Vous avez aimé l'artiste belge Julie Villers dans ses précédents spectacles "Pommé(e)s", "Julie Villers est folle" ou encore "La quête du crâne" ? Vous allez l'adorer dans Je buterais bien ma mère un dimanche au Point Virgule

Récompensé par le Prix du Jury et du public au Festival Rire en scène, par celui du Festival Sauzé-Vaussais ou encore du Prix du Jury et du cabaret au Festival international du rire de Rocherfort, ce three-in-one-woman-show nous embarque dans un voyage hilarant à travers trois générations de femmes, toutes aussi déjantées les unes que les autres. 

                                          Affiche HD nouvelle version (1)

 

- Dans la famille Villers, je voudrais : la mère affectueuse et fière de sa progéniture.

- Pioche.

- La gentille mamie gâteau ?

- Pioche, encore.

- La mère odieuse qui adore en mettre plein la tronche à sa fille ?

- Bonne pioche !

- Et la mamie tromblon-picole-ex-collabo qui fume tellement de cigarettes qu'elle n'arrive même plus à ouvrir les yeux ?

- Bravo, re-bonne pioche !

Chez les Villers, nous allons vite le découvrir, la folie est dans les gênes. Le spectacle commence dès la file d'attente. Une petite blonde aux cheveux en pétard et aux immenses lunettes rouges sort du Point Virgule en nous interpellant sur le spectacle que nous nous apprêtons à aller voir. Elle nous demande si nous aussi, nous sommes venus pour la thérapie de groupe...

Une fois rentrés dans la salle, nous retrouvons cette même blondinette qui tente à tout prix de se frayer un chemin parmi des spectateurs déjà bien installés sur leur banc. Vous l'aurez compris, il s'agit de Julie Villers elle-même ! Chuuut, la thérapie encadrée par son régisseur et ami Yannick Bourdelle et sa metteuse en scène Johanna Boyé, va bientôt commencer...

Lorsqu'elle monte sur scène, ce n'est pas pour s'allonger sur un canapé comme chez le psychologue, oh non. Pendant une heure, Julie Villers court partout, saute, chante, danse, se transforme. Elle va imiter sous nos yeux embués par le fou-rire, foule de personnages, réaliser toutes sortes de chorégraphies hilarantes, pousser des chansonnettes à nous en donner mal aux abdos, tout en évoquant deux personnages-phares de sa vie : sa mère et sa grand-mère.

Cette jeune fille maladroite, mal dans sa peau et reine de la gaffe, nous parle tout d'abord de sa mère, aussi pimbêche qu'antipathique, qui passe le plus clair de son temps à l'humilier. À son premier cours de danse par exemple, elle lui assène devant tout le monde un magnifique : "tu es tellement disgracieuse ! On dirait un petit boudin ! Un petit boudin qui essaie d'éviter les biscuits apéritifs !"

Sa grand-mère, tout aussi charmante, la gratifie par exemple d'un "heureusement que t'es pas ma fille, ça m'aurait fait mal au cul !" lorsqu'elle vient la voir à sa maison de retraite. Impossible de ne pas pleurer de rire en écoutant les répliques cinglantes de ces deux femmes hautes en couleurs et qui sont, malgré les apparences, pleines d'affection pour Julie, leur punching ball préféré.

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Qu'est-ce-que j'ai ri pendant son spectacle ! Julie Villers a une pêche d'enfer et nous embarque complètement dans cette folie douce et tendre, qui caractérise les trois femmes. 

Rien que de repenser aux mimiques de la grand-mère - dont vous pouvez avoir un aperçu dans la vidéo prise pendant le Festival d'Avignon ci-dessous -, à sa voix eraillée - lorsqu'elle évoque ses jeunes années de chanteuse de cabaret, son histoire d'amour avec un jeune officier allemand qui lui a valu "une nouvelle coupe" après la guerre, et qu'elle se met à chanter, comme au bon vieux temps, avec un accent franglais à couper au couteau -, j'en ris encore !

Un conseil : courez voir ce three-in-one-woman show exceptionnellement drôle !

Et bien sûr, toute ressemblance avec des personnages réels ne serait que purement fortuite... 

 Tous les dimanches et les lundis à 21h15 au Point Virgule

7, rue sainte-Croix de la Bretonnerie, 75 004 Paris