miossec Le 7 février dernier, j'ai été invité par Les Inrocks à aller voir Miossec en concert au Transbordeur, géniale petite salle de l'agglomération lyonnaise. L'idée m'enchantait bien, mais la date étant trop mal placée (entre mon retour d'Annonay et mon départ pour Paris pour assister à l'enterrement de ma voisine, cf billet d'Annonay numéro 2), j'ai dû décliner l'invitation.

Je regrette pas mal ce rendez vous manqué, vu que j'aime bien Miossec, autant le chanteur compositeur que l'homme, toujours un peu décalé dans l'industrie musicale française.

J'avais notamment lu sa biographie parue en 2007, En quarantaine, et en avais appris beaucoup sur l'homme, qui a commencé à faire des Jingles pour TF1 puis journaliste à Ouest France, avant d'embraser une carrière musicale assez cahotique, mais avec un talent d'écriture plutôt hors du commun, reconnaissons le.

Par rapport à une dizaine d'années, Miossec semble un peu plus mainstream et semble plus fiable dans ses prestations scéniques qu'il pouvait l'être à ses débuts.

Ce qui est certain c'est que Miossec, qui a lancé, avec  notamment Dominique A, un courant nouveau dans la scène musicale française, avec des chansons aux textes désabusés, et aux pieds un peu flottants, continue de prendre des chemins de traverse et de ne pas être là où on l'attend.

Ainsi, si son dernier album Chanson ordinaires, plus rock que ses précédents, m'a semblé du coup moins accessible etmiossec_brest_of moins mélodique, il semble être plus en phase avec sa vraie personnalité, et du coup , semble le défendre plus ardemment que les autres.

Mais Christophe Miossec a un vrai coté Docteur Jekkyl et Mister Hyde, puisque parrallélement à son exigeante carrière solo, il continue de préter son talent de songwriter à des artistes plus populaires  : Juliette Gréco, Johnny Halyday et Nolwenn Leroy, la dernière en date, qui dans son album best seller, Bretonne, chante une chanson inédite de  Miossec "Je ne serai jamais ta parisienne" ainsi que la reprise de Brest un des  propres morceaux  de l'artiste, présent dans son album 1964 (sorti en 2004).

Cette chanson, Miossec y tient particulièrement, vu qu'il affirme à longueur d'interview son attachement à ses racines brestoises, et à l'identité culturelle qui se rattache à cette ville, particulière de par son positionnement géographique. 

Si cette version a connu un vrai succès, je continue à préférer largement l'originale, chantée par Monsieur Miossec lui même, et c'est cette chanson que je vous fais (re)découvrir aujourd'hui pour ce retour, après plusieurs semaines d'absence, de ma chronique Les Trésors cachés de la chanson française.


Miossec-Brest