djecaVoilà du cinéma dur sombre, sur un sujet oh combien délicat, celui de la Bosnie d'après guerre à travers les relations entre deux orphelins de la guerre en Bosnie, et du siège de Sarajevo.

 Après une adolescence délinquante, Rahim, 23 ans, a a trouvé un réconfort dans l’Islam, elle espère que Nedim, 14 ans;  suivra ses pas. Tout se complique le jour où à l’école, celui-ci se bat avec le fils d’un puissant ministre du pays. Cet incident déclenche une série d’événements qui conduiront Rahima à découvrir la double vie de son jeune frère.

"Djeca, Enfants de Sarajevo", qui a obtenu  une mention spéciale du jury dans la sélection Un Certain Regard du dernier festival de Cannes est sorti en DVD le 3 septembre dernier, édité par Pyramides Vidéo.

Aida Begic, dont c'est le second film  après "Premières neiges (également primé à Cannes) est une des rares cinéastes bosniaques dont on peut voir le travail en France.

En cela, son courage et sa détermination sont vraiment à saluer, et ce qu'elle dit sur son pays et sur la jeunesse bosniaque et la difficulté que celle ci a pour se reconstruire est original et interessant.

Malheureusement, si le message et l'intrigue force l'interet, la mise en scène d'Aida Begic m'a laissé plus de marbre. N'étant pas forcément fanatique du cinéma des frères Dardenne, avec ces longs plans-séquences dans le dos de l’héroïne, une caméra à l’épaule toujours un peu difficile à suivre,  et cette tendance parfois à manquer un peu d'humour et verser dans le démonstratif.

Begic a tendance à marcher totalement dans les pas des frères Dardenne, quitte à se couler complètement dans le moule du cinéma des frères belges, qu'elle apprécie certainement beaucoup, au risque de les imiter parfois, et du coup, sa mise en scène manque un peu trop de personnalité..

Bref, Djeca est à voir grâce à son sujet très fort, mais un peu gaché par un traitement qui m'a laissé un peu mitigé. Dommage!!