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Ava, présenté lors du dernier festival de Cannes à la Semaine de la critique,  est sorti en salles  le 21 juin dernier et on l'avait  longuement présenté lors d'un récent jeu concours une semaine avant sa sortie nationale.

Premier long-métrage de  Léa Mysius, jeune cinéaste issue de la FEMIS et qui a notamment consigné le scénario des Fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin, "Ava" offre une jolie bouffée de fraicheur à un jeune cinéma français qui en manque parfois un peu.

On pense en le voyant à un autre premier long métrage français récent et  déroutant  à savoir le "Grave », de Julia Ducournau,  pour son thème identique, les premiers émois sexuels et sentimentaux d'une jeune fille, même si le traitement et le genre choisi sont  évidemment totalement différents.

Ava, c'est cette jeune fille de 13 ans, qui «s'entraîne» à devenir aveugle car, du haut de ses 13 ans, elle vient d'apprendre qu'elle allait perdre la vue.

Le film commence par un saississant long plan séquence du début du film qui suit un chien noir vagabondant sur la plage et dont le chemin s'arretera devant l'héroïne du film allongée face au soleil, mais c'est tout le le long du film que le long métrage de Léa Mysius marque l'esprit et la rétine du spectateur.

Un film marquant, notamment la beauté de sa photographie, par les belles idées dont regorge son récit, et aussi et surtout, par l'intensité du jeu de sa comédienne principale.

En effet, la jeune actrice Noée Abita- qui a de faux airs d' 'Adèle Exarchopoulos dans un rôle très sexualisé et assez proche de celle que l'héroine de "la vie d' Adèle" peut tenir-  est une vraie révélation tant elle impressionne et qu'elle fait preuve d'un engagement physique incontestable

 

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 Laure Calamy, qu'on voit beaucoup et de plus en plus sur grand écran, depuis le carton de la série "Dix pour cent", est aussi très convaincante dans le rôle de la mère.

Malgré quelques maladresses d'écriture et de jeu et un coté parfois brouillon, Ava est  animé d'une belle énergie qui irrigue cette plongée fascinante dans le monde de l'adolescence..

Troublant, violent, sensuel, "Ava" a la grande force de proposer une vraie proposition artistique, qui réussit à digérer références cinématographiques- Kusturica et Gatlif notamment pour sa partie finale afin d'mposer son propre univers.

Belle ode à l'adolescence, portée par l'interprétation toute en intensité de la jeune Noée Abita, "Ava" constitue une des très bonnes surprises d'un jeune cinéma français explosif et prometteur que l'on vous conseille évidemment d'aller vérifier sur pièces.