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 Jusqu'à présent, je n’ai parlé  de Gérald De Palmas sur ce blog qu'une seule fois,  à l’occasion d’un compte rendu d’un concert privé  tenu au Radiant Bellevue il ya deux ans.

Pourtant, c'est un artiste que je suis depuis le début de sa carrière voilà maintenant 20 ans exactement avec son fameux tube Sur la Route sorti en 1994 ( ca nous rajeunit pas ca dites donc) et un artiste  dont j'aime assez l'univers folk et assez mélancolique :  en effet,  " L'étranger"   "Elle danse seule", « J’en rêve encore », de « Au Paradis »ou bien encore « Au bord de l’eau" étaient pour moi les fleurons d'une  discographie, reconnaissons le, assez inégale .

Heureusement, en ce mois d’avril 2016, Gérald de Palmas revient avec un huitième opus "La beauté du geste" qui sonne son retour- musical- en grâce. 

Car il faut dire que depuis une bonne décenie, De Palmas tournait un peu en rond dans ses derniers albums, avec un sentiment qu'il n'arrivait pas vraiment à atteindre une nouvelle dimension, et que ces derniers albums, et notamment son tout dernier, sorti en novembre 2013, avec une grande partie des textes en anglais,  reprenait les mêmes mélodies et mêmes rengaines que dans ses albums précédents, sans apporter grand chose de plus.

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En l'écoutant, cette "beauté du geste",  on se dit vite qu'on tient là sans doute, le meilleur disque de De Palmas, le plus homogène, le plus cohérent, et sans doute le plus abouti aux niveau des textes.permis de revenir au français, avec une écriture plus crue, plus directe.

Notons aussi que, pour la première fois chez lui, la majorité des textes de La beauté du geste ont été écrits avant les mélodies, et c’est la caractéristique la plus flagrante de l’album.

Du coup, plus que jamais, il développe une  plume  fine, touchante, directe avec quelques double sens qui font mouche, et qui restent toujours poétiques.   Des vers forts, des couplets bruts, des refrains vivants, prouvant que De Palmas a su rebondir et tirer profit des fractures et des ruptures, gommer les regrets.

"Le jour de nos fiançailles", "Rose pleure" ou encore Ma p’tite reine "T’es belle à en crever" tous les meilleurs morceaux de son dernier opus creusent les sillons habituels certes, à savoir celui du couple, des déceptions amoureuses, de la violence que chacun porte en soi, des sujets certes souvent rebattus, mais traités ici avec une belle subtilité et une évidente  légèreté et n'aime rien moins que de contrecarrer l'effet  de textes parfois sombre avec une musique assez rythmée et plutôt entraînante comme dans le premier extrait de l'album," il faut qu'on se batte" qui tourne actuellement sur toutes les ondes.


Cet album nous fait aussi découvrri des sonorités plus modernes, notamment sur Bref ou  Mêmes causes, mêmes effets.

En alliant ce qu’il sait faire de mieux avec des nouveautés réussies, De Palmas nous offre ici avec cet album commencé en Normandie et finalisé dans sa Réunion natale où il est retourné vivre, un beau geste avec un  disque fortement recommandable qui prouve que cette beauté du geste, il l'avait fortement acnré en lui et qu'il n'avait qu'à la laisser jaillir.

Et pour vivre l’expérience avec lui sur scène, il faudra être patient, la tournée débutera en novembre prochain avec une Cigale le 25 novembre et le raidant ou j'étais l'applaudir il y a deux ans  le 18 du même mois ...

La beauté du geste...