Journée spéciale grand espaces américains après Valley Of love , Michel va vous parler d'un livre qui se passe aussi dans les plaines des uSA avec un roman qui l'a profondément enthousiasmé. wild_idea_le_nouveau_dan_o_brien_photo_2

« Alors j’ai pensé aux bisons. Ils sont depuis longtemps un emblème de toute vie sauvage en déclin. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, lors d’une des entreprises humaines des plus honteuses de tous les temps, nous avons massacré les bisons, que ce soit par goût du sport, pour certaines parties de leur corps, ou dans le but de décimer les Indiens. A peine un millier d’entre eux ont survécu. Nous avons presque anéanti une espèce unique au monde, qui prospère seulement dans le centre du continent américain. J’ai longuement réfléchi à ça, assis sur la véranda, face au million d’étoiles qui traversaient le ciel. Cette injustice m’a dégouté et avant que l’épée d’Orion pointe Harney Peak, j’ai su qu’il y aurait dans mon avenir au moins une tentative de rétablir l’équilibre des Grandes Plaines. Et que les bisons en feraient partie. »

Dan O’Brien est un sacré gaillard, un cow-boy, qui pratique la chasse au faucon et l’élevage de bisons près de la Cheyenne River, quelque part dans le Sud Dakota, sur les terres  de Crazy Horse et des indiens Lakota.Il enseigne également la littérature et l’écologie des Grandes Plaines dans des universités américaines. Spécialiste des espèces en voie de disparition, il est devenu un écrivain emblématique du Grand Ouest.

Quel souffle ! La vie de Dan O’Brien est un roman épique et intimiste, il nous raconte ici l’aventure de la création de la «Wild Idea Buffalo Compagny », une entreprise unique basée sur la réintroduction du bison dans le respect et l’éthique amérindienne.Un récit passionnant où l’on sent l’herbe grasse ondulée dans les grandes prairies.

Avec sa femme Jill et entouré d‘employés enthousiastes et motivés, ils vivront trente années de combats héroïques, de luttes politiques, économiques et écologiques.

Dan O’Brien nous fait partager cette expérience captivante et si il nous raconte avec grande simplicité que le bonheur c’est peut-être d’aller au bout de ses rêves, il sait aussi nous expliquer qu’il est parfois plus facile de gérer un troupeau de trois cents têtes de bisons que d’affronter un banquier récalcitrant ou une belle-fille en pleine crise d’adolescence.

Un grand écrivain, un formidable récit d’aventure.

chronique de Michel D