre jusqu'au bout pour tenter de sauver l'entreprise qu'il a passé sa vie à construire.

Pourquoi je veux y aller :

 - avant tout pour son metteur en scène, qui se situe plus dans ma sensibilité que Spielberg. Jacques Maillot a notamment réalisé Nos vies heureuses, film totalement méconnu, prodigieux portrait de trentenaires qui se cherchent, et qui pour moi, constitue un des plus grands films, si ce n'est le plus grand film du genre, pourtant prolifique. Les liens du sang, polar classieux avec Canet et Cluzet était également une très belle réussite;

- pour Daniel Auteuil, de nouveau dans un rôle fort aprés avoir joué  ces dernières années dans des films, au mieux pas terribles (La personne aux deux personnes), au pire, dans des nanars sans nom (enfin si, au moins deux noms : Donnant Donnant et 15 ans et demi...);

- car La mer à boire surfe sur la vague du cinéma social français, très en verve en 2012, et ici, vu sous l'angle du patronat compréhensif et soumis également à la dure loi du marché;


LA MER À BOIRE : BANDE-ANNONCE Avec Daniel Auteuil...

 

Angelina-Jolie-et-Brad-Pitt-ensemble-a-Paris-pour-le-film-Au-Pays-du-Sang-et-du-Miel3. Au pays du sang et du miel

Le pitch :

Alors que la guerre fait rage en Bosnie, Ajla, peintre musulmane, et Danijel, officier serbe, qui se sont connus avant la guerre, se retrouvent. La jeune femme est retenue dans le camp de prisonnières où il est gardien. Malgré les sentiments très forts qu'ils ont partagés, la guerre rend leur relation complexe et ambiguë.

Pourquoi je veux y aller :

- Car, si je n'ai pas une affection particulière pour Angelina Jolie (à mes yeux, plus icone inacessible que véritable actrice de cinéma), on peut au moins lui reconnaitre un vrai acte de courage que de prendre comme sujet de premier long métrage la guerre en Bosnie, région peu usitée par ses compères holywoodiens, et de le tourner là bas, avec des acteurs inconnus;

-  car le genre du film, romance impossible entre deux personnes issues de communautés différentes (elle serbe, lui musulman) laisse augurer d'une très belle histoire, apte à nous faire vibrer d'émotions et de rage;

- ce que tend à nous montrer la bande annonce, à la fois sobre et belle, et en tout cas, fort prometteuse.


Au Pays du Sang et du Miel Bande annonce du film

Bilan: 2 films sur la guerre, 1 sur la crise économique, je vois que j'arrive à trouver des thèmes super légers pour mes films de la semaine. Par contre, on peut envisager cela d'un autre oeil : Spielberg, Angelina Jolie, Daniel Auteuil, ma brochette de stars a fière allure, n'est ce pas?

Et vous, alors, lequel des 3 a vos faveurs pour cette semaine: Steven, Daniel ou Angelina?

Posté par filou49 à 05:59 - cinéma - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
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