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Il faut bien l'avouer: lorsqu'on est un blogueur culturel, les événements spécial blogueurs auquel on nous propose d'assister se déroulent malheureusement, pour 99% du temps , dans la capitale et du coup, à 98% des cas, je suis obligé de refuser quasiment les invitations qu'on m'envoie...

C'est notamment le cas des éditions du showeb consacré au cinéma,  ces conventions ou la plupart des distributeurs sont présents pour présenter leurs catalogues de films à venir : vu le nombre d'influenceurs dans le domaine qui sont de Paris, ce n'est pas demain la veille qu'elles risquent d'être décentralisées en Province...

Du coup, depuis le début de cette mise en place il ya deux ans environ, je n'ai malheureusement pu assister qu'à une seule d'entre elles, il y a déjà deux ans , sur la dizaine d'éditions déjà organisées, alors qu'évidemment c'est le genre d'endroit à laquelle je me ferais une joie d'y aller.

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Par contre, il n’y a eu pour le moment qu'un seul Showeb consacré aux séries, et celui là, un peu par hasard, j'ai pu m'y rendre, mardi 12 janvier dernier.

C'était en effet  la première fois que cette journée événement, initié, du reste comme pour le 7ème art, par Le Film français s'ouvrait au petit écran, et plus précisemment au Forum des Images.

Je me suis retrouvé donc en plein milieu d'un parterre d'une bonne centaine de  journalistes et blogueurs forcément ultra connectés et j’ai attendu que les premières chaines françaises viennent présenter leur line up de séries qui vont venir fleurir sur le petit écran au cours du premier semestre de 2016.

Quelques absents de marque dans cette journée promotionnelle- Netflix, France Télévisions, Canal plus  (seul était présent Studio plus, entité dédiée à la fourniture de contenus digitaux pour Canalplay), qui seront peut-être présents l’année prochain, mais quand même du beau monde : Arte, OSC, TF1, Canal +, SyFy et 13ème Rue  avec quelques séries qui ont retenu mon attention et d’autres par contre qui m’ont laissé indifférent même pire, nous y reviendrons....

Parmi les séries qui ont largement aiguisé mon attention, notons en premier lieu la série de HBO Vinyl  qui passera sur  Orange Cinéma Séries - plsu connu sous le nom d'OCS- à partir du 15 février prochain , la nouvelle série produite par Martin Scorsese avec l’appui de Mike Jagger  qui nous plonge dans quarante ans de musique à travers les yeux de Richie Finestra, un producteur de disques qui tente dans les années 70 de faire renaître de ses cendres son label en trouvant de nouveaux sons et de nouveaux talents alors qu'il traverse sa crise de la quarantaine. Sexe, de drogues et guitares électriques : le cocktail s’annonce forcément sacrément alléchant,non?

Toujours chez OCS,   mais niveau français l’équipe de la production Les Grands, nouvelle série des créateurs de la Lazy Company autour d’un groupe de collégiens mis en scène par Vianney Lebasque (réalisateur du très réussi long métrage Les Petits Princes) semble, d’après les premières images que l’on a pu voir, plutôt touchant et crédible, et la bande de jeunes comédiens présents ce jour là, particulièrement énergique

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  Autre série particulièrement prometteuse : TrepAlium,  qui est dans le catalogue de Arte, une fiction qui s’annonce pleine d’originalité et d’audace : cette série d'anticipation française mélange en effet  drame social et science fiction avec en toile de fond une société où les travailleurs et les sans emplois vivent séparés par un mur.

Le créateur de  la série, Vincent Lanoo, auteur de quelques films déjantés- "au nom du fils" ou "les âmes de papier"- présentait sa création avec beaucoup  d’enthousiasme. Bref une illustration du renouveau de la série française, qu’on ne manquera pas de vérifier  les 11 et 18 février prochains avec six épisodes de 52 minutes.

On jettera aussi probablement un œil curieux sur la mini série La Main du mal, que TF1 est venu nous présenter une série judiciaire avec un beau casting Mélanie Doutey, Gregory Fitoussi et Joey starr dans laquelle un avocat parvient à faire acquitter son client, accusé de meurtres qui  va devenir le suspect principal du meurtre de sa femme.

Et peut être aussi sur Dig une série  israélienne proposée le dimanche soir par 13ème Rue, (à partir du 31 janvier), une minisérie  créée par  Gideon Raff ( Homeland) qui semble d’ailleurs avoir pas mal de points communs avec la série avec Claire Danes, si l'on en croit le premier - et moyen- épisode pilote de 52 minutes qu’on a pu découvrir le 12 janvier dernier.

En revanche, toutes les autres séries présentées ce jour là m’ont laissé un peu circonspect, surtout "Les Chroniques de Shannara" –  diffusées sur SyFy- mais il faut dire que je ne suis pas du tout le public cible de cette  série fantastique inspirée de l'univers de Tolkien (ce fut même la toute première fois que je regardais de l’héroïco fantasy et je ne pense pas que je retenterais l’expérience de sitôt), ou encore le Lucifer proposé par TF1, qui m’a vraiment bien ennuyé.

Et que dire de Brutal, taste of violence,  la mini série proposée par  Studio+, le studio de production de Canal,  même si c’est au départ une série digitales qui doit être de préférence être regardée sur un Smartphone, je ne pense pas que le support rendra cette série moins indigente au niveau du scénario et du jeu d’acteur, particulièrement limités, pour ne pas dire réduits à néant…

Bref, tout ne fut pas parfait dans cette journée de présentation de série, mais en même temps c’était la toute première du genre :  il faut bien leur laisser le temps d’essayer les plâtres, et puis le public des séries est tellement diversifié et hétérogène qu’il était difficile de contenter tout le monde, un problème qui se pose de façon encore plus aïgue que pour le cinéma… 

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 Et  toujours concernant les séries, j’avais ce jour là  pour bien me mettre dans l'ambiance, dans mon sac pour le voyage un ouvrage parfaitement approprié paru l’an dernier aux éditions : Payot le tome deux de la série de  Vincent Colonna est sémiologue  consacré aux séries.

Colonna, consultant et romancier,  et après un déjà passionnant  premier volume consacré aux séries classiques  et plus consensuelles (Docteur HouseSection de recherches, etc.), continue d’éclairer, avec pertinence et beaucoup d’intelligence ce tome 2 de L’Art des séries télé, les grandes tendances de l’évolution de la culture.

BorgiaReading BadLes RevenantsAinsi soient-ilsMafiosiGame of Thrones, pour ne citer qu’elles, assument leurs ambitions artistiques et explorent en profondeur le goût du mal qui semble s’être emparé de notre société…