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Attention : deux longs métrages au titre quasi similaire vont sortir en salles, à quelques semaines d'intervalle : le 8 mars prochain, sort La confession de Nicolas Boukhrief, librement adapté du roman Léon Morin, prêtre de Béatrix Beck avec le si sexy duo Romain Duris/ Marine Vatch ( on en reparle vite) et dès, ce mercredi 25 janvier, soit en salles Les Confessions un thriller italien de Roberto Ando avec? à la tête d'un casting international et très prestigieux, le formidable Toni Servillo sur lequel on revient ...dès maintenant!! .

Depuis Il Divo et, surtout, La Grande Bellezza, le nom de Toni Servillo n’est plus inconnu du public francophone même si aux yeux du grand public, il reste certainement encore un peu méconnu. Et pourtant, Toni Servillo est l’acteur italien incontournable du moment :  en plus d'être donc l’acteur fétiche de Paolo Sorrentino, il es présent dans de nombreux films français  ( Un Balcon sur la mer de  Nicole Garcia) et italiens ( Viva la Libertà de Roberto Ando, La Belle endormie de Bellochio) et jouera notamment dans le prochain film de Matteo Garrone, Pinocchio)..

Ce qui est certain, c'est que cet acteur italien est un des atouts principaux sinon l'atout premier du film de Roberto Ando.

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 Il y joue Salus,un moine qui a fait voeu de silence et qui va un peu malgré lui se retrouver pris au centre du secret qui nourrit le pouvoir suite aux confessions que va lui faire, dans un hôtel luxueux où se déroule un important congrès international,   le directeur du FMI- joué par Daniel Auteuil, une des curiosités d'un casting particulièrement hétérogène et étonnant-Connie Nielsen, Pierfrancesco Favino, Moritz Bleibtreu, Marie-Josée Croze, Richard Sammel, Johan Heldenberg, Stéphane Freiss, Lambert Wilson..

Des confessions qui seront d'autant plus essentielles que le corps dudit directeur du FMI sera retrouvé dans vie au petit matin, quelques heures à peine après cette entrevue mystérieuse.

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Incontestablement, l'acteur et le rôle sont les plus mystérieux  et les plus intéressants du film de Roberto Ando, qui par ailleurs a un peu de peine à convaincre : en incarnant ce  personnage  ancien mathématicien qui a pris un virage brutal dans la méditation, Servillo montre, d'un simple mouvement des sourcils, combien il peut faire vaciller ces certitudes simplement par son simple passage silencieux.

ET évidemment, le contenu de cette ultime confession faite la veille que tous les grandes pontes de la finance rêvent de connaitre sera particulièrement difficile à arracher à ce moine silencieux.

scProtégé par le secret de la confession, le moine refuse de livrer le contenu de leurs entretiens, malgré les pressions pas toujours de très bonne guerre des autres membres du FMI  qui tiennent tant à garder leurs prés carrés…

 Avec cette mort inexpliquée- meurtre, suicide? -  et ces personnages qui trainent dans cet hôtel  et qui paraissent tous un peu suspects, le nouveau long métrage d'Ondo fait un peu penser à un récit d'Agatha Christie gratiné à la sauce transalpine, mais ce qui interesse surtout le cinéaste c'est d'y confronter les démarches décomplexée et sans aucune intégrité des  banquiers à l'attitude profondément humaine et empathique de ce moine italien.

les-confessionsSauf que le film a du mal à convaincre totalement, car ne parvient pas totalement à mélanger cette dénonciation des dérives du haut capitalisme  à la fable plus ésotérique théoricienne.

Résultat, à la fin du film, on ne comprend pas vraiment ce que  Roberto Andò a cherché à nous dire avec ce film intéressant et ambitieux, mais inabouti, d'où émerge  surtout et totalement l'immense talent de Toni Servillo.