Veuf depuis peu, Ben Logan (Aaron Eckhart) a remis sa démission en tant qu’agent de la CIA et a déménagé à Bruxelles pour y élever sa fille adolescente, qu’il n’a vue que rarement ces dernières années. Tout en travaillant à établir une relation avec elle, il accepte un poste au sein de la filiale d’une multinationale spécialisée dans les systèmes de sécurité. Il a pour mandat d’en détecter les faiblesses afin que l’entreprise perfectionne ses technologies. Du moins, c’est ce qu’il croit... Il finit par apprendre rapidement que cette filiale est une arnaque et qu’il est en réalité un homme traqué. Désormais fugitifs, sa fille et lui doivent apprendre à se faire confiance et travailler ensemble, tout en découvrant et déjouant le complot qui menace leurs vies.

Il y a des films qui passent directement dans les sorties DVD sans passer par la case sorties en salle, sans qu'on comprenne vraiment pourquoi, ( récemment The Devil's double, et même Le retour des Muppets, que je n'ai jamais chroniqué, hélas), et puis d'autres dont on saisit les raisons après 5 minutes de projection .

Il en est ainsi, de cet "Expatriate" (déjà le titre, aïe) dont j'avais entendu parler à l'époque où il se tournait à Bruxelles, et qui avait ensuite disparu des radars avant de se voir ressortir en salles en Belgique et directement en DVD chez nous.

Il est vrai que ce genre de film n'est pas a priori ceux qui me tentent le plus : des histoires d'anciens espions à qui on cherche des noises et qui vont forcément se venger et tout faire péter, désolé, mais j'ai du mal à m'y passionner. Ainsi, j'ai zappé tous les Jason Bourne et autres Taken et je me disais que du coup j'arrivais sur cet Expatriate avec une certaine fraicheur par rapport à ceux qui sont habitués à ce genre de scénario.expatriate

Or, non, à la vision du film, je me dit qu'à tout prendre, j'aurais plutot du voir un des épisodes de Jason Bourne car au moins il y avait un bon réalisateur derrière les commandes (Paul Greengrass,notamment) et que tout le film parait un "Jason Bourne" ( sur lequel il pique allégrement l'histoire de départ), mais en version bien plus cheap. 

Ici, la réalisation incombe à un vulgaire tacheron qu'on croirait droit sortie d'un épisode de feu Holywood Night  qu'on passait le samedi soir sur TF1 : aucune innovation, aucune idée de mise en scène, on est vraiment dans le BA BA de la mise en scène... et ce n'est pas le scénario, qui accumule invraisemblances caricatures( ah les méchants russes qui cherchent on ne sait quoi ) et explications confuses qui rattrapent le coup.

Le plus étonnant dans cet expatriate est la raison de la présence dans le rôle principal d'Aaron Eckart, acteur que j'aime beaucoup au demeurant ( et qui m'a poussé à tenter le coup de ce film) et qui a pour habitude de se faire rare sur les écrans ( urtout quand ses films ne sortent pas en France :o),et de choisir ses rôles avec parcimonie.

Ah, qu'on est loin de l'acteur d'en compagnie des hommes et d'Erin Brokovich( qui remontent quand même à plus de 10 ans). Ici, machoire sérée et sourcils froncés en permanence, Aaron semble se demander pendant tout le film quelle couleur de volets ( financé avec le salaire du film) il v bien pouvoir choisir dans sa nouvelle baraque!!! Enfin, c'est à l'époque du tournage, donc pensant encore que ce film pouvait faire exploser le box office...Désolé Aaron, mais avec un film comme cela, c'est à Castorama qu'il va falloir les prendre, tes volets!!!