réparer

 On continue, après En finir avec Eddy Belleguelle,  les revues de grands romans français rattrapés dans leur version poche, le format idéal pour l'été avec ce livre qui a fait l'évènement l'an passé, "Réparer les Vivants" de Maylis de Kerangal dont "la naissance d'un pont" m'avait à vrai dire, après tout le bien dont j'avais entendu parler, quand même un peu déçu.

Dans ce livre- qui a été magnifiquement adapté au théâtre à Avignon cette année par Emmanuel Noblet,  et qui devrait faire un carton  à Paris cette année, on suit la course contre la montre d'un coeur qui passe d'un corps à un autre, le coeur d’un jeune homme maintenu en vie artificiellement et qui va finalement le céder à une personne qui en a besoin, afin de "réparer ceux qui sont en vie"

L'ensemble est animé par une écriture palpitante ( c'est le cas de le dire) et surtout plus vivante que jamais !

  On est plus que bluffé par la virtuosité de ce ballet dont chacun des chapitres s'imbrique parfaitement, et on s'identifie  à cette mère qui apprend par un coup de fil, que son fils est dans un état grave à l’hôpital. Impossible de ne pas se demander comment on réagirait si cela nous arrivait. Et impossible de ne pas se projeter dans cette histoire et de s'imaginer à la place de ses parents obligés de faire un deuil impossible et qui vont se raccrocher à ce coeur qui se  ranime ailleurs.

"Réparer les vivants" est incontestablement de ces experiences de lecture, pas bien loin du miracle ou du divin tant cheque ligne semble être une évidence et constituer une sorte d'opéra littéraire, pas loin du spirituel.

Des extraits de cette chronique d'une de nos collaboratrices ici même.

Et encore une chronique du livre  ici même.