Franchement, le mois de novembre cinématographique  commence aussi fort que les deux mois précédents, avec au programme une belle brochette d'acteurs et de cinéastes particulièrement renommés. Jugez en plutot par vous même : les frères Coën, Niels Arestrup, François Cluzet, Bertrand Tavernier, Thierry Lermitte, Guillaume Canet ( présents deux semaines d'afillée dans ma sélection) et même...Dominique de Villepin, c'est pas du beau monde, tout cela? :

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1. Inside Llewyn Davis

Le pitch :

Greenwich Village, 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien, et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient..

  Pourquoi je veux y aller :

- parce que même sie je n'aime pas tous ces films, un nouveau film des frères Coen est forcément un évenement, les cinéastes ayant quand même réalisés des films incoturnables de ces dernières décennies, de BARTON FINK, à FARGO, en passant par THE BARBER,

- parce que ce film a énormément plu lors du dernier festival de Cannes où il a fait l'unanimité et récolté le Grand Prix Jury derrière l'incontournable Palme D'or Kechichienne;

- parce que cette histoire et ce personnage  qui s'inspire de la vie du musicien Dave van Ronk, un proche de Bob Dylan et Joni Mitchell, mais sans connaitre le même succès qu'eux, semble parfaitement coller à l'univers  des personnages décalés et touchants des frères Coën.

 

En-Solitaire-Francois-Culzet-et-Guillaume-Canet

2. En solitaire

  Le pitch :

Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu'il est en pleine course, la découverte à son bord d'un jeune passager va tout remettre en cause.

Pourquoi je veux y aller :

  - parce que ce film qui nous montre l'envers d'une compétition sportive objet de pas mal de fantasme, le Vendée Globe  est une aventure humaine hors du commun

- parce qu'"en Solitaire" est le premier film français qui bénéficie de la technologie Dolby Atmos, et que ce procédé permet une nouvelle reproduction du son surround et une gestion panoramique plus précise de la verticalité du son est idéal pour nous immerger totalement dans l'univers de l'océan;

 - parce que ce film semble répondre à un vrai souci de réalisme et volonté d'immersion, l'équipe du film ayant tourné plusieurs scènes dans des conditions réelles en pleine mer pendant le Vendée Globe 2012-2013 pour tourner des scènes dans la baie des Sables-d'Olonne et Cluzet lui même ayant donné énormément de lui dans le rôle de ce marin solitaire confronté à pas mal d'impondérables tout au long de sa course.

 3. Quai d'Orsay

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 Le pitch :

Alexandre Taillard de Worms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga.

Pourquoi je veux y aller :

- parce que le film de Bertrand Tavernier est tiré d'une série de bande dessinée «quasi autobiographique», nommée Quai d'Orsay, chroniques diplomatique dans laquelle, Antonin Baudry  «la plume» de Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères en poste au Quai d'Orsay nous narrait ses aventures hilarantes et incroyables (voir mes chroniques des deux tomes) et qu'on espère que l'adaptation soit du même niveau que la BD dont elle est tirée;

- parce qu'on a hate de voir si Thierry Lhermitte est crédible dans le rôle de  de de Villepin, le modèle avoué de la BD et du film de Tavernier ( à vrai dire, la bande annonce convaint peu là dessus mais attendons de voir le film en entier);

- parce que j'ai entendu parler de ce projet il y a bien longtemps, grâce à la fille du cinéaste, Tifany Tavernier qui faisait partie du même jury que moi au Festival d'Annonay et que depuis cette confidence précoce ( le film n'était pas encore tourné) j'ai hate de voir le résultat final.

 Outre ces 3 films, "Violette", la nouvelle biographie filmée du cinéaste multicésarisé Martin Provost avec l'incontournable Emmanuelle Devos vaut sans doute aussi le coup d'oeil...mais encore une fois, il allait faire un choix et celui a été réalisé sans trop d'hésitation!! et vous alors, vous votez aussi pour les Coën en premier ou vous différez de mon choix?