J’ai vu ( qui a dit comme d'habitude?) pas mal de films au cinéma ces derniers temps des grosses sorties dont je ne vous ai pas encore parlé- l’Allen, le Benchetrit le Gianoli et d’autres bien plus modestes.

Impossible faute de temps et de place de consacrer des longs billets à chacun d’entre eux surtout lorsque les longs métrages m’ont laissé un peu dubitatif  .Dommage pour ces trois films, aux sorties vraiment confidentielles et qui auraient mérité qu’on en dise du bien mais malheureusement ca ne sera pas vraiment pour moi.

 Très courte revue de ces 3 "petits" films :

 1. Fever; Raphael Neal 

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 Premier long métrage du photographe Raphaël Neal, Fever est une adaptation du roman de Leslie Kaplan. L'histoire : Paris, au début des années 2000.

On y suit Damien et Pierre, deux brillants élèves de Terminale, partagent un secret : à quelques semaines du Bac, ils ont, sans raison apparente, assassiné une femme repérée au hasard dans la rue.

 Un projet intéressant, quelques comédiens pas trop mal, et puis c’est à peu près tout : visiblement le budget de ce Fever était très modeste (il a réussi à être distribué grâce à un crowfounding), et cela se voit beaucoup à l’écran.

L’image – réalisée avec un appareil photo 5D  est trop peu soignée pour attirer l’œil, la musique est malheureusement bien trop présente, et ce qui pouvait être intéressant dans le matériau d’origine- le livre de Kaplan est plutôt bon- est noyé par ces aspects visuels plus que moyen… Un film hélas qu’on n’oubliera aussi vite qu’on la vu…

 

FEVER Bande-annonce VF

 

2. Lamb  Yared Zekele

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Pratiquement inexistante des écrans français jusqu'à présent, l'Éthiopie nous  a offert cette année coup sur coup deux longs métrages sortis sur les écrans.

Si je n’ai pu voir : Difret, de Zeresenay Mehari, sorti en juillet dernier, j’ai pu voir  Lamb sorti le 30 septembre dernier qui a eu l’honneur du festival de Cannes

Pour la première fois dans l'histoire du  Festival de Cannes,  un film éthiopien a été présenté  cette année en sélection officielle. Lamb, premier long métrage venu d'Éthiopie à être intégré en sélection officielle, à Un Certain Regard, sort enfin en salles le mercredi 30 septembre prochain.  Il a été réalisé par r Yared Zekele, (passé par l’Atelier de la Cinéfondation qui forme et aide les futurs cinéastes du monde entier).

Un jeune garçon, Ephraïm, dont la mère vient de mourir, est envoyé loin de chez lui chez un oncle éloigné. Quand ce dernier lui ordonne de sacrifier sa brebis bien-aimée, Ephraïm cherche à revenir chez lui et à sauver son animal

  Au centre de ce  joli conte contemporain se trouvent un garçon de neuf ans, un agneau et l’histoire de l’Éthiopie pour un portrait  sensible et délicat d'un enfant dans un pays peu connu en Occident et visuellement splendide).

Le film est très mignon, et surtout nous offre des images  de paysages vraiment splendides,  et surtout de s'approcher un peu de la vie quotidienne des habitants de ce pays magnifique qu’on connait si mal.

Malheureusement Lamb, trop contemplatif manque de chair au niveau du scénario et de ses personnages et intéresse bien plus par son aspect documentaire que fiction

 

LAMB Bande Annonce (Éthiopie - 2015)

 

 

3.Alphabet Erwin Wagenhofer

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De la France à la Chine, en passant par l'Allemagne et les États-Unis, le film ALPHABET remet en cause un système éducatif totalement axé sur la compétition et les résultats quantitatifs au détriment des capacités imaginatives. Prenant à témoin des experts en éducation tels que Sir Ken Robinson, un responsable de PISA ou le chercheur-pédagogue Arno Stern, Erwin Wagenhofer boucle avec ce film une trilogie entamée avec WE FEED THE WORLD et LET'S MAKE MONEY.

 Documentaire autrichien qui sort en salles  ce  mercredi 21 octobre, le film revient sur les méthodes pédagogiques utilisées pour éduquer nos enfants  et se demandes si celles-ci ne  sont-elles pas dépassées ?

 A travers de multiples témoignages présentés sans voix le réalisateur nous amène à réfléchir sur les modes alternatifs d'éducation qui, l'imagination et l'envie d'apprendre, mais le fait avec un peu trop de manichéisme et de parti pris pour convaincre.

 Portrait trop à charge pour séduire, Alphabet aurait été plus efficace en acceptant la nuance et le contre argumentaire, ici en  peignant tout en noir sans chercher les points positifs de notre système éducatif actuel, le film a trop tendance à foncer dans un mur…dommage…

 

ALPHABET - Bande-annonce VOST