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Ces derniers temps, quand je vais voir un film en salles, je passe une (large?) partie de la projection à chercher la phrase choc de 140 signes qui me permettra de résumer le film sur Twitter lorsque je me connecterai à mon retour à la maison ( ah non, ça, je me refuse de twitter dans la salle, même quand il y a la Wi Fi :o)- et j'avoue que souvent, et de plus en plus, la phrase en question semble être pas mal appréciée de mes followers, ce qui ne peut que me réjouir...

Ainsi, celle que j'ai choisi de mettre en exergue à la sortie de l'excellent "Spotlight", vu dès la semaine de sa sortie salles le 20 janvier dernier a eu pas mal d'échos si j'en juge le nombre de favoris et de retweet qu'elle a entrainé...

Et cerise sur le gateau, même d'illustres twittos tel que l'innénarable Bruno Masure se sont empressés de la mettre en avant, ce qui m'a évidemment n'a pu que flatter mon égo qui n'a pas forcément besoin de cela...

Il faut dire qu'en décidant de résumer le film par cette phrase suivante : " passionnant de bout en bout, Spotlight est avant tout une formidable ode au journalisme d'investigation", je savais que j'allais toucher plus particulièrement cette corporation dont Masure est un des plus ardents  représentants et défenseurs...

Il faut dire que rarement, depuis les hommes du président d'Alan J Pakula qu'on cité à tout bout de champ pour décrire "Spolight", Hollywood n'était parvenu à décrire aussi justement et aussi efficacement le quotidien de ces journalistes d’investigation qui redonnent ses lettres de noblesse à une profession trop souvent décriée et parfois même un peu muselée.

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Le réalisateur Tom McCarthy, qui avait épaté son monde il y a dix ans déjà avec coup sur coup The station agent et surtout le méconnu et sublime The Visitor avant de revenir à un relatif anonymatréussit  ici l’exploit de passionner avec un film principalement constitué de types qui discutent et d’interviews, des scènes de  consultations d’archives dans une cave, des discussions juridiques complexes autour d’une pizza froide…, et de toujours parvenir à conserver une limpidité de propos exemplaire.

Car avant d'être une dénonciation de scandale pédophile dans le clergé bostonien, Spotlight est selon moi avant toute chose mu par ce désir de nous montrer comment cette poignée d'hommes et de femmes, se sacrifient- un vrai sacerdose ou ca y ressemble énormément-  dans leur quotidien pour parvenir  à faire jaillir la vérité, car c'est en s'appuyant sur les valeurs de base du journalisme à savoir lindépendance, de courage, d’honnêteté et de beaucoup de travail et de ténacité que ce petit groupe de journalisme vont parvenir à leurs fins, et cela, Spotiglht le montre magnifiquement. 

En s'attardant purement et seulement sur l'enquête ,sans vraiment sacraliser pour autant les journalistes qui ne sont pas des  "héros" des temps moderne, mais juste des professionnnels qui font un travail essentiel à la démocratie.

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 Porté par comédiens sobres et très investis- à commencer par Mark Raffalo et Michael Keaton d'une sobriété fort à propos, s’effacent humblement derrière leur sujet, dialogues francs et directs seront dénués de gras inutile, longs plans-séquences discrets, laissant la part belle aux protagonistes, onn ne sent jamais passer les deux heures de ce long métrage d’une redoutable efficacité.

Bref, de l’excellent cinéma américain auquel on pourra simplement reprocher- et vraiment si on est d'humeur chipoteuse- une mise en scène un peu trop  minimaliste dans la mise en scène, et le montage, par rapport à des films comme le formidable "Révélations" de Michaël Mann ou même le récent "Margin Call" de J.C Chandor et en même temps, le sujet de la pédophilie ne se pretait pas forcément à des audaces de mise en scène, donc en l'état ce Spotlight reste de l'excellent ouvrage qu'on ne serait pas faché de voir primer lors des prochains Oscars...