univers ciné Pour ce premier jour du mois de mars,  je continue à vous gater grâce à mon partenaire Univers ciné en vous proposant 5 codes de téléchargement pour deux films que j'aimerais mettre en avant parmi  les nouveautés de février du catalogue et comme on est déjà mars, il est plus que temps que je m’y mette sérieusement .

Deux films assez diamétralement opposés l'un de l'autre, par ses traitements, ses genres, ses propos et même sa reconnaissance dans le milieu : si l'un fut présenté en sélection officielle à Cannes et fut nominé à nombreuses reprises lors de la dernière cérémonie des Césars, l'autre est inédit en salles française et ne remporta qu'un petit succès d'estime aux USA.

Mais les deux films m'ont convaincu tous les deux et je vais tacher de vous expliquer pourquoi dans ces deux petites présentations :

  1. Sils maria

sils-maria-affiche

Voici un film que j'ai vu quelques semaines après sa sortie, et que j'ai chroniqué dans la foulée .  "Sils Maria", déjà le quinzième long métrage d' Assayas, présenté en sélection officielle de Cannes dernier, est sûrement l’un des plus intéressants et les plus maitrisés de ce cinéaste tant on ne peut qu'être réceptif à l'intelligence du propos.

Tous les passionnés du monde des acteurs ( de cinéma, mais surtout de théâtre) ne pourront qu'être captivé par les thèmes abordés dans cette oeuvre, les interférences plus ou moins consicente entre le jeu et la réalité, le questionnement des acteurs sur leurs personnages, le jeu de miroirs entre la façon de jouer aujourd'hui et il y a trente ans, et ceux d'aujourd'hui, la starification actuelle à l'heure d'internet et des réseaux sociaux.

A travers le portrait d'une actrice confrontée à retrouver le rôle de sa jeunesse, Sils Maria nous livre  également une cruelle et pertinente réflexion sur le temps qui passe, l’empreinte des souvenirs de jeunesse, et la résilience de certains souvenirs.

Mais encore plus que ce discours, la plus grande partie du film traite de la relation  pleine de justesse et d'ambiguïté,  entre l'actrice, interprétée par Juliette Binoche, et son assistante, avec qui elle vit quasiment constamment et qui semble un peu corvéable à merci de la star et de ses caprices.

Un double-jeu de séduction-perversion entre Maria  et Valentine (Kristen Stewart absolument renversante dans un rôle qui semble discret sur le papier et qu'elle met énormémént en valeur, justement récompensée d'un César du meilleur second rôle), et les personnages de la pièce qu’elles répètent. Cette relation engendre un parallèle forcément troublant, entre le texte de la pièce et les relations entre les deux femmes.
Le spectateur de Sils Maria se demande souvent, notamment lors des scènes de répétition dans les superbes paysages de montagne suisse, où s’arrête la réalité et où commence le jeu  : on ne sait parfois plus trop où on se situe,  et on sent le plaisir certain qu'a Assayas à nous troubler avec cette incertitude latente.
Une bonne partie du film se déroule une vallée suisse magnifiquement filmée (avec la course au mythe de Majola Snake, le serpent brumeux qui donne son nom à la pièce), un décor qui rajoute au trouble du film.

A la fin de "Sils Maria", on se dit qu'on a assisté à une oeuvre intelligente et souvent intriguante, et qui laisse assurément quelques belles images en tête pendant pas mal de temps après sa vision.

Bande annonce - Sils Maria d'Olivier Assayas

2. Love and Others Lessons

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Vu en DVD quelques semaines avant sa sortie, "Love & others Lessons"   aurait largement mérité une sortie en salles française tant le film est une bien belle surprise.

Réalisé et joué par Josh Radnor, surtout connu pour avoir incarné Ted, le personnage principal de cette  série How I Met Your Mother dont on m'a dit beaucoup de bien mais que je n'ai jamais eu l'occasion de voir.

Présenté au festival de Sundance en 2012, ce second long métrage de Radnor tourne autour de son personnage principal interprété par lui même, un certain Jesse, un ancien 35 ans  contacté par l’un de ses professeurs et qui retourne sur son campus de province. Là, il va faire la connaissance de la délicieuse Zibby (Elizabeth Olsen, absolument délicieuse. Seule ombre au tableau de ce qui pourrait être une jolie romance sans nuage: elle a 16 ans de moins que lui. 

"Love and others lessons" aborde avec beaucoup de justesse et de finesse ce sujet épineux de différence d’âge, du moins dans sa première partie. Jesse fait partie de ces adultes qui ne le deviennent jamais vraiment, continuant à vivre comme des étudiants voir comme des ados perpétuels nostalgiques d’une époque pourtant révolue, et la réflexion sous-jacente sur la peur de grandir touche par sa profondeur. Love and others lessons  traite ce sujet avec une vraie mélancolie, pas très éloigné des  films de Jason Reitman ou Alexandre Payne .

Josh Radnor fait preuve d'un vrai talent dans l'écriture, et même dans la mise en scène, avec quelques jolies trouvailles.

Même si le film s'éloigne de la comédie romantique dans sa dernière partie (ce qui a fortement déçu ma compagne, j'avais vendu le film comme cela), on entre énormément en empathie avec le personnage principal, visiblement très proche du cinéaste.

 Une fois les présentations faites, j'attends simplement que vous me dites lequel de ces deux films, vous tente le plus? La brillante réflexion sur le statut d'acteur  assayienne ou la comédie romantique universitaire de l'acteur de How I met your mother?

Vous pouvez me donner vos préférences  par commentaires jusqu'àu samedi 14 mars minuit, et je vous donnerai, dans la limite des codes diponibles,  les codes pour voir le film de votre choix.

Merci à vous et bonne chance à tous!!