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Une petite virée à l'Ouest toute en cette veille de premier week end du mois de juin..si vous cherchez des destinations de voyage, un mois avant le début des vacances d'été, pourquoi ne pas aller faire un tour du coté de la Bretagne, ou de la Grande Bretagne à travers deux pays assez magiques, l'Irlande et l'Ecosse - niveua temps ca va vous changer des masses avec ce qu'on a depuis plusieurs jours, non?- à travers trois beaux livres qu'on a particulièrement aimé récemment 

  1. La Bretagne, série Grands Voyageurs Chène édition, textes Marie Hélène Chaplain et photos Henri Celibe

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Qu'est ce qu'on fait quand on est fou de Bretagne mais qu'on habite trop loin pour y aller plus qu'une fois par an ? On patiente en se plongeant dans le beau livre de voyage Bretagne qui parcourt cette région aux milles facettes ! (et on a encore plus hâte d'y être )) 

Comment ne pas succomber au charme de Saint Malo, à Dinard et ses magnifiques maison à colombages, aux rochers de granit rose, à la cité de Locronan ou à la forêt pleine de légendes de Brocéliande.
Malgré quelques séjours déjà en Bretagne, j'ai découvert grâce à ce guide des coins moins connus comme les Monts d'Arrée et les montagnes noires ou le lac de Guerlédan et l'Abbaye du bon repos.

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Que la mer soit calme ou déchaîné, que la neige se pose sur les barques ou que le soleil scintille sur les flots, que les chalutiers rentrent au bord ou que les vieux gréements partent en balades, les photos de ce livre montrent combien la Bretagne est belle !
Mais chut mieux vaut garder cela entre nous : )

 2. Irlande, série grands voyageurs, Chêne édition, texte Christine Barrely et photos Bruno Pérousse 

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L'image qui se dessine dans mon esprit quand je pense à l'Irlande est largement alimentée par les écrivains irlandais et les cinéastes. Elle n'est pas très éloignée de celle découverte dans le livre de voyage Irlande. 

Pubs, portes géorgiennes, grandes croix celtiques, moutons à la laine si dense, étendue verte à l'infini, pas de doute, lorsqu'on feuillette ce beau livre, on se rend compte que l'Irlande est partie intégrante de notre imaginaire collectif. 

Elle se départit pourtant de son aspect tourmenté lorsqu'on arrive dans la région de Wexford offrant des paysages riants, des reliefs à peine marqués, des longues plages baignées de soleil (oui vous avez bien lu, du soleil ).
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En creusant un peu on s'apercoit que de Cork aux falaises de Moher, du Connemara à la péninsule de Donegal, de Belfast à Kilkenny réputée pour sa patrimoine médiéval, le pays recouvre bien des visages. 

Si vous voulez profiter des plus belles lumières sur cette île, la partie guide de voyage vous conseille de partir de préférence au printemps et en début d'automne et a ajouté dans ses recommandations, une phrase qui m'a amusé :  "même en été, il faut vous vous munissiez d'un coupe vent imperméable et d'un chapeau de pluie".

3. Glasgow- Seuil édition, livre de photo de Raymond Depardon

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 Contrairement aux deux livres, on n'est pas vraiment du coté du beau livre de tourisme, et encore plus  loin du guide de voyage qui donnerait envie de faire sa valise sans plus attendre pour Glascow. Ce qu'il faut savoir tout de même c'est que ce portrait de Glascow dans les années 80 fait par l'immense Raymond Depardon, dont on a récemment loué ses habitants,  n'a rien à voir avec le Glasgow actuel (les chantiers navals et les entrepôts abandonnés ont été réaménagés en espaces urbains).

 De plus, ce reportage sur les quartiers pauvres de Glasgow (un seul aspect de la ville qui compte aussi des jardins et des vastes parcs, des édifices connus dans le monde entier, des bâtiments victoriens) est une commande du journal le Sunday TimesMagazine qui ne publiera d'ailleurs jamais le reportage. Ce dernier restera dans les cartons jusqu'à l'exposition Un moment si doux au Grand Palais où le public découvre une partie seulement de la série Glasgow.
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Cette fois, avec ce livre, le reportage est publié dans son intégralité, 72 photos en couleurs sans légende mais accompagnée d'une préface de l'écrivain William Boyd. Celui ci a vécu à Glasgow dans les années 70. Difficile de croire comme il le souligne que cette ville écossaise a été florissante et riche dans les années 1850. Il dit son admiration pour le photographe d'avoir capté la lumière si particulière de Glasgow, pour sa facon de capturer des tranches de vie avec très souvent en toile de fond les "tenements" imposants bâtiments entre noir et gris.

Trottoirs défoncés, sol détrempé, ciel menaçant, rues quasi désertes, terrains vagues, bâtiments aux vitres cassés, magasins qui semblent à l'abandon, page après page, Depardon peint le portrait de la fin du monde ouvrier et d'un peuple qui semble désoeuvré. 
Rédaction de l'article et crédit photos: la chroniqueuse masquée