boxcinewishplash

Après vous avoir fait gagner la box  fait son cinéma du mois de juin, juste avant de partir en vacances,  on parle de la box du mois de juillet, dont le thème est no pain no gain une expression anglo saxonne qui  insiste sur les épreuves  à traverser  pour atteindre ses objectifs.
Le film pour illustrer cette maxime est très récent- il est rare que les films choisis le soient, c'était le cas uniquement pour la box Drive nous a sélectionné un film relatant la difficulté de la vie pour obtenir ce que l’on souhaite avec « Whiplash ».

Contenu de la Box :

  • Le film Whiplash
  • Des écouteurs
  • Un sachet de popcorn
  • Un sachet de raisins secs
  • Une trousse de premiers soins
  • Le livret accompagnant le film

20170814_121520Avis sur le film :

"Whiplash" fait partie des grands films de l'année 2014, car c'est une oeuvre qui dégage une énergie incroyable, révélatrice d'une maitrise et d'une vraie passion, autant pour la musique (la première passion du metteur en scène) que pour le cinéma.

Et au contraire de la grande majorité de la production indépendante américaine qui se complait dans la langueur et la  contemplation (ce cinéma dont les Betes du Sud Sauvage en était pour moi l'illustration la plus édifiante), ce Whiplash frappe par l'énergie et le rythme que le jeune cinéaste, ancien batteur, insuffle à sa mise en scène.

 

Whiplash

 

Sur un récit d’apprentissage artistique qui fait parfois penser au tout aussi réussi Black Swan, le film insiste sur un apprentissage  radical, violent, le seul qui puisse permettre à l’élève d’atteindre son but, et un état de grâce unique que seul son art peut lui apporter. Et seul un professeur prenant du plaisir dans le sadisme arrivera à faire sortir ses élèves de ses gongs  afin que ceux ci puissent se dépasser.

Sous couvert de thriller de plus en plus tendu, le film creuse de très belle manière la question de l’inné contre l’acquis  et nous montre bien que le talent n'est absolument pas suffisant s'il n'y a pas de travail ardu et poussé pour l'accompagner, principe que l'on voit rarement dans un film musical, où l'on a souvent l'impression que tout tombe du ciel au personnage principal. Dans "Whisplash", c'est par le travail  que l’on devient le meilleur, et celui qui est prêt à faire les sacrifices inhérents à ce dur labeur pourra peut-être obtenir une possibilité d’atteindre son but.

Et forcément quiconque accepte cette philosophie ne doit pas avoir beaucoup d'états d'âme et de scrupules, et c'est ainsi que le héros du film, cet Andrew Newman poussé dans ses retranchements par ce professeur sadique, n'est pas forcément très sympathique, pret à être impitoyable avec ses proches et notamment avec sa jeune compagne,  obstacle potentiel à sa carrière, avec qui il n'hésitera pas soudainement à rompre.

 

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Dans ce rôle de prodige déterminé, Miles Teller ( que j'avais déjà remarqué dans le très beau "Rabbit Hole")  porte assurément le film, incarnant la détermination obstinée d’Andrew avec toute l’intensité et l'ambiguité nécessaires. Face à lui, le très charismatique J.K. Simmons (que j'avais assez peu vu dans de gros rôles jusqu'à présent) excelle en chef d’orchestre tyrannique prêt à lui faire subir toutes les tortures psychologiques.

Filmé au plus près des corps et des caisses de batteries, ce Whiplash , qui casse les codes du film musical en montrant l'art musical comme un combat permanent, use d'une mise en scène particulièrement physique, afin de dégainer plusieurs salves  particulièrement intenses, atteignant parfois des sommets de férocité rendant le spectateur parfois mal à l'aise mais toujours sous tension .

On aime particulièrement la façon dont Chapelle parvient à doser les répliques assassines qui font mouche avec des mouvements de caméra qui parviennent à mettre en valeur les morceaux de bravoure faits à la batterie, instrument pas le plus cinégénique au départ.

Apothéose du bras de fer qui parcourt tout le film, la séquence musicale finale, étirée jusqu’à l’épuisement,  clot en beauté ce qui est incontestablement un des meilleurs films musicaux de ces dernières années.

Anecdotes du film dévoilées par la box cinéma :

1.Alors que son personnage est sensé avoir 19 ans, l'acteur Miles Tiller avait 25 ans au moment du tournage du film.

2.Le personnage de Terence Fletcher, joué par  JK Simmons est inspiré d'un professeur de batterie tyrnanique que le réalisateur Damien Chazelle avait connut  ainsi que le sergent instructeur du film Full Metal Jacket.

3.Whisplash signifie littérallement " coup de fouet" en écho avec le comportement tyrannique du professeur face à ses élèves.

Le reste des anecdotes et des autres surprises dévoilées par cette génial  box, vous les trouverez en allant sur le site et en la commandant, évidemment !!

Pour s'abonner à la box fait son cinema, tout est ici :  https://laboxfaitsoncinema.com/