DidierPorteDroite

A en croire les affiches que je vois fleurir depuis quelques semaines en amenant mes enfants à l’école (les mêmes que celle ci dessus) , Didier Porte,  gauchiste pourtant archi convaincu ( et convaincant), aurait basculé de l’autre côté de la force obscure puisqu’il affirme haut et fort, être désormais un "homme de droite".

 Évidemment, tout ceci n’est pas à prendre au sérieux (quoique que certains semblent l’avoir fait, comme vous allez le voir ci après): Didier Porte reste profondément un homme ancré à gauche toute, et si dans son nouveau spectacle qu’il vient jouer à Lyon- enfin plus précisément au radiant Bellevue à Caluire- dans une semaine tout rond, à savoir le 12 novembre prochain, il tape comme à son habitude sur tous les hommes politiques sans exception, Porte n’a absolument pas viré sa cuti!!

A l’occasion de cette venue sur Lyon, j’ai eu l’occasion de m'en rendre compte puisque je me suis entretenu une bonne demi heure avec ce célèbre humoriste dont  j’aime énormément l’ironie mordante et son écriture très fine et que j'ai vu jouer plusieurs fois sur scène, même si la dernière fois remonte déjà à 5-6 ans.

Et comme on a parlé longtemps ensemble, c’est à un entretien long que je vous convie, mais une interview  que je pense suffisamment dense et passionnant epour ne pas trop vous ennuyer, tant le type est drôle et a plein de choses à dire, des choses qui évitent la langue de bois et le politiquement correct, et ça, ça fait du bien!.

De la genèse à son spectacle à son licenciement de RTL en passant par sa vision d’Internet, son statut d'humoriste politique ou encore son engagement après de Jean Luc Mélenchon,vous le verrez j’ai pu poser plein de questions captivantes à Monsieur Porte et les réponses qu’il m’a donné le furent plus encore :

  

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  Baz'artBonjour Didier Porte et merci énormément de prendre le temps de venir converser avec nous autour de votre dernier spectacle "A droite". Vous avez créé ce spectacle en 2013 en vous disant que depuis l’accession au pouvoir d’Hollande en mai 2012 il fallait être du coté de l’opposition … sauf que ce vous ignoriez à l’époque, c’est que la politique de François Hollande n’a de gauche que le nom… Ca a du vous donner envie de revenir illico à gauche, n'est ce pas ?

Didier Porte : Ah, ça c’est certain : lorsque j’ai commencé à penser puis à concevoir ce spectacle, en 2012, juste après l’élection de François Hollande, je ne pouvais vraiment imaginer que quelques années, et même quelques mois, après, on allait vivre sous un gouvernement qui affirme de manière aussi décomplexée sa politique de droite…

Et du coup, mon objectif avec le titre de ce spectacle-excusez le jeu de mot un peu foireux- était de me mettre dans l’opposition pour être un comique poil à gratter comme j’aime le faire depuis longtemps n’avait plus beaucoup de sens. Du coup, je vous l'annonce, je  suis vite revenu à gauche de façon naturel, et je vous avoue que cette situation n’est pas pour me déplaire :o)

  Baz'art  :Plus concrètement, est ce que cette droitisation de la politique de ce gouvernement de gauche n’a pas rendu caduque et n’a pas obligé à modifier le fil conducteurde votre spectacle ?

Didier Porte : Non pas vraiment, car la grande majorité de ce que j’ai écrit à l’époque reste quand même pas mal d’actualité… Après, la partie stand up, avec notamment  la revue de presse de fin du spectacle évolue forcément avec l’actualité quotidienne, mais le reste du spectacle et notamment les sketches ne varient pas vraiment… Il faut savoir que je tourne assez peu avec ce spectacle, j’ai environ une vingtaine de dates dans l’année avec, pour donc en trois ans une soixantaine de dates, donc il m’est impossible de tout réécrire en fonction des atermoiements politiques des uns et des autres…

Par contre je suis en train de plancher sur un prochain spectacle que j’espère jouer à Avignon en 2016, et là forcément il y a aura plein de tous nouveaux textes en lien avec l'actu la plus récente…

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 Baz'art  : Concernant votre promotion autour du spectacle, j’avoue avoir trouvé que les affiches, avec le logo qui reprend le design de l’UMP, pouvait apporter une confusion  assez édifiante avec de vraies affiches de droite. Est ce que vous avez eu des anecdotes amusantes à nous raconter avec des réactions de personnes qui auraient pris aux premiers degrés cette reconversion politique un peu surprenante ?

  Didier Porte :Ah ça oui, vous ne pouvez pas savoir à quel point cette campagne d’affichage m’a valu des problèmes…je n'aurais pas imaginé le nombre de personnes, surtout dans les communes rurales,  qui l’ont pris pour une vraie campagne politique et qui l’ont arraché en pensant que j’étais un vrai candidat de l’UMP… J’avoue n’avoir pas pensé aux dates d’élection quand j’ai réfléchi aux dates de spectacle, j’aurais du faire gaffe ca m’aurait évité ce genre de déconvenues, en même temps j’avoue que ca m’a fait bien marrer quand même ce genre de mésaventures, surtout avec le recul…

 Baz'art :  Au niveau de l’écriture du spectacle, comment procédez-vous à l’origine? Partez vous d’une feuille blanche avec les thèmes que vous souhaiteriez aborder ou bien partez vous plutôt de certaines de vos anciennes chroniques radio ou presse qui avaient bien fonctionné et que vous développez pour en faire un sketch scénique ?

Didier Porte : Ah, forcément, je ne pars pas totalement de zéro, même si je n’aime pas trop recycler évidemment, c’est normal que je reprends sur scène certaines de mes phrases tirées des chroniques radios les plus percutantes ou mes tweets les plus ravageurs, surtout ci ceux-ci restent pleinement d’actualité et tiennent sur la longueur, autant utiliser à fond ces supports où je suis bel et bien présent.

Baz'art   Mais justement sans vouloir être désobligeant, présent, vous ne l'êtes plus beaucoup, du moins dans les grands médias généralistes Vous avez été évincé de RTL- émission de Bern  cet été et du coup à vous n’avez plus accès aux grandes tribunes médiatiques comme vous aviez l’habitude de faire… Actuellement, le support sur lequel vous êtes le plus présent définitivement est  définitivement le web.

Avec une chronique régulière sur Médiapart, une autre sur l'émission  Arrêts sur image et enfin  avec l’émission de Daniel Mermet la bas si j’y suis , vous êtes bien plus présent qu'ailleurs…A ce propos, j’aurais aimé justement savoir quelle est votre perception de la communication numérique : voyez vous Internet comme le vrai refuge pour faire épanouir la liberté d’expression (avec évidemment la scène) alors que pas mal de gens considèrent aussi ce lieu comme  celui où la parole et la pensée la plus nauséabonde se libère??

 Didier Porte : Merci de me rappeler que je suis devenu tricard partout au cas où je l’aurais oublié (rires). Bon, c’est vrai que je suis aussi encore sur Paris Première où j’ai une rubrique l’avocat du diable, mais bon c’est sur une chaine payante, donc  tout le monde n’y a pas forcément accès

 Alors c’est vrai que ma parole se transmet actuellement par voie numérique, j’aime bien ça, je l’avoue sans problème . J'ai un compte twitter  et même si j’y vais sans doute un tout petit peu moins qu’à un certain moment, je continue à  trouver l’exercice très interessant, tenter d’être le plus percutant possible en très peu de signes, j’aime vraiment bien le concept…

 Après, concernant la soi disante parole nauséabonde qui circule sur Twitter, c’est vrai que c’est un discours que j’entends souvent,  mais j’ai ma petite théorie sur la question : j’ai quand même l’impression que les gens qui prennent un air horrifié quand on parle des dangers du web sont des personnalités bien installées qui n’aiment pas trop l’idée que le «  petit peuple » pourrait les bousculer… C’est l’habituel réflexe de défense des privilégiés, c’est une réaction de classe vieille comme le monde…

Très sincèrement, je n’ai pas à me plaindre des personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux, on est entre gens de bonne compagnie, il faut croire (sourires) …je ne dis pas que je n’ai pas eu parfois affaire à quelques fous furieux, notamment lorsque j’ai fait ma chronique contre Dieudonné, mais bon, une fois qu’on bloque les comptes des personnes qui deviennent un peu trop agressives, franchement tout ça n’est pas bien méchant..

 Non, c’est sur que le net ca reste encore pas mal au niveau de la liberté d’expression pour les personnes qui comme moi n’est plus du tout invité dans les médias généralistes.

 Baz'art  : Cela est d’autant plus vrai qu’au fond de vous-même, vous qui revendiquez à fond  l'indépendance, l'incapacité à composer et à vous compromettre,  est- ce que vous n’êtes plus dans votre élément  avant tout sur scène et sur le net bien plus   qu’à la radio, surtout à  RTL,  où un sentiment d’être schizophrène a du vous sembler tenace ? 

Didier Porte : Ah c’est sur que mon licenciement de RTL ne m’a pas laissé le même traumatisme que celui de France Inter deux ans plus tôt ( sourires).. Sur RTL je n’imaginais pas une seule seconde y faire carrière, au départ j’y suis allé car j’y ai suivi Stéphane Bern qui m’a été très fidèle… et pour eux c’était un formidable coup de com comme ils ont l’habitude d’en faire, mais franchement, excepté le fait d’être investi d’une sorte de mission (transmettre des auditeurs non habitués une parole dissonante), je ne voyais pas trop ce que je faisais là bas, il y a quand même une bonne proportion des auditeurs qui votent FN, il faut le savoir…

Et puis RTL, contrairement à France Inter, ce n’est pas du tout prescripteur en termes de sorties culturelles, bref ca ne m’amenait personne dans les salles pour voir mon spectacle..

 Baz'art  : Car en fait, tout ce que vous faites en dehors de la scène-(chroniques radio, chroniques  presse écrite....), c’est en premier lieu dans l'objectif plus ou moins avoué que les gens viennent vous voir sur scène ?

 Didier Porte : Ah, ben oui, forcément, à partir du moment où je joue un spectacle sur scène, c’est important que je reste présent médiatiquement…si on ne me voit plus nulle part, forcément, il y aura moins de monde pour venir m’applaudir,  c’est la loi incontournable du genre, je n'y peux pas grand chose.

A ce niveau quand je bossais sur France Inter, c’était vraiment la corne d’abondance, depuis que je n’y suis plus, j’ai quasiment perdu la moitié de mon public, et du coup je joue dans des salles plus réduites, c’est sans doute triste à dire, mais c’est comme cela que ca se passe…

 Baz'art  Vous dites  très souvent être  d’abord un journaliste/homme de radio qui est devenu un peu par hasard humoriste…est ce que vous avez toujours ce sentiment là ou de plus en plus vous commencez à assumer ce statut d’humoriste et de comédien ?   Arrivez-vous à vous sentir de plus en plus à l’aise sur scène au fil des spectacles ou ce complexe du non comédien reste vivace ?

Didier Porte : Heureusement que je suis plus à l’aise sur scène qu’à mes débuts il ya 15 ans…après avoir joué environ 1200 fois en solo, il faudrait que j’arrête tout de suite si je ne voyais pas un peu de mieux ( rires).

 Après c’est vrai que j’ai tendance à jouer  assez souvent sur l’auto flagellation, mais en même temps il faut être lucide sur ses forces et ses faiblesses, je ne suis et ne serais jamais une bête de scène.

Dernièrement, je dois vous confesser que j’ai eu l’occasion de jouer dans un Festival au Point Virgule (le Marathon de l’Humour) et j’ai du passer sur scène juste après Alex Lutz…alors là, je dois vous dire que la différence du jeu de scène  était un tout petit peu criante  (rires)...

 Mais bon en même temps, je pense que ces maladresses que le public ressent forcément dans mon «  jeu de scène » donne un coté sincère à l’ensemble, donc tout cela ne me dérange pas plus que cela....

  Baz'art  : Toujours concernant votre jeu de scène, vous avez la particularité d'avoir un  débit  particulièrement  rapide, ce qui est logique vu que vous êtes avant tout un homme de radio. Est ce que c’est quelque chose sur lequel vous vous forcez à travailler sur scène pour que la diction soit plus intelligible pour les spectateurs, ou bien vous vous dites que vous ne pouvez rien y faire, et que le naturel revient vite au galop ?

 Didier Porte : Ah ca mon débit, je le sais, je l’assume et j’en joue même pas mal dans mes spectacles, c’est un peu ma signature, si je peux dire ainsi… ce côté ultra speed- plus marqué forcément dans la partie stand up que dans la partie sketches-  donne à mon sens une énergie, une tension qui rend le public forcément réceptif, prêt à saisir la vanne au bond… donc franchement là dessus, je ne cherche pas à réduire la voilure, bien au contraire..

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  Baz'art : Est-ce que parfois dans les personnalités politiques sur lesquelles vous balancez, vous avez quelques scrupules à tirer sur les ambulances, je pense notamment à Nadine Morano qui a un peu creusé sa tombe vous-même ,ou alors vous vous dites que dans ce monde où le discours de gauche disparait peu à peu et celui de droite perd ses complexes, il est important d’affirmer cela, quitte à enfoncer des portes ouvertes ?

 Didier Porte :Ah, c’est une vaste question…oui j’essaie d’éviter la facilité le plus possible dans mon écriture donc forcément parfois j’essaie de ne pas trop tirer sur les ambulances, pour citer l'exemple de Morano, c’est vrai que c’est une humoriste à elle tout seule, la Nadine, il n’y a pas besoin de la caricaturer plus qu’elle ne l’est…  

Mais bon en même temps, parfois quand même ca fait un bien fou parfois de tirer sur ces ambulances, vous ne trouvez pas?…

 Baz'art :  Si si, bien sûr.. Et plus généralement, et j'insiste dessus, dans une France où le droite semble être de plus en plus décomplexée, trouvez vous qu'il plus que jamais salutaire d’affirmer un humour de gauche ? Revendiquez-vous la subjectivité et l’impartialité ?

Didier Porte : Oui, je la revendique évidemment, mais c’est vrai que mon côté ancré à gauche m’a joué des tours. Comme je vous le disais, je ne suis plus du tout invité sur les télés ou radios généralistes, et c’est évidemment du au fait que j’ai appelé une fois à voter pour Mélenchon lors des élections présidentielles…

Comme quoi, je suis l’exemple flagrant qui prouve qu’on ne peut pas appeler à voter pour un parti ou un homme politique et être humoriste, car après on nous colle une étiquette et il est impossible de s’en défaire…

Et pourtant je ne me gêne pas pour balancer aussi sur Mélenchon dans mes spectacles et mes articles mais bon ca personne ne veut le voir..

 Maintenant, il faut savoir qu'actuellement,  j’ai un mal fou à exister médiatiquement, je viens de publier un livre récemment et j’ai beaucoup de mal à le promouvoir dans les différents médias, je le déplore mais c’est comme ca…

  Baz'art :  Parmi les grands humoristes politiques qui sévissent actuellement-  je pense à vous mais aussi à  Alévêque, Mabille, Guillon- Nicole Ferroni dans une moindre mesure, il y a en a peu issus de la nouvelle génération, dont la grande majorité préfèrent rester sur des sketches avec des personnages ou alors sur du stand up mais quotidien…  pourquoi selon vous peu de comiques de la jeune génération n’ose se coltiner avec l’humour politique, trop risqué, trop segmentant ?

 Didier Porte : Tout simplement parce que la politique n’intéresse plus personne de cette génération là, à mon sens, les jeunes s'en foutent royalement de la politique, contrairement à nous au meme âge.…

En même temps on a toujours été minoritaires il me semble, à part peut être à l’époque de "l’oreille en coin",  les chansonniers et les humoristes politiques, ca reste marginal, donc ce n’est pas forcément qu’un problème de génération, même si forcément, le désintérêt flagrant de l’opinion publique pour le monde de la politique n’aide pas…

 Dernière question directement liée à l’actualité de cette rentrée, je sais que vous êtes un grand amateur des Guignols  : comment avez-vous vécu ce qui s’est passé sur canal plus avec la prise en main de Vincent Bolloré. Est ce que vous n’avez pas une vision de plus en plus pessimisme sur la liberté d’expression qui se raréfie du moins dans les grands médias ?

Didier Porte :  Oh cela, je trouve que c’est très symptomatique de cette société actuelle où les puissants de ce monde se croient tout permis et peuvent faire ce qu’ils veulent…

Monsieur Bolloré s’est cru revenir du temps de l’ORTF en bafouant totalement les régles de l’indépendance du journalisme et de la liberté d’expression, c’est vraiment consternant mais bon on est dans la droite lignée de ce monde actuel où l’hyparlibéralisme est partout…

Mais bon, on est dans la même veine que la politique actuelle menée par le gouvernement, même si cela n’a rien d’étonnant en fin de compte… souvenez vous de 1983 et de la politique de la rigueur, c’était bien un gouvernement PS qui l’a instauré, non ?

Bref tout ceci n’incite guère à l’optimisme,  et on peut se demander à quoi je peux servir dans cette France de plus en plus à droite… diable, pourquoi  dans ce cas, je continue à jouer mes spectacles moi, et si vous avez la réponse, n'hésitez pas à me la donner (rires) !!!

 Baz'art :  Tout simplement pour faire hurler de rire tous ceux qui désapprouvent aussi cette société hypra libérale j’imagine cher Didier Porte…En tout cas ne baissez pas les bras et pour ma part j’irais vous applaudir sans faute jeudi prochain au Radiant!!

france qui gagne

Et comme Didier Porte parle dans son interview d'un livre qu'il vient de publier et qu'il a du mal à promouvoir sur les médias généralistes, il est normal que j'en dise quelques mots vu que j'ai réussi à me le procurer dans la foulée de notre conversation et que je l'ai dévoré.

Il s'agit de son "Atlas de la France qui gagne",  publié aux éditions Autrement et dans lequel, fidèle à son ironie mordante et son envie de prendre à rebours les tendances sociétales du moment, il va à l'encontre de toutes les théories déclinistes qu'on voit fleurir ici et là.

En 50 infographies et 50 textes forcément humoristiques qui les accompagne, il s'attache à nous démontrer tous les  domaines d'excellence de la France : les nombres de jours de congés par an, la productivité, la consommation de chaussures, la production de matériel électrique, la formation dans les disciplines financières, les films français qui marchent, la gastronomie etc"....

Un ouvrage qui devrait être remboursé par la sécurité sociale tant il a des vertus euphorisantes et prouve que la France est un bien beau pays...et tant pis si à chaque texte, ce cher Didier trouve la petite vacherie qui démonte complètement son intitulé de départ...

Un livre fidèle à l'esprit portien-et à ce propos on appréciera que pour une fois il n'y ait pas de jeu de mot un peu foireux avec son nom comme  d'ailleurs votre humble serviteur l'a fait avec ce long billet :o)