Finissons en, une bonne fois pour toutes, avec le prix du Roman Fnac qui a livré son verdict final voilà déjà un bon mois (avec le couronnement du roman de Patrick Deville, Peste et Cholera).

J'ai tenu à finir mes lectures- et mes chroniques tenues chronologiquement- par Swamplandia, un livre de Karen Russel, une romancière américaine que je ne connaissais pas du tout, car je sentais en ouvrant le paquet des 5 livres que c'était celui là qui était le plus à mème de me plaire.

Sans doute parce que celui ci, contrairement à la plupart des autres livrés totalements nus, comportait un 4eme de couverture, et que sur celle ci, je me disais que je pouvais tenir dans mes mains une vraie saga familiale comme seuls les américains savent les trousser.

 Et sans doute aussi que  ce roman me tentait car il était indiqué au verso qu'avec ce roman, Karen Russel a été finaliste du prix Pullitzer, ex aequo avec 2 autres, à tel point que personne n'ait pu l'obtenir cette année là. Pour moi, pour l'avoir vérifié sur plusieurs années, un finaliste d'un prix Pullitzer, ca a souvent plus de chance de me plaire qu'un lauréat d'un Goncourt...prix fnac

Le titre du roman, un peu à coucher dehors, c'est celui d'un parc d'attractions dans lequel la famille Bigtree (le Chef le père, Hilola la mère et Kiwi, Ossie et Ava les enfants, aidés de Sawtooth le grand-père) fait des numéros avec des alligators. Le clou du spectacle, celui qui attire les touristes est celui avec Hilola qui plonge et nage au milieu des animaux. Mais Hilola meurt, et le parc périclite. Chacun des membres de la famille va alors suivre un itinéraire individuel très particulier durant l'été qui suit.

Swamplandia possède tous les ingrédients indéals pour faire un bon roman : des problèmes de famille, du suspense,et une progression dramatique passionnante à suivre. Et surtout Russel a un talent fou pour mettre en place un décor et une ambiance hors du commun. Ici, les marécages du Sud Est des USA (les Swaps) sont tellement bien rendues qu'on sent la moiteur et l'humidité même en lisant tranquillement le livre chez soi et qu'on regarde à plusieurs fois sous son lit si des moustiques (pour cela,ça se pouvait, puisque je l'ai lu en pleine canicule) ou des alligators (euh, ca c'est moins crédible) n'étaient pas égarés sous notre lit.

Le roman commence, et continue sur une bonne centaine cinquantaine de pages, avec une telle force et une telle  imagination fertile que, fatalement, à mi parcours, il faiblit un peu et notre intéret s'émousse un tant soit peu. Mais cela n'empeche absolument pas qu'on a affaire à un très grand livre et à une immense romancière qui n'aurait pas volé son prix Pullitzer.

Personnellement, je n'ai pas hésité à le mettre dans mes coups de coeur de mon prix du roman Fnac, tant il était à 100 coudées devant les 4 autres que j'ai pu lire....