Antiviral-55143_storeL'année dernière, un peu comme un type qui n'a rien de mieux à faire, et aussi un peu car je suis atteint dans le domaine de la cinéphilie, je m'étais aumsé à compter  : à la fin de l'année, j'avais vu plus de 100  films (104 exactement) qui étaient sortis en salles au cours de l'année 2012.

Cette année, je n'ai pas encore procédé à un comptage qui ne servirait pas à grand chose,  mais je pense que je suis parti à peu près dans les mêmes sphères, puisque la plupart des films du début d'année que j'avais envie de voir et que j'avais raté en salles, eh bien, je les rattrape, autant que je peux en DVD, et ce , grâce à la générosité des distibuteurs qui m'envoient les DVD tests quelques semaines avant leurs sorties salles, et ce, même si je les chronique souvent, bien après qu'il soit mis en vente!

Car j'essaie en tout cas de tous les traiter sur ce blog, même ceux qui ne m'ont pas  vraiment convaincu, et sans pour autant les inclure dans ma rubrique ( un peu mise de côté d'ailleurs) du coup de griffe du samedi...

Voici donc une chronique de  deux sorties récentes de DVD, pas assassine, mais pas très gentille non plus sur deux films sortis en salles en tout début d'année, qui me tentait pas mal, pour diverses raisons,

Ces films n'ont pas grand chose en commun...à part le fait que leur titre commence par la lettre A...et seront donc listés en premier lorsque je ferais mon fameux décompte de fin d'année...esperons  quand même que ceux commencant par les lettres suivants me plaisent plus, sinon ca sera la déprime assurée lors de ce bilan !.... Allez, trève de bavardage, et parlons désormais de ces deux petites déceptions cinéma : 

  1. Antiviral de Brandon Cronenberg : confus et prétentieux

 

J'ai beau me considérer très prétentieusement comme un cinéphile, j'avoue ignorer totalement,jusqu'à l'an passé que l'illustre cinéaste canadien David Cronenberg  avait un fils qui se lançait dans les traces de son père, en embrasant comme lui une carrière de cinéaste.  Sa carrière fut en effet inconnue un peu de tout le monde ,jusqu'à la présentation en 2012  au festival de Cannes dans la sélection « Un Certain Regard ».

De ce premier film de Brandon Cronenberg, un film qui avait crée une des sensations d'un Festival  2012 qui en manquait un peu. Pas mal d'observateurs s'étaient alors extasiés et enthousiasmés quant à l'apparition d'un rejeton aussi doué que son paternel, et allant dans les mêmes contrées et les mêmes thématiques que David.

N'étant pas forcément un grand connaisseur de l'oeuvre de Cronenberg sénior, comme je le disais il y a deux ans, je suis quand même obligé de reconnaitre qu'il possède un univers vraiment particulier, et que dans le domaine du fantastique, il a su imposer un style et des oeuvres parfois impressionnantes ( La Mouche, Faux semblants)...avant de se lancer dans un cinéma différent ces dernières années, dès Spider en 2002, jusqu’à Cosmopolis, bien moins convaincant.

A la vision du DVD de son fiston ( sorti en DVD le 19 juin dernier  chez TF1 vidéo ), on voit bien que Brandon Cronenberg marche assurément dans les pas de son père mais qu'il est loin, pour son premier essai, de parvenir à son niveau.

En effet, avec ce sujet intontestablement original sur le papier (une agence est spécialisée dans la vente auprès de fans  de maladies ayant infectées leurs idoles,) Cronenberg junior aborde des thèmatiques entre science fiction, médecine, et relations ambigues entre humains, terriblement proches de l'univers de son papa. Et encore plus que le sujet, la filiation avec son père est très pregnante dans l'ambiance, aseptisée , et jouant sur des tons de  couleurs très froides.

Le film se voudrait etre extrêmement  fort et dérangeant, et hélas, après un début  effectivement assez prenant,  il se dégonfle vite comme une baudruche. La faut à un scénario qui tourne très vite à vide,  et que le réalisateur semble beaucoup plus interessé à soigner son ambiance et son image (au demeurant souvent splendide) que d'écrire des personnages et des situations qui possèdent un tant soit peu de chair et de vérité.

Du coup l'intrigue devient vite complexe à saisir, l'ensemble donnant une impression de confusion et de prétention assez vite agaçant.

L'acteur principal, l'inconnu Caleb Landry Jones est assez épatant en incarnant cet être de plus en plus malade et fantomatique au fil de l'intrgue, mais hélas le personnage n'est pas le seul à être de plus en plus fantomatique, le film l'est aussi... une grande déception pour un film à mon sens bien trop surestimé à sa sortie...

arretez moi2. Arretez moi  de Jean Paul LilienFeld : lourdaud et raté

On ne peut pas vraiment dire que le réalisateur français Jean Paul Lilienfeld, contrairement à Brandon Cronenberg,  possède un pedigrée impressionnant : son père n'était pas à ma connaissance un grand cinéaste, et surtout ses premiers films en tant que réalisateur étaient assez consternant, de Quatre Garçons pleins d'avenirs à X Y des pantalonnades pas drôles du tout.

Mais Lilienfeld a opéré un changement à 90° avec son avant dernier film, La Journée de la jupe,  qui avait relancé la carrière d'Isabelle Adjani avec un huis clos tendu dans une salle de classe, et  devant le succès critique et public de son premier drame ( qui ne m'avait pourtant pas bien convaincu), a voulu rester dans cette lignée avec son dernier film en date,  Arrêtez-moi, sorti en DVD le 20 juin dernier, édité par France Televisions Distributions.

Dans ce film, qui aborde des questions difficiles, telles que la violence conjugale et la culpabilité,  le cinéaste reprend le principe de base de en plongeant une autre une star française ( Sophie Marceau remplaçant Adjani) dans la violence confinée d'un huis clos ( le comissariat remplaçant la salle de classe).

Le film, adapté d'un roman de Jean Teulé ( également compagnon de Miou Miou, actrice qui donne la réplique à Sophie Marceau-étonnante coiencïdence, non?) "Les Lois de la gravité", nous offre un un face à face psychologique entre deux femmes, l’une policière, l’autre meurtrière, qui pourrait, dans un premier temps, faire penser au Garde à vue de Claude Miller avec un Michel Serrault et un Lino Ventura alors au sommet de leur art.

Sauf qu'à la vision du film, le huis clos n'a pas le centième de la tension du film de Miller. La faute à un récit, pourtant interessant à la base  plombé par une succession de situations outrés ( ah les moments de violences conjugales filmés en caméra subjecifs ne fonctionnent pas du tout) et de rebondissements pas crédibles pour un sou, à des dialogues , beaucoup trop démonstratifs, qui tombent souvent à côté de la plaque, et également, reconnaissons le objecivement, à une interprétation pas bien convaincante.

J'ai toujours eu des doutes sur le talent de comédienne de  Sophie Marceau dans ses comédies habituelles,  ils sont hélas ici confirmés par sa prestation forcée et maladroite de postière "chti" pas bien finaude. 

Miou Miou à coté est plus nuancée dans son personnage de flic compréhensive mais pas forcément dans les clous, mais sans parvenir à nous épater non plus.  

Bref, ce film, qui  aurait pu être une réflexion intéressante et un pamphlet contre la violence conjugale (à l'instar du très beau film espagnol Ne Dis Rien, infiniment plus subtil)  rate complétement sa cible. On peut tout à fait ne pas s'arretez devant!!

 Bref, deux belles déceptions pour des films que j'aurais aimé apprécier...en même temps je me suis aperçu, en rédigeant cet article, que contrairement à ce que je pensais, je ne les avais pas intégrés à ma sélection ciné des semaines de leurs sorties... Comme quoi j'avais du avoir le nez creux sur ce coup là!!