hozierPetit contrepied pour mon premier coup de cœur musical  de 2015: pas de chanson française au programme mais un artiste irlandais qui navigue dans plusieurs courants musicaux qui vont du folk au rock en passant par la soul et le blues.

J’en entends parler depuis quelques temps ( notamment par ce cher Nikos qui sur Twitter et Instagram ne tarit pas d’éloges sur lui depuis plusieurs semaines) mais ce n’est qu’au tout début de cette année 2015 que j’ai pris soin d’écouter plus longuement ce que fait ce fameux  Andrew Hozier-Byrne, plus connu sous le nom de scène d’Hozier.

Les mélomanes avertis ont du entendre parler de ce musicien irlandais de 24 ans depuis plus longtemps que moi car il faut dire qu’il avait sorti  deux EP prometteurs (Take Me To Church en 2013 et From Eden en 2014),  avant de sortir à la rentrée 2014 son premier album solo qui tourne maintenant depuis quelques jours non stop sur ma platine.

Biberonné au jazz, à la soul et au blues par un père musicien, Andrew Hozier-Byrne s'inscrit au Trinity College pour étudier la musique. Mais il abandonne rapidement, décidant de se consacrer entièrement, et en autodidacte, à sa passion. D'ailleurs, il intègre un groupe de soul à l'âge de quinze ans. Mais, en 2013, le jeune irlandais vole de ses propres ailes et sort un EP qui met en lumière tout son talent. 

Dès juillet 2013, Hozier nous livrait  en effet un premier single  Take Me To Church un morceau sur la discrimination homophobe,  qui a fait ensuite l’objet d’une vidéo d’un élégant noir et blanc où deux homosexuels amoureux doivent affronter la communauté et les attaques homophobes venues de cette dernière lorsque leur amour éclate au grand jour. Le piano, subtil, la voix, fabuleuse, nous emmène sur des terrains à la fois classiques et audacieux. L’envolée lyrique du refrain, passionnée, fait mouche très rapidement.

Hozier Take Me To Church

Mais cCe qui me plait évidemment par dessus tout, outre la voix phénoménale de l'artiste c'est à quel point Hozier  (et il insiste longuement dessus dans les communiqués de presse) soigne ses textes, car pour lui ," la chanson se trouve dans les paroles et  c'est là où nous devons y deviner son auteur".

Du coup, les morceaux abordent des thèmes aussi divers que la sexualité, la lberté et l'humanité mais de façon vraiment subtile et plutôt originale, en étant lucide mais néanmoins optimiste sur sa vision du monde, comment il ne faut pas  perdre l’espoir et de se frayer un chemin parmi les désillusions qui colorent le monde actuel, Hozier chante comme il respire, une vision du monde comme un vague à l’âme doux.

Bref, Hozier nous offre  un premier album très réussi sur lequel blues et gospel sont remis au goût du jour et de la manière la plus honorable qui soit. Et si Hozier maitrise également très bien le folk, on lui préfère malgré tout ses incantations blues. En somme, voici un album à écouter très attentivement.

 Hozier - From Eden