charlie hebdoJuste un petit mot pour réagir à la terrible tragédie dont ont été victimes les journalistes de Charlie Hebdo hier en fin de matinée et qui ont vu les dessinateurs Charb, Cabu, Tignous, Honoré et Wolinski, ainsi que l'économiste Bernard Maris, assassiné dans le siège de l'hebdomadaire dans laquelle ils croquaient l'actualité depuis de nombreuses années.

Evidemment, j'étais des 15 000 personnes rassemblés hier Place des Terreaux pour rendre hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo,et comme des millions de français cette atteinte à la liberté d'expression, dans ce qu'elle a de plus sacré m'a fortement ébranlé.

Coiencidence malheureuse, j'avais mis en ligne deux articles ces dernières semaines et même pas plus tard que lundi un article sur Wolinski et un autre plus général sur le fait que la presse satirique était nécessaire, avec notamment un onglet sur le Charlie Hebdo.

Dans cet article, je parlais à l'époque de menaces financières qui pesait sur le journal satirique, je pensais également évidemment à ces menaces terrorismes, mais comme beaucoup je pensais qu'elles s'étaient éloignées depuis le terrible incendie de novembre 2011...comme quoi je me trompais largement, malheureusement..

Et j'avais également prévu de vous parler prochainement d'un autre livre d'un dessinateur de Charlie Hebdo victime de l'attentat, Cabu ,puisque j'avais reçu en cette fin d'année dernière son "intégrale Beauf" publié chez Michel Lafon, un personnage né en 1973 justement dans les pages de Charlie-Hebdo, le Beauf est au départ l’archétype du Français râleur, raciste, violent, odieux en toutes circonstances.  Beauf_-_l_Integrale_hd

 Inspiré d’un patron de bistrot de sa ville de Chalon-sur-Saône mais aussi de l’ancien maire de Nice, Jacques Médecin, le Beauf de Cabu est chasseur, pilier de bistrot, orateur de bar spécialiste du « yaka-faucon », contremaître dans une usine d’armement, amateur de sport à la télé, obsédé sexuel, réactionnaire par nature… « J’ai réuni en un personnage tout ce qu’on pouvait imaginer de pire », disait Cabu.

Une intégrale que j'ai regardé hier soir dans mon lit pour me souvenir du talent incroyable de ce dessinateur que j'avais connu comme beaucoup de gamins de ma génération au Club Dorothée avant d'apprendre que les dessins qu'il faisait n'était pas vraiment pour les enfants.  

Un livre qui ne m'a pas vraiment fait rire, trop ému et bouleversé par cette journée à marquer d'une pierre blanche. Nul doute que je le lirais dans quelques mois, lorsque les larmes auront séchés, et que cette fois l'humour de cet incroyable portraitiste me sautera aux yeux...

CABU : "Je ne respecte rien"