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The Beast, qui sort  le 30 décembre prochain sur nos écrans est  réalisé par le belge Hans Herbots et adapté du roman « L’homme du soir » de la britannique Mo Hayder.    Transposé de Londres à Anvers, ce long métrage met en scène un policier dont le frère a disparu, enlevé très jeune par un pédophile, et qui se retrouve à enquêter sur un cas similaire.

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Pour ceux qui ne connaissent pas les romans de Mo Hayder, sachez que cette jeune femme  blonde à l'allure éthérée écrit des polars ténébreux , et on ne peut qu'être étonné à la lecture de ses romans,  que Mo Haider soit de sexe féminin  tant, sans faire de généralités confinant au sexisme,  des écrits aussi crus et âpres sortent généralement de l'esprit d'un homme...

On a vu  finalement pu voir, quelques mois après Beaune, ce film choc  en avant première ,tous les deux Michel et moi , et c'est Michel qui s'est sympathiquement chargé de le chroniquer, une chronique faite Anvers- la ville ou se déroule le film -et contre tous- si vous trouvez la blague foireuse, c'est auprès de lui que vous pourrez porter vos réclamations :o) :

 

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Un couple a été séquestré pendant plusieurs jours dans leur pavillon de banlieue, leur fil âgé d’une dizaine d’années a disparu. Nick Cafmeyer, inspecteur à la criminel d’Anvers est sur les dents. Cette affaire résonne avec un trauma personnel, lorsqu’ils étaient enfants, lors d’un jeu dans un parc son jeune frère a été enlevé, son corps n’a jamais été retrouvé.

Course contre la montre et contre les souvenirs qui refont surface, le policier sait qu’un ogre rode dans ce no man’s land pavillonnaire. Il sait que le  croquemitaine de son enfance est revenu et ne le laissera jamais en paix. Nick Cafmeyer en fait ainsi une affaire strictement personnelle.

Violent, trash et hyperréaliste, Hans Herbots aime malmèner aussi bien les spectateurs que son héros de flic.

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Adapté du polar de Mo Hayder «  l’homme du soir », ce The Beast tient parfaitement ses belles promesses  initiales et celles de son titre: l’enquête dans les milieux pédophile est tout autant captivante que sordide.

Banlieues tristes,  ciel flamand gris et bas,  pluie et  boue font de ce film une épreuve pour les spectateurs car le réalisateur a du talent et du savoir-faire.

Belle utilisation des décors, personnages secondaires forts, dommage qu’il se laisse aller à quelques facilités morbides, on se croirait parfois dans un film sadique  de type : « Saw 1, 2,3,… » alors qu’il est par ailleurs capable de  réussir une fort belle scène d’abandon Christique dans une piscine.

On imagine alors le beau film poignant qu’il aurait pu être.

Mais en l'état, ce The Beast saura vous tenir en haleine et vous séduire pour cette fin d'année 2015...

 

 Et ceux qui ont envie d'aller se perdre dans les griffes de cette bête restent attentifs à notre site.car .il se pourrait bien que très rapidement, on en  vienne une nouvelle fois vous gâter avec une opération spéciale autour du film..