Voilà un bon mois de décembre qui commence bien et qui s'annonce aussi beau que le mois de décembre 2012 , mois pendant lequel je n'avais pas réussi à voir les 3/4 de ce que j'avais envie. Alors, certes, pas de film incontournable à voir toutes affaires cessantes comme celui de James Gray de la semaine passée,  mais quand même pléthore de bons films et il a fallu faire un choix drastique pour n'en garder que 3 au total :

 1 Casse tête chinois

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  Le pitch : Onze ans après l'Auberge espagnole,  et 7 ans après les Poupées Russes,Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes. La vie de Xavier ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier u cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…

Pourquoi je veux y aller :

- car on est forcément impatient de retrouver  les personnages campés avec un vrai naturel par Audrey Tautou, Cécile de France, Katy Reilly et bien sûr le héros de l'histoire Romain Duris,  onze ans après leur rencontre et leurs premières tribulations adolescentes.

- parce que Cédric Kaplish les aime ces personnages de l'auberge espagnole et des poupées russes, et ce plaisir de les refilmer devrait se voir à l'écran

- parce que les tribulations de ce quadragénaire un peu paumé devrait forcément résonner chez tous les quadra, paumés ou non!!

 Casse-tête chinois - Bande-annonce

2. Zulu

zulu

Le pitch :

Dans une Afrique du Sud encore hantée par l'apartheid, deux policiers, un Noir, un Blanc, pourchassent le meurtrier sauvage d'une jeune adolescente. Cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs.

- parce que le film est  adapté d'un roman de Caryl férey absolument fantastique, auréolé de plusieurs prix ( dont le prix du meilleur Policier au grand prix des lectrices de elle) et qui nous montre  une réalité,  celle  des townships inquiétants du Cap, en Afrique du Sud,

 - parce que comme je le disais dimanche dans mon billet concours pour faire gagner le livre, ce roman  a fait l'uanimité, ne serait ce que par le décor dans lequel il nous plonge, celui des ghettos du Cap et nous livre le tableau, récent, d'une Afrique du Sud qui éprouve les plus grandes difficultés à se débarrasser de ses vieux démons.

 - parce que d'apres ceux qui l'ont vu, Zulu est une belle adaptation, et accesoirement thriller âpre et tendu, à la mise en scène haletante.

3. Henri

 HENRI_YolandeMoreau_02©ArnaudBorrel

Le pitch :
Henri, la cinquantaine, d’origine italienne, tient avec sa femme Rita un petit restaurant près de Charleroi, "La Cantina". Une fois les clients partis, Henri retrouve ses copains, Bibi et René, des piliers de comptoirs ; ensemble ils tuent le temps devant quelques bières en partageant leur passion commune, les pigeons voyageurs. Rita meurt subitement, laissant Henri désemparé. Leur fille Laetitia propose alors à Henri de se faire aider au restaurant par un "papillon blanc", comme on appelle les résidents d’un foyer d’handicapés mentaux proche de "La Cantina". Rosette est de ceux-là. Elle est joyeuse, bienveillante et ne voit pas le mal. Son handicap est léger, elle est simplement un peu "décalée". Elle rêve d’amour, de sexualité et de normalité. Avec l’arrivée de Rosette, une nouvelle vie s’organise.

 Pourquoi je veux y aller :

- parce qu'après Quand la mer monte (2004) pour lequel elle a reçu le César du Meilleur Premier Film en 2005, Yolande Moreau est attendu au tournant presque 10 ans avec son second film, dont elle  signe également le scénario du film;

- parce que le film, sélectionné  à la cloture du Festival de Cannes 2013 dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs, a fait sensation auprès des festivaliers sous le charme de cette chronique tendre et touchante;

 - parce que si quand la mer monte m'avait un peu laissé sur ma faim, j'espère me rattraper avec celui là, qui est sur le papier, semble associer, par cette rencontre entre deux solitudez humour et tendresse.

Comme je le disais au début de billet, une semaine particulièrement fertile en bons films, parmi lesquels je citerais "20 feet from stardom", un documentaire passionnant sur le papier sur les choristes qui se cachent derrière les grands hits populaires, ou encore évidemment l'incontournable Reine des Neiges, le nouveau Disney de Noêl, sur lequel je reviens de toute façon très prochainement...