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 Je ne ferais vous l'affront d'expliquer le terme hétéroclite présent dans le titre de ma sélection de la semaine, mais sachez que cela n'a rien à voir avec le contraire de l'homosexualité. Cela dit, cette semaine, contrairement aux semaines précédentes, celle de Liberace ou de la Vie d'Adèle, pas d'histoire d'amour entre personnes du même sexe dans ma sélection du jour, mais trois films totalement différents ( euh, voilà donc ce que signifiait hétéroclite, j'ai pas pu m'empecher de jouer les professeurs), et dans ce qu'il raconte, et dans la façon dont il semblent le traiter. 3 Films qui prouvent je pense, mon amour du Cinéma, et des cinémas. , pourrais je préciser..

1. Blood Ties :

Le pitch :

  New York, 1974. Chris, la cinquantaine, est libéré pour bonne conduite après plusieurs années de prison pour un règlement de compte meurtrier. Devant la prison, Frank, son jeune frère, un flic prometteur, est là, à contrecœur. Ce ne sont pas seulement des choix de « carrières » qui ont séparé Chris et Frank, mais bien des choix de vies et une rivalité depuis l’enfance. Leur père Léon, qui les a élevés seul, a toujours eu pour Chris une préférence affichée, malgré les casses, la prison… Pourtant, Frank espère que son frère a changé et veut lui donner sa chance : il le loge, lui trouve un travail, l’aide à renouer avec ses enfants et son ex-femme, Monica. Malgré ces tentatives, Chris est vite rattrapé par son passé et replonge. Pour Frank, c’est la dernière des trahisons, il ne fera plus rien pour Chris. Mais c'est déjà trop tard et le destin des deux frères restera lié à jamais.

Pourquoi je veux y aller :

- parce qu'après son triomphe total avec Les Petits Mouchoirs ( un film qui ne m''avait pas fait sortir les miens), je suis curieux de voir Canet avec ce projet anglo saxon, directement influencés par les fresques à la Scorcese ou De Palma des années 70

  car le film est en fait un remake des Liens du sang, excellent film français de Jacques Maillot avec Guillaume Canet en acteur simple, faisant un duo de frère ennemi très convaincant avec François Cluzet;

- car le coscénariste du film n'est autre que mon dieu James Gray, et que James Gray ne peut pas collaborer de près ou de loin à un mauvais film, c'est strictement impossible.

2.Snowpiercer, le transperceneige,

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 Le pitch :

2031. La terre n’est plus qu’une étendue gelée. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais.

Pourquoi je veux y aller :

- car ce film a déjà été vu pas mal de blogueurs lors de sa présentation à la cloture du Festival de Deauville, et il avait dès lors répondu à toutes les attentes des cinéphiles qui espéraient énormément de cette oeuvre.

- parce que  Bong Joon Ho est le réalisateur de The Mother ou Mémories of Murders, deux films à l'univers intense et novateur; et que ce cinéaste visionnaire capable de surprendre, de bouleverser et d’inquiéter avec un film de science-fiction, genre galvaudé par pas mal de blockbusters avilissants.

- parce  que Boon Joon Ho a mis 8 années à aller au bout de ce projet, qui a couté énormément en terme de moyens humains et financiers  afin d' adapter ce classique de la bande-dessinée "Le Transperceneige" de Jean-Marc Rochette, Benjamin Legrand et Jacques Lob publié en 1984 ( tiens une réponse à mon jeu concours)

3.Un chateau en italie

Un-Chateau-en-Italie

Le pitch :

Louise rencontre Nathan, ses rêves ressurgissent. C'est aussi l'histoire de son frère malade et de leur mère, d'un destin: celui d'une grande famille de la bourgeoisie industrielle italienne. L'histoire d'une famille qui se désagrège, d'un monde qui se termine et d'un amour qui commence.

Pourquoi je veux y aller :

- parce qu'après les deux premiers films de Valéria Bruni Tedeschi,  Il est plus facile pour un chameau et Actrices, ce film forme un triptyque parfaitement homogène et cohérent entre l'autobiographie et la fantaisie .

- car l'actrice cinéaste sait y faire  dans l'articulation de la fantaisie et de la tristesse, et s'inspire  notamment des pièces Anton Tchekhov,  pour raconter une histoire de famille et une histoire d'amour, et le drame de la maladie du frère.

- car le film a été présenté au Festival de Cannes en sélection officielle (seule représentante féminine de cette sélection,) et dans l'ensemble, le film a beaucoup plu aux festivaliers et à la presse dans son ensemble, ce qui est forcément un bon point à mes yeux.

Parmi les autres sorties de cette bonne dernière semaine d'octobre, outre Fonzy dont je vous ai parlé à l'occasion de ce concours qui a cassé la baraque sur mon blog ( plus de 1000 participants quand même!),  citons l'ours d'argent à Berlin, "Prince Texas", du cinéaste américain toujours interessant David Gordon Green...
Bref, encore une semaine dont il sera impossible de tout voir, donc les choix sont nécessaires. Et de ce fait, puis je vous demander quels sont les vôtres, chers fidèles lecteurs de blog baz'art?