jours tranquilles

Eve Babitz demeure une icône pour une curieuse raison : elle apparait nue, jouant aux échecs avec un Marcel Duchamp en costume sur une photographie inoubliable. On ne voit que le profil de son corps blanc, un sein lourd, ses cheveux auburn cachant son visage.

1963, Eve Babitz a 20ans et cette photo lui ressemble : elle était à l’endroit où cela se passait comme elle le sera toujours dans la mégalopole californienne.

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Disparue de la scène artistique à la fin des années 90, sa ville lui a consacré deux expositions au début des années 2010 et deux de ses ouvrages ont été réédités dans la prestigieuse New York Review Books Classics.

Véritable égérie  de la scène artistique de Los Angeles dans les années 70, Eve Babitz, dans «  Jours tranquilles, brèves rencontres » croque tout le  petit monde qui fait Los Angeles. Dans de précieux et rapides instantanés de la vie mondaine, elle saisit ces brefs moments en prenant garde à être toujours sur la photo.

Au fil du récit, nous retrouvons Eve chez les vignerons californiens, Eve sort avec un acteur, Eve et les Hommes, Eve et le  base-ball, Eve et l’héroïne ou autre drogues dures, Eve et les bars, Eve et les femmes, Eve dans le désert, Eve et la tequila,  les amis d’Eve divorcent, Eve au Château Marmont……avec Eve vous saurez tout sur la cité des Anges : All about Los Angeles.

Chroniques gaies, colorées, acidulées, parfaitement anecdotiques, frivoles et superficielles vous comprendrez que ce délicieux petit guide est absolument indispensable pour comprendre la tentaculaire et anthropophage mégalopole californienne.