En plus de Mademoiselle Julie, adaptation d'un grand classique littéraire dont j'ai longuement parlé hier, les sorties  ciné du jour approfondissent pas mal la thématique de la littérature :on a un romancier important de la littérature française ( Michel Houellebecq ) seul à l'écran dans le Near Death Experience de Kerven et Delepine ( mais celui ci ne me dit rien qui vaille), et sinon a aussi un auteur plus classique de cette même littérature française, Gustave Flaubert remis au gout du jour par Anne Fontaine et Fabrice Lucchini, sans oublier une institutrice israélienne fana de poésie, et  même si ca a pas grand chose à voir avec ma thématique, un cuisinier indien qui s'installe en France :

1.Gemma bovery

gemma-bovery Le pitch :

Martin est un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d'un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d'imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu'un couple d'Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s'installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s'appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, l'occasion est trop belle de pétrir - outre sa farine quotidienne - le destin de personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n'a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie...

Pourquoi je veux y aller  :

- parce que depuis son tout son premier film, Les histoires d'amour finissent mal en général, en 1992, Anne Fontaine présente une cinématographie passionnante, et très ellectique, entre des thrillers troublants (Nettoyage à sec, Entre ses mains), des comédies (Nouvelle chance, Mon pire cauchemar), une biographie (Coco avant Chanel), un récit érotique hautement transgressif (Perfect Mothers), sans jamais, quel que fût le genre,  faire de concessions aux producteurs, aux financiers, ni au public.

- parce  cette comédie, la réalisatrice Anne Fontaine retranscrit sur la pellicule le roman graphique de Posy Simmonds,qui avait déjà donné un excellent Tamara Dreve, réalisé par Stephen Frears 

- une Tamara Dreve qui était déjà  incarnée à l’écran par une Gemma Arterton, une actrice des plus sensuelles, qu'on a hate de voir donner  donne la réplique à notre  Fabrice Luchini  national qui devrait boire du petit lait dans un rôle taillé pour lui.

 

Bande annonce du film "Gemma Bovery", réalisé par Anne Fontaine (Gaumont).

2.l'institutrice

 

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Le pitch :

Une institutrice décèle chez un enfant de 5 ans un don prodigieux pour la poésie.
Subjuguée par ce petit garçon, elle décide de prendre soin de son talent, envers et contre tous.

- parce après un n premier long métrage, Le Policier dont j'avais dit tout le bien que je pensais de lui dans une chronique DVD, voici que le second film, présenté cette année en séance spéciale avec grand succès à la Semaine de la Critique, prouve que le cinéaste Nadav Lapid fait partie de ces jeunes cinéastes israéliens avec qui il va falloir compter.

- parce que le cinéma de Nadav Lapid est riche et complexe, tout en disant des choses très pertinentes et souvent sombres sur la société israélienne.

Bande-annonce : L'institutrice - VOST

 3. les recettes du bonheur

Le pitch : Hassan Kadam a un don inné pour la cuisine : il possède ce que l’on pourrait appeler « le goût absolu »… Après avoir quitté leur Inde natale, Hassan et sa famille, sous la conduite du père, s’installent dans le sud de la France, dans le paisible petit village de Saint-Antonin-Noble-Val. C’est l’endroit idéal pour vivre, et ils projettent bientôt d’y ouvrir un restaurant indien, la Maison Mumbai. Mais lorsque Madame Mallory, propriétaire hautaine et chef du célèbre restaurant étoilé au Michelin Le Saule Pleureur, entend parler du projet de la famille Kadam, c’est le début d’une guerre sans pitié.

- parce j'aime bien ce genre de films mélangeant gastronomie, exotisme et romance, avec un peu de bons sentiments, un zeste de tolérance et une rasade de moments touchants.

-  parce que Lasse Hallstrom, réalisateur suédois qui a essentiellement tourné aux USA, pour le meilleur ("Gilbert Grape", "ce cher intrus") ou le pire ("Le chocolat", "cher John") qui pose ses caméras dans le Sud de la France, on demande qu'à voir.

Bande-annonce : Les Recettes du Bonheur - VOST