femme foyer

Quatrième de couverture :

Anna était une bonne épouse. La plupart du temps.

Best-seller aux Etats-Unis, le premier roman de la poétesse américaine Jill Alexander Essbaum renouvelle de manière magistrale la réflexion sur l'identité féminine et la quête de soi.

Anna, une Américaine de trente-sept ans, est l'épouse modèle d'un banquier suisse. Femme au foyer, elle se consacre à leurs trois enfants qu'elle élève dans une riche banlieue de Zurich. Une cage dorée très vite gagnée par l'ennui. Incapable de communiquer avec un mari de plus en plus distant, Anna enchaîne les aventures sexuelles, mais mettre fin à ces relations devient de plus en plus difficile...

Portrait intime et intense d'une femme en rupture, ce livre, où réalisme et poésie se mêlent subtilement, interroge la sexualité et le désir dans toute leur force libératrice et subversive.

 « Femme au foyer, c'est Anna Karénine qui vire Cinquante nuances de Grey, avec quelque chose de Madame Bovary. » Time Magazine

 La citation : 

 "Quel genre d'homme a une relation avec une femme mariée ? » Ce n'était pas une accusation. Elle voulait savoir.
« Ce n'est pas le sujet. » Anna cilla. Elle repoussa la remarque. Archie secoua la tête : « Il y a plus de gens qui ont des liaisons que de gens qui n'en ont pas. »
Anna fronça les sourcils. « Ça ne peut pas être vrai. »
Il fit pivoter la question sur son axe. « Et la femme mariée ? Pourquoi elle fait ça ? C'est quel genre de femme ?
- Une solitaire. Une femme qui s'ennuie. »

Notre avis:

Un des tous premiers romans de la rentrée de janvier 2016 lu grâce à Babelio dans le cadre de « Masse critique » et aux  éditions Albin Michel  mais pas forcément premier coup de coeur malgré les qualités évidentes du roman. On suit les alternoiements et le mal être d'une héroine américaine, Anna, obligée de suivre son mari, un banquier Suisse dans le pays de celui ci, dans la banlieue de Zurich où elle traine son désarroi et son ennui quotidien, qu'elle ne parvient à combler que par un appétit sexuel assez insatiable.

On le voit le fantome de Flaubert n'est pas loin mais cette énième variation de Madame Bovary ne convainc jamais vraiment: malgré une plume évidente, élégante et racée, cette quete sur l'isolement et l'incapacité à etre heureuse ne parvient pas à transcender son sujet et à rendre captivant ce portrait de l'ennui. 

Quelques beaux dialogues- notamment lors des séances de psychothérapie ou lors des concours de langue qu'Anna suit ne viennent pas modifier le sentiment d'ensemble de ce roman qu'on lit non sans intéret mais sans hélas beaucoup de passion.

 

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