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Deuxième long-métrage de la réalisatrice Élise Girard après Belleville-Tokyo.,Drôles d’oiseaux est sorti mercredi dernier en salles.

J'ai vu le film en mars dernier au cinéma Action Christine à Paris, dans le quartier de l'Odéon, et ce détail n'est pas si anodin lorsqu'on sait qu'Elise Girard a été quelques années l'attachée de presse des cinéma Action Christine.

Cela semble assez logique à la vision de ce film qui respire indéniablement cet esprit très quartier latin, rempli de vieilles librairies, de gens qui lisent en pleine journée dans des cafés, qui vont voir des films anciens dans des cinéma d'art et d'essais et qui déambulent dans les rues de Paris.

Bref un film qui distille un petit charme mais largement surrané, tant le film pourrait avoir été réalisé dans les années 50 à un ou deux détails près ( les marques de voiture, une ou deux scènes avec un smartrphone) avec une atmosphère générale résolument anti contemporaine au possible.

Photo drôles d'oiaseaux

Le film fait beaucoup penser à un certain cinéma post Nouvelle Vague notamment les films de Philippe Garrel, dont l'amant d'un jour qui est sorti le même jour que Drôles d'oiseaux a quelques points communs notamment cette voix off qui a tendance à surligner ce qu'on voit déjà  à l'écran.

Sauf que contrairement au cinéma de Garrel, la tonalité d'ensemble est plus légère et aussi plus inconséquente.

On ne croira jamais vraiment à cette histoire d'amour entre la jeune provinciale Mavie 27 ans Lolita Chammah. qui dans ses mimiques et son ton fait parfois penser à sa célèbre mère Isabelle Huppert- et  Georges 76 ans,  cet homme mystérieux et taciturne auquel le revenant Jean Saurel- oui, le mari de Deneuve dans  Belle de Jour - prête son charisme indéniable, la faute à des situations qui forcent un peu trop la corde de l'insolite et du décalé et à des personnages qui restent cantonnés à de simples silhouette, faute d'incarnation totale .

Un brin absurbe, saupoudré de quelques considérations écologiques qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe qui donne au spectateur le temps de rêver, de se faire son propre récit, le film possède un univers particulier, auquel on choisira ou pas d'adhérer.

Comme les films de Garrel, il ne dure  seulement 70 minutes, ce qui est autant un avantage ( séance facile à caser ) qu'un défaut ( l'histoire est trop courte pour qu'on puisse s'y attacher)