hommes meurentQuatrième de couverture :

Dix portraits de femmes. Quatre générations. Une famille.
Naître, grandir, aimer, donner la vie ou mourir, elles sont toutes à la veille de ces heures qui marquent une existence.


« La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. »

Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.
Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.

Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu'elles apprivoisent. Celui d'Ève, l'absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.
Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.

Fantasques, mélancoliques et troublants, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

 Notre avis :

Ce livre nous fait entrer dans l'univers feutré d'un institut de beauté, qui porte bien son nom l'Eden.  On pense forcément au beau film de Tonie Marchall, Vénus Beauté Institut, mais en version plus tendre et moins caustique.

Les femmes s'y ressourcent auprès de cette Alice, la gérante du lieu, qu'elles aiment toutes beaucoup et qui les réconfortent des tourments de leur vie.  Les histoires s'entremelent, les personnages s'éclairent d'un jour nouveau à chaque fois. 

Plusieurs générations de femmes parlent,  ce qu'elles disent nous touche, nous entrons dans l'intimité d'une famille qui pourrait etre la notre,  c'est une petite musique émouvante dont Alice serait le beau refrain.