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 Philip K. Dick, même si vous n’êtes pas fan de science-fiction, vous connaissez certainement au moins trois de ses romans adaptés au cinéma : « Minority report » « Total Recall » et le formidable « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques » qui a donné le non moins formidable « Blade Runner ».

De tout un peu. Qui êtes-vous ? Qui est humain ? Qui ne l’est pas ? Qui est mort ? Qui est vivant ? Qu’est-ce qui disparait quand on cesse de croire ? K. Dick est un maitre d’histoires spéculatives, « Le maître du haut château » son roman, qui connut le plus de succès, raconte le monde si le japon et les Nazis avaient gagné la guerre. Très tôt il est devenu un dissident de l’utopie technologique.

La technologie aide les puissants à tout contrôler, dès les années 50 le romancier devient un visionnaire du monde de demain.

Diagnostiqué schizophrène à 15 ans, il fit de nombreux séjours en hôpitaux psychiatres, son instabilité mentale lui apportant à la fois une créativité unique et visionnaire et une vie privée chaotique : il se maria cinq fois.

Pour la première fois, une  biographie- paru début septembre chez Hugo et Cie,  propose d’aborder l’œuvre de Dick sous le prisme de sa maladie : comment elle a influencé ses écrits tout au long de son immense production.

Antony Peake est l’auteur d’un best seller aux USA : Is There a Life After Death ? The Extraordinary Science of What Happens When We Die. Il partage avec Dick cette interrogation sur la réalité et les univers truqués. Mais laissons le parler de son livre :

 » Je pense avoir organisé le livre de manière à ce que vous, lecteurs, puissiez tirer vos propres conclusions sur l’énigme Philip K. Dick. La première partie du livre est une biographie chronologique simple et directe. La majorité des informations contenues dans cette partie sont tirées de diverses biographies, articles, et lettres de PKD. La deuxième partie quant à elle, a pour objet d’examiner en détail la plupart des expériences étranges vécues par PKD. Je pense en effet que la seule manière de pouvoir comprendre cet homme et sa vision du monde est d’analyser comment ces évènements l’ont affectés personnellement.

À partir de là j’examine les manières dont PKD tente lui-même d’expliquer ces évènements. La plupart de mes documentations sont tirées de son recueil de journal, Exegesis, publié en Novembre 2011. Beaucoup de ces documents n’avaient pas été publié dans le passé, et ils m’ont permis de me faire une idée plus précise de la manière de penser de PKD.

À moins que je ne me trompe, il semblerait qu’il s’agisse du premier livre à analyser les expériences de PKD à la lumière de ses propres écrits en la matière. Cette deuxième partie se termine avec une évaluation sur la croyance de PKD d’exister sous la forme d’un être hybride appelé  » homoplasme « .

La troisième partie tentera de trouver une explication neurologique aux expériences vécues par PKD. J’ai le sentiment que si PKD avait écrit son autobiographie c’est certainement comme cela qu’il l’aurait fait. À savoir si j’ai réussi ou non, c’est à vous d’en décider. «