Même si j'esartistsaie de chroniquer sur mon site tous les films que je vois, en salles  et à la télé, il arrive parfois que certains passent à travers les gouttes, pour X ou Y raisons, et ce n'est que plusieurs semaines après que je m'aperçois qu'il n y'a ait aucune trace écrite de ma vision dudit film.

Si cela est le plus souvent le cas en ce qui concerne des films plutôt quelconque vus en DVD, parfois c'est également le cas pour de très grands films dont la vision m'a pourtant enchanté. Ainsi, ce fut le cas pour le film The Artist, que j'avais raté en salles, et que j'ai vu lors de sa diffusion sur Canal plus début octobre.

En fait, je pense qu'inconsciemment, je me suis dit que tout avait été tellement dit et écrit sur ce film qui a écrit une page de l'histoire du cinéma français, (première fois qu'un film français remportait 5 Oscars à Hollywood) que je ne pourrais rien rajouter de plus sur ce film unique, passionnant et renouant avec la magie d’un temps délaissé avant ce film (bon, finalement j'ai quand même rajouté quelques mots, je ne peux pas m'en empecher, vous savez bien).

Heureusement pour moi (tant j'aime finalement tellement bavasser sur un film, vous l'auriez je pense bien compris depuis le temps que j'écris sur ce blog), est arrivé il y a un mois une oeuvre venant prolonger le bonheur de ce film, et surtout permettant de l'appréhender sous un angle un peu différent.

Cette oeuvre, c'est un très beau livre, intitulé tout sobrement  " The Artist, le livre »,  et écrit par la journaliste  indépendant ArianeAllard avec la complicité de Michel Hazanavicius.

Ce très bel objet, paru le 8 novembre aux éditions de la Martinière, revient en images sur le parcours extraordinaire de ce film incontournable avec aussi Bérénice Bejo, qui a conquis le monde entier avec sa tendresse, son humour et sa folie.

Le livre retrace ainsi les différentes étapes de la production, de la toute première idée de départ qui a germé dans la tête du cinéaste, au financement, du choix des comédiens au tournage à Hollywood, sans oublier le marathon auréolé de succès de l’équipe autour du globe. Un livre peu ordinaire pour une aventure qui l’est encore moins.

Le livre n'est pas qu'un simple enchantement visuel, il est également très instructif puisqu'il revient aux sources de l'année 1927, où se déroule film en expliquant à quel point le parlant a tourneboulé le cinéma, remplaçant ses cartons d'exclamations par des mots, les orchestres live par les bandes sons, ainsi que  l'art de la grimace par les déclamations.

Grâce à l'intervention très présente et trs stimulante de Michel Hazanvicius, ce très bel ouvrage relate, en textes explicatifs, entretiens avec le réalisateur et plus de 500 et magnifiques illustrations, l'épopée de ce chef-d'oeuvre depuis l'envie d'un film muet en noir et blanc jusqu'à son très inattendu succès planétaire.

Le metteur en scène nous explique notamment que plus au cinéma de Chaplin , auquel on pourrait légitimement penser en voyant le film,  Hazanavicius , trouvant cette référence trop écrasante, a plutot pensé à d'autres grands cinéastes du muet, tels que  Lang, Murnau, Eisenstein ou bien encore, Griffith...

De l'envie d'un film muet en noir et blanc à son succès planétaire, cet album raconte en images cette merveilleuse aventure. Les premières idées, les sources d'inspirations, les références célèbres, un scénario dramatique, une équipe en formation, un casting pointu, les studios d'Hollywood, un tournage hors du commun, des résultats artistiques et commerciaux... 

Une façon  totalement ludique et didactique de comprendre pourquoi le réalisateur de «OSS 117» s'est lancé le défi de réaliser un film muet en noir et blanc, situé en 1927. Et comment, ensuite, il est passé à la réalisation avec tous les outils de la modernité: le story-board, les décors, les lumières, les costumes, le choix des acteurs - Jean Dujardin et Bérénice Bejo - la musique... On a, alors, la preuve, que de l'ouverture de «The Artist» jusqu'au mot de la fin, rien n'a été laissé au hasard. Et chemin faisant, on aura revisité le patrimoine hollywoodien qui fut à la source du désir du cinéaste

Bref, ce livre est une aussi belle déclaration d'amour au 7eème art que le film dont il est le prolongement naturel pouvait l'être..... Evidemment un cadeau de Noel idéal pour tous ceux et celles qui ont adoré le film , mais cela,  je n'avais surement pas besoin de le préciser, si ?