Résultat de recherche d'images pour "une vie violente film critique déception"

Il y a quatre ans, en plein milieu de l'été, sortait le premier long métrage de Thierry de Peretti " Les Apaches"  , une oeuvre qui donnait une vision singulière de la Corse, loin des images cartes postales par un réalisateur qui connaissait bien particulièrement son ile natale.

Des apaches qui constitutaient une vraie curiosité cinématographique,  notamment  par son angle de vue, mais qui laissaient également, au bout du compte, un léger sentiment d'inachevé et de frustration  surtout comparé à ce qu'en avait dit la presse lors de sa présentation à la semaine de la Critique 2013.

Même sentiment de fustration sans doute encore plus prégnant ,  devant son nouveau film à ce jour,  cette vie violente également sortie en plein été après un nouveau passage triomphal à la semaine de la critique .

Thierry de Peretti signe une fresque  sur la Corse de la fin des années 90, déchirée par la violence, autour de Stéphane, militant nationaliste réfugié à Paris et tente de  nous montrer l'intensité de cette violence qui régnait à cette époque sur l’Île de Beauté.

vieviolente

Hélas, si le propos est très ambitieux  et que le sujet a été très peu traité,  le résultat ne suit pas du tout : le cinéaste signe une œuvre froide, bavarde  et, si on ne connait pas un peu l'histoire de la Cors,e impossble de comprendre les tenants et les aboutissants de l'intrigue, ni la psychologie du personnage principal.. on pense parfois au Francais de Diastème mais en bien plus confus et raté!

Le cinéaste ne cherche jamais à rendre son film aimable ou pédagogique ni à  caractériser  ses personnages  et jamais non plus il ne cherche à les  rendre attachants ni à faire comprendre au spectateur qui ils sont et quelles sont leurs multiplications. Du cinéma qui cherche aussi peu à plaire au spectacteur, on a rarement vu cela à ce point!!

Le personnage principal est trop terne pour accaparer l'attention et certains seconds roles jouent vraiment de facon trop amateurs pour qu'on puisse comprendre leur textes, qui sont souvent des  citations historico/politiques très théoriques et absconses.

Le spectateur fronce  les sourcils  tout le long du film en cherchant ce que font bien les personnages, et se demande aussi  pourquoi   la presse a autant aimé ce film qui reserve certes deux trois belles scènes( celle de la fin et un repas de mères qui parlent de leurs rejetons) mais surtout un long tunnel d'ennui et on se dit que le grand film sur la Corse reste à faire .. bref, assurément une des grosses déceptions de cet été cinéma..