Cipolla-Ponti couv

  

Quatrième de couverture :

Comment évaluer l’impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l’ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l’historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique. Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre « pseudo-scientifique », comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd’hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.


Diffusé en 1976 aux Etats-Unis sous la forme d’une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l’anglais, à l’automne 2011. Les ventes de la traduction parue aux Puf en 2012 s’élèvent à ce jour à 50 000 exemplaires.
Pour cette édition illustrée, Claude Ponti a accepté de prêter ses talents de dessinateur. On ne pouvait rêver une association plus harmonieuse entre texte et image. Quatorze dessins déclinent ici les figures du crétin, drôles et pathétiques. 


 Ce que j’en pense :

 

« Ces pages sont en fait le résultat d'un effort constructif visant à détecter, à connaître et peut-être à neutraliser l'une des plus puissantes forces obscures qui entravent le bien-être et le bonheur de l'humanité, à savoir la stupidité »»

 

Situé entre l'essai philosophique et le traité d'économie,, ces lois fondamentales de la stupidité humaine, publiées pour la première fois en 1976, mais dont je n’avais pas encore entendu parler avant cette réédition en septembre 2014 dans cette nouvelle édition illustrée par Ponti, ont tout pour susciter la curiosité.


Ce mini traité nous apprend  en effet par le biais de "5 lois fondamentales" que la stupidité dirige le monde. Les lois fondamentales sur la stupidité humaine sont parfaitement théorisées et prêtent, reconnaissons le souvent à sourire par leur acuité et leur pertinence, presque 40 ans après leur premières publications.
Ce petit essai de moins de 80 pages tente l'impossible, à savoir  réussir une classification "objective" de la stupidité humaine, sous toutes ses formes.

 

Si on peut être un peu spectique à l’idée qu’on puisse quantifier de façon tangible le degrès d'intelligence, force est de constater que cet ouvrage tient justement de la démonstration habile de de l’économiste que l’auteur était de par sa formation.

 

Cipolla-Ponti intro 1 

Une étude par ailleurs parfaitement illustrée par l’immense Claude Ponti, un des illustrateurs jeunesses les plus célèbres dont le goût pour le surréalisme sied à merveille au propos. On reconnait parfaitement la patte Ponti (couleurs, formes, et expressions du visage des personnages sont vraiment très caractéristiques de son style)  et ici, plus que jamais, elle met en valeur l’aspect léger et humoristique d’un texte à la fois amusant et profond en même temps.