lumiere2013Je ne vous en avais pas parlé à l'époque, mais en juin dernier, j'étais allé, comme je le fais maintenant à chaque fois à la même période, dans le bel amphithéâtre de L'institut Lumière, afin d'assister à la première soirée de présentation au public du Festival Lumière, qui commence ce soir pour s'achever dimanche prochain, le 20 octobre.

Et même si personnellement, je n'avais pu m'empêcher de connaitre le nom du fameux Prix Lumière avant d'aller à cette soirée ( je le savais en fait dès que que la presse en avait fait l'annonce le matin même) les  autres spectateurs, quant à eux eux, ignoraient visiblement son identité, tant les hurlements de joie qui ont accompagné l'annonce du cinquième Prix Lumière étaient sincères et spontanés. Et ces hurlements de joie contrastaient forcément- et férocement- avec l'annonce des prix Lumière des années précédentes.

Il faut dire que Quentin Tarantino, puisque c'est de lui qu'il s'agit (pas sûr que les non lyonnais soient tous au courant), est tellement populaire et fédérateur (plus encore que l'était le tout premier Prix Lumière, Clint Eastwood) que son courronnement dans notre chere ville de Lyon a connu un rayonnement bien au delà de la région lyonnaise .

Et si les autres années, j'avais pu avoir sans prolbème des accréditions pour la soirée de remise du prix, cette année, je fus "fanny". Il faut dire que les demandes de la presse nationale et internationale ont évidemment été plus pressantes que pour Ken Loach ou Milos Forman, ce qu'on peut légitimement comprendre, même moi qui au départ, aurait plus d'affinités avec le cinéma de ces derniers.

Quant au public, évidemment, il s'est précipité en nombre dès les deux premières heures, la billetterie pour les deux soirées où la présence de Quentin T. était assurée, à savoir celle de remise du prix (avec la projection de Jackie Brown) et celle de la cérémonie de cloture ( qui passera son film certainement le plus connu et le plus célébré, Pul Fiction, Palme D'or en 1994) étaient archicomplètes. 

De toute façon, personne ne peut concéder le fait que Tarantino posséde le profil parfait pour  recevoir ce Prix Lumière, tel qu'il a été concu dans l'esprit il y a 5 ans par Thierry Frémeaux et son équipe. Si Tarantino est de l'avis de tous ou presque l’un des plus grands cinéastes actuellement en activité, explorant de film en film ( et je ne peux qu'être d'accord après avoir vu Django Unchained)  les possibilités infinies du 7ème art, il est également  un immense et émérite cinéphile  qui ne cesse de proner la redécouverte de films et d’auteurs oubliés, ce qui fait de lui sans hésitation possible l' un des plus grands défenseurs du patrimoine cinématographique.

Mais si je n'aurai pas la chance d'aller voir le maestro faire le show dans les salles du Festival, je peux largement trouver mon bonheur ailleurs, tant cette année encore, le Festival Lumière met les petits plats dans les grands, en présentant un éventail de films du Patrimoine de plus écléctiques, du plus pointu au plus accessible.

Péplums, westerns, films noirs, merveilles du muet, films de guerre, romances, cinéma de l’intime, exploitation movies, autant de genres et d’époques différents  sont mis à l’honneur sans aucune hiérarchisation qui soient, comme le veut la tradition.

Le toujours classieux Thierry Frémaux ( que j'avais eu la chance de cotoyer de près l'an passé) est parvenu à nous concocter une programmation aux petits oignons, qui mélange à la fois les  grands auteurs, classiques du cinéma populaire et redécouvertes de films  que tout le monde ou presque avait oublié.

Je ne pourrais pas tout énumérer du programme dantesque, juste vous dire ce qui a le plus retenu mon attention. Je mettrais donc en avant la rétrospective Ingmar Bergman qui me permettrait de corriger ma carence en la matière ( mon père adorait ce cinéaste, mais à l'époque, un peu trop jeune, je boudais son univers quand même un peu ardu pour un jeune de 12-14 ans) , ou bien un hommage rendu à plusieurs comédiens français emblématiques du Grand Blonc Pierre Richard à la classieuse Françoise Fabian, ou la regretée Christine Pascal. Et pour mes loulous, il se pourrait bien que mercredi après-midi,  je les amnèe à la diffusion  en avant-première le remake de la série Belle et Sébastien, réalisé par Nicolas Vanier.

Mais j'avoue être curieux de voir les films du  méconnu Hal Ashby, une des figures les plus discrètes et pourtant essentielles du Nouvel Hollywood, dont j'avais vu il y a au moins 20 ans de cela  Le Retour qui m'avait bien retourné, ainsi que son Bienvenue Mister Chance, le dernier rôle de Peter Sellers. Et évidemment, moi le fan assumé du cinéaste, je ne pourrais louper les différents événements autour du réalisateur Claude Lelouch, dont la projection du film Itinéraire d'un enfant gâté en sa présence.

Et on peut aussi dire un mot aussi de la nuit cinéma qui a cette année comme thème « la folie des Monty Python, samedi 19  ». Un hommage à ces comiques britanniques avec les 4 films emblématiques, avec un dortoir derrière l’écran pour ceux qui seraient vraiment trop fatigués et petit-déjeuner aux aurores en prime!

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Mais avant tout cela, commençons ce soir par la cérémonie d'ouverture, qui lancera déjà le Festival sous d'excellents auspisses avec la présentation par Bebel lui même du film très connu d'Henri Verneuil, un singe en hiver en copie restaurée, où 4 500 spectacteurs sont attendus dans la Halle Tony Garnier.  Si tout va bien, je serais parmi ces 4500 personnes, j'essaie de vous en rédiger très rapidement un petit compte rendu.

 Et si vous voulez obtenir  la programmation complète  n'hésitez pas à faire un tour  sur le site du festival.

Bref, une semaine qui risque d'être bien chargée pour moi, comme pour tous les cinéphiles de ma ville....