adolescence

Empruntant divers chemins du passé, Frédéric Mitterrand livre ici la chronique d'une enfance dans les années 60, tiraillée entre son admiration sans borne pour le chef de la Résistance que fut de Gaulle et son affection pour son oncle François Mitterrand, héros de la famille et opposant chevronné au Général.

« Et voici qu'après tant d'années je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand ! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris – à tel point qu'il est devenu un autre – mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé. »
Une adolescence conjugue deux veines littéraires chères à Frédéric Mitterrand : celle du mémorialiste et celle de l'auteur intimiste. Avec toujours la même liberté d'esprit, il évoque ici une jeunesse qui ressemble à celle de toute une génération, mais ou s'ébauche, sur un ton allègre, le portrait d'une personnalité singulière.

 

 

Dans ce nouvel essai de  Frédéric Mitterrand  après le succès de ses deux derniers livres, la mauvaise vie et la récréation- qui revenait sur son expérience de Ministre de la culture, l'homme de lettre et de télévision revient comme son titre l'indique sur sa jeunesse particulière, tiraillée entre son admiration pour le général de Gaulle et son attachement à son oncle François Mitterrand qui est alors l'ennemi politique déclaré de Gaulle.
Pour décrire ce conflit cornélien, Mitterrand y dévoile sa plume légendaire, entre douce ironie et sensibilité feutrée.
Les souvenirs de cette  époque révolue mais finalement pas si lointaine nous revienne alors, magnifiée par la plume d'un homme que l'on est en droit de préférer écrivain qu'homme politique...