bois-sauvagePour rester dans l'ambiance Nouvelle Orléans que j'ai commencé avec Les Betes du Sud Sauvage, je me suis décidé à lire Bois Sauvage qui trainait dans ma bilbiothèque depuis la rentrée (merci aux éditions Belfond) et que j'ai lu dans la foulée du film évenement de cette fin 2012.

Jesmyn Ward a reçu pour ce  deuxième roman ( son premier sorti en France), le prestigieux Book Award 2011.

Bois Sauvage, ville imaginaire du Golfe du Mexique. La Fosse, une mare dans une clairière. Mississipi, le Sud. L'Amérique noire et pauvre. 2005. Le décor fait beaucoup penser au Sud des Betes Sauvage, l'ambiance également.

 

On suit cette famille noire et pauvre 10 jours avant la tempête Katrina. Le point de vue narratif est celui d’Esch, seule fille de cette tribu perdue au milieu de nulle part. Evoluant au milieu d’un monde violent et brutal (alcoolisme du père qui boit pour oublier la mort de sa mère, combat de chiens pibulls « passion » d’un de ses frères), Esch se rattache à ses souvenirs d’enfance et à la lecture de la mythologie grecque. Alors qu’elle a tout juste 14 ans, elle tombe enceinte.

Pour moi, le roman bascule véritablement à partir du moment où la tempête Katrina arrive à Bois sauvage dans la dernière partie du roman. Face à la catastrophe, apparaissent une tendresse et une humanité qu’on devinait à peine jusqu’à présent et j’ai vécu alors fébril la tempête qui s’abat sur la maison en me demandant si cette famille que j’ai appris à connaitre au fil de pages allait survivre ou pas. Le style, un peu froid au début, s'enflamme  alors véritablement, et l'on commence alors vraiment à s'attacher à ces personnages peuplant cette chronique familiale émouvante.