dear white Un des beaux succès du cinéma  indépendant américain à tout petit budget, ce Dear white people a suscité pas mal de curiosités, même en France à sa sortie salles en mars dernier où il connu un beau succès d'estime, critique et public dans une moindre mesure ( 100 000 entrées environ).

L'ayant raté en salles, je l'ai rattrapé en DVD ( sorti le 18/08 dernier) et  le film m'a laissé moins enthousiaste qu'attendu.

Lee film qui convoquait  de grandes références (Spike Lee évidemment, mais aussi plus étonnamment  Pedro Almodóvar et même de Claude Chabrol) n'est pas forcément à la hauteur de ses modèles avérés.

Si pour son son premier long-métrage Justin Simien  base l'intrigue de son film sur sa propre expérience personnelle en sondant  le racisme dans l'université américaine  en proposant des réponses érudites et qui évitent le cliché, le film a quand même du mal à passionner le spectateur, surtout celui qui est moins rompu à la culture américaine, car le film donne l'impression de  ne pas être assez universel et de ne parler qu'à ceux qui possèdent toutes les clés et les références de ce microcosme.

Le sujet de cette comédie satirique  : comment être noir dans un monde de blancs est un sujet forcément passionnant, mais on regrette que le film reste trop bavard et enferme les personnages dans des archétypes pas forcément attachants ( à part le personnage du jeune noir homosexuel ou celui de la métisse rebelle).

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Le jeune réalisateur  américains parvient à traiter de questions  pertinentes et intelligentes, et  soulève de nombreux problèmes tels que l’hypocrisie de certains élites blancs encore racistes ou la discrimination positivesur cette  génération en quête de repères et d’acceptation de soi, mais malheureusement ne parvient pas toujours à doser l'interêt du spectateur, faute à unscénario un peu décousu et à un style visuel qui force un peu trop le coté branché. 

 Si Dear White People apporte fraîcheur et renouveau au cinéma indépendant américain,et qu'on ne peut nier le brio des questions qu'il soulève,  il n'est pas la petite du cinéma indépendant américain annoncé, comme avait pu l'être Do the Right Thing en son temps. 

Dear White People | Clip 1: "You Can't Eat Here" | New Directors 2014


 Encore une fois, l'éditeur Blaqout propose une belle édition  Digipack, avec des suppléments attrayants avec notamment un captivant  making-of  de 20mn et une interview du cinéaste d'un quart d'heure qui reveint sur ces questions raciales en développant les problématiques soulevées par le film.