Une mère packshot

 En DVD chez Blaqout depuis le 4 novembre, Une mère,  4ème long métrage de   la talentueuse cinéaste Christine Carrière après Rosine  Qui plume la lune ?(Quinzaine des Réalisateurs 1999) et Darling - il y a déjà presque 8 ans, Une mère a vu  les retrouvailles  de la cinéaste avec une Mathilde Seigner qui avait débuté sa carrière dans le long avec Rosine, un film qui reprend cette thématique d'une mère un peu dépassée par les évenements et la violence d'un fils malaimant. 

Ce sujet d'un désamour maternel, dérangeant audacieux et peu traité au cinéma, faisait férocément envie d'autant plus qu'on était heureux de voir Mathilde Seigner aux hoix de carrière un peu désolants revenir enfin à du cinéma sombre et exigeant.

Une mère 5©AGAT Films & Cie

Ce rapport conflictuel entre un adolescent hyperactif et délinquant et une  mère dépassée  évoque irrémédiablement deux très grands films récents que sont Mommy  de Xavier Dolan et la Tête haute d’Emmanuelle Bercot,, et à en comparaison le film de Christine  Carrière a quand même un peu de mal à supporter la comparaison, la faute à un scénario un peu trop ténu qui semble assez vite faire du surplace, les scènes de conflit et d'enguelades entre cette mère et ce fils étant un peu trop sur le même thème.

On a rarement vu au cinéma une mère qui se questionne sur son lien maternel au point de se demander si elle n’aurait pas mieux fait de ne jamais avoir d’enfant et une mère  est souvent juste et fort dans la descrption de cette relation une mère qui ne sait plus comment gérer son fils et celui ci, qui semble  assez irrécupérable, et dans ce rôle Kacey Mottet Klein, déjà  brillant dans  L’Enfant d’en haut. arrive à apporte un peu d'humanité à un personnage qui en manque un peu sur le papier.

Une mère 9©AGAT Films & Cie

Ce conflit qui oppose le fils à sa mère est un peu asphyxiant d'autant que peu d'autres scènes viennent apporter de la légéreté, mais au moins ce film parvient comme prévu à donner  un rôle sur mesure pour la grande mathilde seigner qui démontre la  sensibilité et la subtilité, des facettes de jeu dont la plupart des récentes comédies dans lequel elle jouait en était bien dépourvues.

 

Bande-annonce : Une Mère

 

Bonus :

SUPPLÉMENTS : 
- Jérôme, c’est moi (documentaire, 60 mn, 2001) 
- Bande-annonce