annieComme pour Bernard Giraudeau, je n'avais pas commencé mon blog à l'époque de la mort d'Annie Girardot le 28 janvier 2011, et je n'avais donc pas pu lui rendre un modeste mais si mérité hommage.

Alors j'ai profité de lire une biographie consacrée à l'actrice,  Annie Girardot, Une vie dérangée de Bernard Poscuito, spécialiste es biographie (Gainsbourg, Romy Schneider) pour enfin parler de cette actrice si populaire et si à part dans le paysage cinématographique français qui m'avait surtout retourné lors de la cérémonie des Césars lorsque vibrante d'émotion devant cette consécration par ses pairs après tant d'années de galères, elle avait laissé parler son coeur et ses larmes.

Annie Girardot, la grande dame du cinéma à la voix rauque et à l'émotion extrême si particulière et envoûtante a quand même tourné 122 films pour le cinéma entre 1950 et 2007.

 Femme libre de toute appartenance, Annie Girardot a fait sa vie sans donner de leçons, mais sa vie est, à bien des égards, une leçon. D'audace, de liberté, de fraîcheur, d'insoumission. Surtout, ce fut une vie dérangée. Un père mort quand elle avait 18 mois et qui n'était pas le mari de sa mère. Une petite enfance chez un couple inquiétant et étranger, loin de Raymonde Girardot, mère célibataire étudiant pour devenir sage-femme.

Une enfance en Normandie, entre les bombardements, la peur et la tendresse d'une maman enfin retrouvée. Le théâtre comme une évidence. Le cinéma comme un défi. Alzheimer, le mal du siècle, pour dernier chemin de croix. Comme un nouveau rôle endossé à son insu. Un ultime personnage, loin de tous les autres, loin d'elle-même. '
Ni la plus belle, ni la plus sensuelle, ni la plus inoubliable. Et c'est pour cela sans doute que nous ne pourrons pas l'oublier. Elle était Annie Girardot. La fragile putain de Rocco et ses frères, l'épouse trahie de Vivre pour vivre, la Vieille Fille séduite par Philippe Noiret, la mère tendre et fofolle d'Isabelle Adjani dans La Gifle, le docteur Françoise Gailland, frappée par le cancer... '

Ce qu'on apprend aussi dans cette biographie c'était à quel point Annie Girardot était une grande sentimentale. De sa passion avec son partenaire, puis un mari rencontré sur le tournage de "Rocco et ses frères Rénato Salvatori" et est née sa fille Giulia.

Elle l'a quitté, car il était violent, elle a refait sa vie avec un musicien, Bob Décout, cette idylle dure 13 ans, elle a connu avec lui, l'amour, mais aussi la cocaïne. Annie Girardot a eu des aventures  avec Bernard Fresson ( passionné et violent lui aussi), Jacques Brel et Claude Lelouch.

Une biographie un peu trop linéaire, académique et factuelle, mais pour moi qui ne connaissais pas tout de la vie et de la carrière de cette actrice qui aura marqué à sa manière l'histoire du cinéma français.