UGC199_couvAllez, je vous avoue ma trahison : mercredi 4 avril, jour de l'inauguration du confluence UGC Cité Ciné sur lequel je reviens longuement ici, j'ai enchainé avec une séance cinéma (2 days in New York) dans un cinéma concurrent de l'entreprise UGC, à savoir Pathé, qui occupe l'autre bonne partie de l'espace des salles de cinéma sur Lyon.

Et si, au niveau de leur emplacement géographique, du confort des salles, du soin portée au son et à l''image, et de leurs choix de programmation, je trouve que les deux franchises présentent toutes les deux des résultats remarquables et à peu près équivalents, je me suis aperçu ce jour là qu'il y a un élèment sur lequel UGC l'emporte largement sur son concurrent: celui de son magazine cinéma.

En effet, le matin, suite à ma rencontre avec les responsables du nouveau multiplexe, j'avais été bien "ravitaillé" en revues Ilimité, du nom de la carte de fidélité des adhérents UGC, et l'après midi, lors de ma séance ciné, je n'ai pas manque de récuperer mon journal du cinéma Gaumont Pathé. Image-38

De fait, le soir, lorsque je les ai sorti de mon fameux sac (qui n'a plus de secrets pour vous depuis ce billet),  je n'ai pu m'empecher de faire un petit comparatif des deux, et de me rendre compte que la revue Illimité l'emportait largement sur celle des cinéma Gaumont Pathé (ils auraient pu trouver un titre moins ronflant d'abord :o).

Cela dit, même sans voir la séance, j'aurais pu récupérer ces magazines gratuits et en libre service, qui sont disponibles dans leurs présentoirs avant même de passer aux caisses. Si vous  voulez combler un désir de lecture gratuite sur votre passion du 7ème art, mais que votre porte monnaie est vide, voici un bon plan, sauf qu'après, vous risquez d'avoir une envie totalement irrépressible d'aller combler votre faim de films dans une salle obscure des enseignes en question.

Car les deux revues ont en commun de promouvoir totalement tous les films programmés dans les salles des deux enseignes respectives, et tout est fait pour donner envie aux gens gaumont pathéd'aller voir ces films.

Si aucune critique négative des longs métrages n'apparait donc dans les pages, ce qui semble logique, certains films sont plus mis en valeur que d'autres, et en général, ce sont qui bénéficient d'un label particulier (le Coup de Coeur Gaumont Pathé  pour l'un ou les label UGC des spectateurs et UGC découverte pour l'autre).

Ces films bénéficient ainsi, en règle générale, d'un résumé plus fourni et surtout d'interviews  ou, en alternance, de portraits des acteurs ou réalisateurs des dits films en question assez originales,.et dans leurs formes et dans leur contenu.,

Voilà pour les points communs entre les deux revues, car sinon, comme je vous le disais au début de mon billet, la revue Illimité possède une plus value énorme par rapport à  celle deson rival.

S'il y a encore quelques années, le journal du cinéma UGC était simplement à vocation promotionnelle, désormais, un vrai effort éditorial a été fait, et on a même l'impression de lire une vraie revue journalistique, dans l'esprit assez proche de la référence qu'est Première.

En effet, avant la sélection des films proprement dit, une vingtaine de pages sont consacrées à l'actualité cinématographique proprement dite, avec des catégories décalées et originales.Florence Foresti Howard

Par exemple, la rubrique "20 degrés de séparation" développe la théorie de Karinthy (un peu de culture dans ce mondes de brutes: o)  en reliant un acteur à un autre qui n'a a priori rien à voir, au travers d'une chaine comprenant 18 autres acteurs. Ingénieux et amusant! 

De même, la rubrique le Top 10 trace un panthéon forcément subjectif des 10 meilleures oeuvres sur un thème donné ( par exemple : Le top 10 des : femmes d'action,  rôles avec un handicap, acteurs à poils...)

Pour ne pas toutes les citer, faute de place, je mentionnerais fort logiquement  la note d'optimisme avec laquelle la revue finit, page intitulée 'Le futur c'est", et qui trace un portrait d'un acteur ou réalisateur fille ou garçon en qui UGC place de nombreux espoirs (Reda Kateb, Alice Belaidi, Jeff Nichols, un  vrai sans faute!!!) .

De plus, j'ajouterais également que, moi qui aime la BD plutôt humoristiques, j'apprécie également à sa juste valeur le soin apporté aux dessins, legers et drôles, illustrant la plupart des rubriques en question?

Bref, le magazine UGC, par son ton singulier et qui ne se prend jamais au sérieux, te fait presque regretter que les lumières de la salle s'éteignent aussi vite lorsque la séance commence. Au moins, lorsque je vais dans un Pathé, j'avoue avoir moins ce problème....